Oyé, oyé

Aujourd’hui, je serai votre barde. Laissez-vous guider par le son de mon cor magique et servez-vous un verre d’Hydromel.

Damoizelles et Damoizeaux, je vous en prie, restez. Ne soyez pas effrayé par le chiffre IV qui donne la tourniole. Ne vous laissez pas distraire par d’inutiles calculs. N’écoutez pas votre cervelle avide de savoir qui prétend que si c’est le 4ème, la liste est longue pour comprendre une parcelle d’histoire.

Je vais vous parler d’une mélodie, d’un son retentissant dans les entrailles d’une forêt : BARD’S TALE IV.

 

 

Musique, maestro !

 

⚠️ Ceci n’est pas un test, The Bard’s Tale IV s’est déjà fait retourner dans tous les sens par diverses presses. Vous trouverez bien assez d’avis concernant le titre. Par contre, je vais vous parler d’un élément du jeu qui, à lui seul, reflète un univers complet.

La musique est un élément ultra important dans la conception d’un jeu vidéo et dans l’élaboration de son succès. Cette touche satisfait l’un de nos besoins sensoriels primaires.

 

Vous préférez jouer au casque ou sur des Hp ?

Je ne connais pas beaucoup de personnes capables d’apprécier le contenu d’un jeu vidéo en pressant ce bouton satanique dénommé MUTE. Ou peut-être pour quelques jeux japonais très moyens, pour lesquels les ingés sons ont consommé beaucoup de choses instantanées. Comme des nouilles par exemple.

 

La musique forge l’ambiance, l’univers et l’appréciation qu’on en a. Un jeu pourrait être capable de faire passer ses textures très moyennes pour du détail sans intérêt, tant que la musique nous transporte dans son univers.

C’est le cas de BARD’S TALE IV.

 

Ok mais qu’est ce que c’est ?

Le jeu vous plonge dans un univers fantastique où règne la magie et la fortune. En tant que barde, vous allez devoir découvrir ce que manigance MANGAR (le méchant) et l’arrêter. Trésors, passages secrets, casses-tête et combats endiablés à la cornemuse, ce donjon crawler se veut accessible (sans avoir fait les 3 autres) et drôle à parcourir.

 

Lorsque l’épique se transforme en fail

Ni votre héros principal, ni même vos compagnons de voyage ne se prennent au sérieux. Il n’y a pas de place pour les Dovhakins ; L’heure est à la beuverie ! De la bière naine, du vin elfique ou de la Throw, peu importe l’alcool que vous allez assimiler. Cela vous sera utile pour affronter les hordes d’ennemis sur votre chemin.

 

Une note sur la technique

Le jeu est sorti à l’origine sur PC en 2018 (le jour de mon anniversaire pardi) en guise d’hommage au précédent opus de la saga (le premier datant de 1985). En 2019 sort la version PS4 Director’s cut, munie de son extension. Malheureusement, les textures sont très moyennes, le jeu atteint également vite ses limites via de nombreux bugs tels que des toussotements sonores, des lags ou encore du ralentissement lors des actions. Ce constat lui fera récolter le titre de « RPG IMPARFAIT ».

 

 

 

Une sonorité de Gameplay

Le jeu se veut simple à prendre en main. Vous vous déplacez à la manière d’un Donjon Crawler (vue à la première personne) et vous aurez la possibilité d’interagir avec des PNJ et des mécanismes. Il y a de nombreuses énigmes à résoudre et même si on est loin d’un niveau Myst-éin, elles se révèlent satisfaisantes à passer.

Dès que vous rencontrez un ennemi, vous aurez soit le choix d’attaquer en premier (attention à vos réflexes) soit de le laisser venir à vous et d’obtenir un coup d’avance, ce que je vous déconseille fortement car même en normal, certaines situations peuvent s’avérer difficiles en combat.

Les combats se passent comme sur un plateau de dame. Vous disposez d’actions limitées, avec lesquelles vous aurez la possibilité de:

  • déplacer vos personnages
  • attaquer
  • utiliser une potion
  • picoler

Une fois vos actions utilisées, c’est au tour de l’ennemi. La note amusante est que vos bardes picolent pendant le combat. L’alcool est comme une arme et octroie des buffs et des compétences supplémentaires.

Attention toutefois, si vous cuvez de trop, votre personnage sera saoul et perdra un tour. Il vous faudra donc gérer l’alcoolisme de votre barde pour réussir à tuer tous les ennemis.

 

 

Et la musique là dedans ?

 

On en vient au point FORT du jeu. Sa musique.

Tout le jeu est bercé des douces mélodies celtiques, parsemées à travers le monde fantastique de CAITH. Ainsi, lorsque vous entrez dans un village, vous entendez la douce voix d’une chanteuse elfe qui s’estompe au fur et à mesure que vous vous éloignez.

Puis, lors des combats, un rythme de tambours vous fera froncer les sourcils pour acquérir une totale concentration. C’est lors de ces combats que la musique est la plus présente et importante. Car même si votre barde fera résonner son instrument en utilisant ses techniques ; la sonorité entière du moment est tellement prenante que chaque affrontement se voudra épique.

Mais le travail sonore ne s’arrête pas là, dès le menu principal, le jeu plante le décor avec une ambiance musicale sortie tout droit d’une fête médiévale de bonne allure. Chaque phrase, chaque action dans le jeu vous offrira une petite sonorité bienvenue. Un son de corde, un souffle dans une cornemuse ; L’impression d’être plongé en permanence dans cet univers est constant.

On en vient à essayer plusieurs instruments lors des combats et à regretter un mini-jeu dans l’auberge qui nous demanderait de gratter de la corde pour gagner quelques sous.

 

Un sous pour le Sorcelleur ?

Le sourire s’accroche à nos lèvres aux premières note de la chanson « Skara brae » qui retentit en entrant dans l’auberge. Et que dire des chansons secrètes qu’il faut découvrir au fur et à mesure de l’aventure. Dans Bard’s Tale IV, lorsque vous êtes devant une complainte ; Vous chantez.

La musique, en plus d’être une arme redoutable en combat et une fidèle ambiance, est aussi un outil. En suivant votre aventure vous découvrirez des chants de barde. Ces chants vous permettront par exemple de parler à un fantôme ou de découvrir une cachette secrète.

Et si musique il n’y avait pas?

Bard’s Tale IV est un jeu musical. La musique nous fait aimer le jeu malgré ses défauts et c’est elle qui plante le décor. Sans ça, le titre aurait probablement échoué sur bien des points. Bien sûr nous ne sommes en aucun cas sur un jeu de rythme, mais le jeu satisfait tellement nos oreilles, qu’il est difficile de s’arrêter.

 

 

Si vous connaissez d’autres jeux où la musique surpasse tous les problèmes techniques, écrivez-nous un commentaire ! Nous testerons volontiers ce que vous nous proposez.

 

└(=^‥^=)┐

Missa Chan
Missa Chan

Casse-noisette professionnelle, psychopathe du text-smiley et adore chercher l’info qui fâche pour mieux remuer le couteau dans la plaie.

I should go =͟͟͞͞( ✌°∀° )☛

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