Date de Sortie : 28 Septembre 2017

Disponible sur :  PC, PS4 et Switch

Depuis 2016, la licence séduit sur les machines de Sony et après la sortie de ce 3e épisode sur PS4, le voici sur Switch pour le bonheur des fans de Nintendo. On peut penser qu’il est déroutant de prendre une histoire en cours, mais le studio Nihon Falcom a développé un univers suffisamment riche qu’il est possible d’en avoir plusieurs lectures. Nous analyserons la réussite de ce portage sur la star de Nintendo.

Du Padawan à l’instruction

À la base de l’histoire nous avons une guerre entre une coalition et un empire, que vous pouvez vivre dans les épisodes précédents au travers des yeux de Rean, ancien élève de la classe VII du campus de Thors. Pilote de Mecha, il a été reconnu comme un héros. Portant avec modestie son surnom de « chevalier cendré », il devient instructeur malgré son jeune âge dans cette phase d’accalmie.

C’est ainsi que l’on va suivre son expérience d’instructeur au travers de la nouvelle classe VII composée de nouveaux jeunes élèves prometteurs. Cette section est habilitée aux opérations spéciales et se compose de 3 élèves seulement.

Rean devant le Campus 2 de Thors

 

En premier lieu, nous avons Kurt, un jeune homme persévérant et souhaitant honorer les valeurs de sa famille, les Vander. Altina, une jeune fille bien connue de Rean, qui autrefois lui barrait plutôt la route, au caractère impassible que l’on nomme le « lièvre noir » et qui assure un soutien au Chevalier Cendré. Enfin, Juna (que l’on prononce Yuna) qui aura un caractère quelque peu difficile avec son instructeur, très attachée à la notion de justice. Vous comprendrez assez rapidement les réticences de Juna. Ce point est par ailleurs intéressant puisqu’il démontre dans un sens la qualité d’écriture de ce titre tant il sait traiter ce que l’on pourrait qualifier de géopolitique.

Nihon Falcom a l’habitude de tisser des scénarios riches en histoire et facilement compréhensibles même si l’on commence la licence en court de route. D’ailleurs, dans ce 3e opus, il est possible de consulter un résumé des épisodes précédents dans le menu principal et bien d’autres éléments aidant à la compréhension des enjeux de la guerre et des positions des différents personnages que vous allez rencontrer. Malgré tout, il vous faudra un peu de patience avant les hostilités. Vous allez passer vos premières heures au sein du campus à orienter, conseiller vos élèves, veiller à leur entraînement, mais aussi à ce qu’ils choisissent un club. Vie scolaire à la japonaise oblige, ces activités extrascolaires comme la pêche, le tennis, la cuisine permettront à vos élèves de développer des facultés utiles en combat.

Banzaiiii!!!

 

Les Materias c’est obsolète place au Quartz!

Avec un effet « Back in time », vous allez démarrer le jeu sur un cheminement décousu, jouant des combats comme un bleu lancé en pleine bataille sans aucune instruction ou presque, mais qui permettent rapidement de vous familiariser avec le système de gameplay. Les points à retenir c’est: positionnement et stratégie, qui vous permettront de tirer le meilleur de votre Arcus 2. En effet, cet appareil est essentiel au développement de vos personnages grâce au Quartz. L’arcus 2 peut accueillir 7 Quartz et un Quartz Cardinal. Les Quartz cardinaux déterminent le « type » de votre personnage en combat, il est évolutif et permettra de créer des « Arts ». Les autres Quartz, offriront des bonus de statistiques et des pouvoirs particuliers. Je suppose que vous avez deviné la partie « crafting » du jeu, car ces Quartz ont différentes raretés. Il vous sera possible d’améliorer la rareté, mais aussi de combiner via « l’atelier » vous offrant beaucoup de possibilités de build.

Les combats se font au tour par tour vous laissant beaucoup de choix de manœuvres:

  • Les Crafts: Ce sont des sorts spécifiques à votre personnage suivant son style.
  • Les Arts: Sorts qui sont apparentés suivant le niveau de votre personnage et son style. La trajectoire d’attaque peut être différente suivant ce que l’on choisit. Ainsi, il y a des attaques au corps à corps et des attaques à distance.
  • Les Super Crafts: Attaque spéciale épuisant les points de compétences afin de lancer une sorte d’attaque ultime qui fera de gros dégâts sur l’ennemi.

« Un Singe-bélier ?! Heu… Hakuna Matata tu connais non? »

 

À l’image de certains versus fighting, vos ennemis auront une jauge de Break. Si vous réussissez à la vider, l’ennemi sera immobilisé sur le tour et tous vos coups seront alors « Critique ». Lorsqu’un coup critique passe, vous pouvez effectuer une « attaque de lien ». En effet, vous avez la possibilité de lier 2 personnages afin d’effectuer des attaques en duo qui donne des points de bravoure et pour 2 points de bravoure, vous déclenchez une « attaque rush » qui augmente drastiquement les dégâts infligés. À vous de choisir vos tours avec stratégie afin de viser le break et enchaîner les coups critiques sur plusieurs tours, ne laissant pas la possibilité à l’ennemi de contre-attaquer.

On ne peut pas parler de combat sans évoquer les « Jaeger »! Car oui! Vous avez la possibilité de combattre avec un Mechas! Toujours au tour par tour, votre stratégie sera d’affaiblir l’ennemi en visant une partie spécifique du Jaeger adverse (corps, bras, tête) à l’aide de Crafts et d’Arts. Pour mener à bien votre combat, vous aurez également la possibilité d’invoquer le soutien d’un autre élève qui pourra renforcer vos coups ou faire des dégâts à votre adversaire grâce à ses pouvoirs uniques. Bien que plus lents, ces combats sont utiles pour briser la monotonie et apporter un peu de diversité.

« Fais pas trop le fou toi! »

 

Des Boobs et des Mechas…oui mais…

Comme avec tous les JRPG nous avons notre lot de combats d’écolières en mini-jupes avec de bons arguments qui pourfendent l’ennemi et pilotent des Mechas! Mais est-ce suffisant pour avoir un bon jeu? Alors oui, la richesse du scénario nous permet de plonger pleinement dans son histoire, malgré un début très lent. Malheureusement, ce titre est techniquement obsolète pour notre génération. Les animations manquent de punch à cause d’une animation trop rigide et une modélisation des personnages assez moyenne avec une morphologie similaire. Les décors quant à eux sont peu flatteurs. Aujourd’hui, on tend plus vers du réalisme avec des technologies qui aident à cela comme le ray-tracing… Ici, on ressent beaucoup le mapping sur polygones et le sentiment d’être sur une génération de retard se fait sentir davantage. En revanche, côté musique et doublage, rien à redire. Les thèmes sont souvent prenants avec quelques musiques épiques rendant les combats encore plus immersifs.

« Non, tu ne verras pas ma culotte! »

 

Conclusion

Malgré des graphismes et une animation désuète,  The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel III n’est pas un mauvais titre. On ne pourra qu’apprécier la richesse de son univers, le travail excellent en terme d’écriture et la profondeur des personnages. Sa grande longévité et la diversité de son gameplay occultent complètement ses faiblesses et en font un très bon JRPG qu’apprécieront tous les fans du genre.

 

 

Test réalisé par Dageta sur Nintendo Switch

Dageta
Dageta

Dageta est une fusion ratée qui n’a pas été prise au casting Dragon Ball Z. Il sombre dans les marécages de la mélancolie et noie son chagrin dans les jeux vidéo où il parfaire son skill dans le versus fighting et le shoot’m up ! Avec le temps, sa collection grossit à vue d’œil et sa soif de culture n’est qu’exponentielle. Pupille au sein de l’association MO5.com, il rejoint les rangs de Shainiiigaming pour prêcher la passion et la préservation du patrimoine vidéoludique.

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