Date de Sortie : 28 Septembre 2021

Disponible sur : Switch, Steam

Steel Assault, un retour aux sources, une ode à l’arcade d’antan…
Zenovia Interactive nous régale avec ce Beat’m all/plate-forme survitaminé aux allures du Contra de Konami, rythmé au son chiptune de qualité. Steel Assault est véritablement un titre fait pour les nostalgiques du genre, mais aussi la possibilité de faire découvrir ce genre aux plus jeunes.

Ce titre néo-rétro est-il à la hauteur de ses homologues?

 

 

Ha la la ces méchants…

 

 

Nous incarnons Taro Takahashi, un soldat de la résistance œuvrant pour le bien et le bonheur de ceux qui sont sous le joug du dictateur Pierce. Mais avant de pouvoir arriver jusqu’à lui, il lui faudra affronter ses fidèles sbires prêts à tout pour le protéger… enfin, surtout pour conserver les avantages que procure un système injuste et cruel. Il faudra bien du courage à Taro pour combattre l’armée (constituée de robots, notamment) qui se dressera face à lui, au cours d’un périple dangereux. Ce sera à coup de poings et de fouet que Taro éliminera tous ceux qui se mettront au travers de son chemin, sur un parcours plus qu’accidenté. En effet, pour se mouvoir et braver toutes les embûches, Taro devra utiliser une tyrolienne qui est le noyau du gameplay.

 

 

On ne peut pas blamer ce scénario très simpliste qui est juste un prétexte pour introduire l’enjeu de la baston. La promesse de ce titre c’est de profiter pleinement de la frénésie de l’action comme l’on a pu rencontrer à l’époque. Pour cela, Taro a à sa disposition un fouet comme arme normale qui s’upgrade temporairement grâce à des « power up » disposés par-ci par-là sur votre chemin. L’originalité du titre repose sur une tyrolienne. Loin d’être anecdotique, cet accessoire va se révéler très utile pour atteindre certaines plateformes trop élevées ou lointaines. Mais attention, contrairement au grappin, cet objet aura besoin de deux points d’accroche. Son utilisation peut se révéler difficile au départ, mais très vite cela devient intuitif et jubilatoire, à voltiger un peu partout pour mieux atteindre nos ennemis et les abattre avec notre fabuleux fouet. Au fil des niveaux, d’autres trouvailles viendront rafraîchir le gameplay, comme par exemple l’utilisation d’une mitrailleuse lourde ou un niveau complet sur un véhicule volant.

 

 

L’amour du rétro occasionnel

 

         

 

Le jeu est très court peu importe si l’on analyse les patterns ou l’on abandonne d’emblée de par sa difficulté, c’est tout à fait normal, car il a été réalisé dans ce but, afin de correspondre au maximum aux titres arcade de l’époque. Les développeurs ont voulu vous divertir un maximum, en vous proposant un gameplay strictement arcade très frénétique sans épuiser vos crédits. D’ailleurs, sa résolution 3/4 est tout à fait appropriée et même immersive dans ce voyage nostalgique. Toutefois, on sent vite une disparité de niveau de difficulté entre les modes « facile » et « difficile » voir +. Par exemple, le mode « arcade » est destiné aux plus aguerris, car il propose de parcourir Steel Assault avec des vies limitées et sans continues.

 

 

Le désir de l’équipe de retranscrire l’ambiance d’époque est réussi. Les graphismes en pixel art sont fins et variés avec une palette de couleurs bien choisie qui donne l’impression à ce titre d’appartenir à une production venue directement des années 90. De plus, il est possible de paramétrer chaque aspect graphique du titre, comme par exemple les filtres cathodiques ou encore les bordures de l’écran. Les cut-scenes sont arborées par des artworks soignés qui habillent et illustrent la progression de l’histoire. Par contre, petit bémol qui devient vite irritant c’est que ces cut-scenes ne sont pas passables et donc à chaque perte contre un boss, on doit « subir » toute l’action. La bande-son, chiptune, synthwave rythme bien le jeu avec une composition idéale pour accompagner le joueur durant les cinq chapitres dont il dispose avant le boss final.

 

 

Conclusion

Finalement, Zenovia Interactive a gagné son pari. Celui de transporter le joueur dans le temps des 90’s où les gros titres de Konami ou Capcom dominaient le Beat’m all. Des graphismes en pixel art chatoyant, une musique chiptune/synthwave entraînante et un gameplay original et efficace, pour donner un cocktail détonnant. Pour un premier jeu, on peut dire que le studio a prouvé son savoir-faire pour une expérience de jeu nostalgique sans défaut majeur. Un vrai plaisir pour les briscards comme moi. 

 

Test réalisé par Dageta sur Steam

Dageta
Dageta

Dageta est une fusion ratée qui n’a pas été prise au casting Dragon Ball Z. Il sombre dans les marécages de la mélancolie et noie son chagrin dans les jeux vidéo où il parfaire son skill dans le versus fighting et le shoot’m up ! Avec le temps, sa collection grossit à vue d’œil et sa soif de culture n’est qu’exponentielle. Pupille au sein de l’association MO5.com, il rejoint les rangs de Shainiiigaming pour prêcher la passion et la préservation du patrimoine vidéoludique.

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