Graou le Loulou

 

Une fois n’est pas coutume, l’écriture du test qui va suivre ne va pas être chose aisée tant le jeu en question me laisse dubitatif. La tâche sera d’autant plus ardue que je n’ai pas fini le jeu pour des raisons diverses et variées dont la motivation. En effet, si sur le papier le thème de la lycanthropie (ça c’est pour le quota de mot intelligent) était aguicheur, dans les faits… bah c’est pour ça que j’écris cet article en fait. Alors on sort sa plus belle argenterie, sa potion tue-loup, et on y va.

 

I C’est pas mauvais…

Commençons par un petit point scénario. Nous incarnons Cahal, un grand barbu chauve qui lors d’une mission d’infiltration contre les méchants du jeu a vu sa compagne, et mère de sa fille, mourir. Étant un brin fâché suite à cet évènement, il tue le boss du tutoriel et part s’exiler en abandonnant son clan et sa fille par la même occasion, car effrayé de sombrer dans le côté obscur (Bon il a un nom propre à lui, mais comme tous les noms que j’ai pu voir, ils sont tous capillotractés, et donc oubliable).

Comme je le disais, sur le papier il y avait de bonnes idées. Les loups-garous étant ancrés dans la culture populaire depuis un long moment maintenant, en bien comme en mal, mais sans pour autant avoir saturé le marché.  Le jeu semblait d’autant plus prometteur de part son introduction qui présente le lore de façon claire, bien qu’un peu cliché (La lutte éternelle entre le bien et le mal ainsi que les soldats de chaque bord, le tout avec un soupçon d’écologie, servir dès la sortie du four et à déguster avec des fèves au beurre et un délicieux Chianti).

Bon, et maintenant parlons du jeu en lui-même. Encore une fois, sur le papier les idées étaient bonnes. On peut diviser les phases de gameplay en deux. La première calme et posée dans laquelle on pourra dialoguer avec les pnj et en apprendre plus sur l’univers. Et les phases centrées sur l’action ou le but sera de s’infiltrer (ou non) dans les bases ennemis, en réduisant leur effectif de façon très létale dans la foulée. Notre personnage pourra alterner entre trois formes : humaine, loup et loup garou, chacune ayant ses spécificités propres. Mais on va pas se mentir c’est la dernière qui nous intéresse le plus, et coup de bol c’est celle qui est mise en avant dans l’arbre de compétence. Oui il existe et vous trouverez les points pour le remplir au cours de votre aventure et non par gain d’expérience au combat.

Parmi le reste du panel, on trouvera également la possibilité d’utiliser une arbalète, ainsi que la vision spéciale qui nous permettra de détecter pleins de choses, toi-même tu sais.  Il y aura donc différentes façons d’aborder ces niveaux, entre discrétion et force brute, le tout avec une musique qui s’adaptera en fonction de l’option choisie.

Vous l’aurez compris, dans la théorie on aurait pu avoir quelque chose de très intéressant. C’est à cet instant que la pratique a décidé d’intervenir.

 

II …mais c’est pas bon non plus

Si je devais résumer en un seul mot le souci majeur qui ressort de ma courte expérience du jeu, ça serait émersion. Oui, le contraire d’immersion. J’ai eu beau faire des efforts, à aucun moment je n’ai réussi à accrocher, car chaque bonne idée vient avec le petit détail qui fait totalement sortir du truc, tel un yin allant avec son yang (finalement c’est cohérent avec le propos, serait-ce un coup de génie afin de renforcer son propre univers au-delà de celui-ci ? Ouais non). Reprenons donc point par point.

D’abord les phases calmes. Les décors sont…existants dirons-nous, mais bon je le répète ce n’est pas un critère majeur pour moi. Ce qui l’est plus par contre, c’est l’expressivité des personnages. On va pas passer par quatre chemins : elle n’existe pas. Et quand le scénario essaie de mettre en place des enjeux importants et cruciaux, le fait d’avoir une unique expression faciale détruit totalement la crédibilité. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, vous commencez à connaitre la chanson (deux blagues en une, oui). C’est d’autant plus frustrant que les voix sont très agréables à écouter.

Et concernant les phases d’action, on entre dans un véritable festival, et on va faire ça forme par forme. Concernant le mode humain, on peut étrangler les gardes à la chaîne sans que cela perturbe le moins du monde leurs collègues du moment que ceux-ci ne nous voient pas faire. Cruauté que d’être amnésique entre deux tours de ronde dans ce monde injuste. La forme de loup étant très situationnelle il n’y aura pas grand-chose à lui reprocher. Mise à part que les tunnels prévus pour son passage sont indiqués avec une belle lumière verte. C’est quand même vachement sympathique de la part des méchants d’avoir non seulement créé un chemin d’infiltration pour nous, mais en plus de nous l’avoir indiqué pour pas qu’on se perde. Et enfin la forme loup-garou. L’exaltation de pouvoir laisser libre court à nos pulsions enfouies de violence et de soif de sang en battant des records de clics sur du MÉTAAAAAAL. Des séquences tellement folles que la caméra se joint à notre élan de headbang. Ce qui rend l’action confuse et peu évidente à suivre. C’est couillon.

Notons quand même un point positif, Werewolf m’aura permis de découvrir le groupe Kai Tangata, un groupe néo-zélandais qui chante en langue maori. C’est quand même la classe. Bon, Conclusion ? Conclusion.

 

Conclusion

Conclusion donc (4 à la suite, ah oui oui oui oui oui) qui sera aussi courte que mon temps de jeu. On a clairement pas affaire au jeu du siècle, mais pas à une purge infâme non plus, et d’aventure je pense qu’un jour je finirai la mienne (d’aventure).

Donc mon avis sur Werewolf : The Apocalypse – Earthblood… Meh, regardez plutôt la vidéo manière de mieux comprendre de quoi il retourne.

 

Vincent
Vincent

Métalleux, barbu, rédacteur à temps perdu.

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