« Hey mon cher testeur un nouveau Dragon Ball est arrivé à la rédaction ! Tu veux le tester ? »

« Encore un jeu de combat ? J’ai un peu mal aux pouces ces temps-ci… »

« Non, non, on dirait un jeu d’aventure qui raconte toutes les aventures de Dragon Ball Z !»

« Quoi !? C’est moi qui le teste, c’est moi qui le teste, c’est moi qui le teste et personne d’autre ! »

Ce petit dialogue illustre bien ce que la plupart des gens pensent voir débarquer, dès que l’on annonce qu’un nouveau jeu Dragon Ball Z est dans les rayons, mais quand on y regarde de plus près, on ne peut pas nier que la licence à toujours fait le grand écart entre les genres. Mine de rien Dragon Ball Z en jeu vidéo, ce n’est pas que du jeu de combat, mais aussi du RPG, du Beat’em up, des jeux de cartes et bien plus encore ! Il est cependant vrai, que c’est la première fois que l’on nous annonce une sorte de jeu d’aventure complet dans un monde en 3D, avec des composantes RPG et rien que la nature du projet à de quoi rendre curieux le badaud. Le mieux dans tout cela c’est que c’est CyberConnect2 qui s’est chargé du développement. On a donc logiquement un jeu d’une certaine qualité sur la galette.

Dragooonnn Balll Z Z Z…. okey j’arrête. Hum, Vous préférez Cha-La-Head-Chalaaaaa ?

Dragon Ball Z : Kakarot est de prime abord très joli à regarder. On est pas en face d’un rendu aussi proche de l’animé que peut l’être Dragon Ball Fighter Z, mais il ne faut pas oublier que l’on est sur un monde relativement assez grand et ouvert, pas sur un « simple » jeu de combat. De notre côté sans être totalement subjugué, on apprécie ce que Cyberconnect2 a fait avec cette terre version DBZ. Le rendu est relativement propre et même si on peu pester de temps à autre contre deux, ou trois textures un peu vieillottes, on oublie assez rapidement tout cela pour se concentrer sur l’aspect coloré de la chose.

On oublie aussi rapidement les différents aspects négatifs techniques, car la fidélité au matériau d’origine est bel et bien de la partie malgré des environnements parfois un peu vides. L’ensemble tourne d’ailleurs plutôt bien et on est sur un trente images par seconde relativement stable sur PS4. La Playstation 4 Pro quant à elle affiche 30 images par seconde sans bouger, ce qui est très bien. En termes de pixels à l’écran on est sur du 1980×1080 sur la PS4 de base et 2560×1440 sur PS4 Pro. On est d’ailleurs sur un affichage non dynamique, ce qui fait que l’image reste toujours très nette sans perte de qualité quel que soit le moment du jeu. La gestion de la distance d’affichage est à saluer, car tout apparaît de manière naturelle et les apparitions brusques d’éléments du décors ne sont que très rares. Cette propreté à ce niveau permet d’avoir un monde palpable à portée des yeux, ce qui est toujours très agréable pour gagner en immersion surtout quand le principal moyen de locomotion n’est autre que de voler à travers les nuages. On pourrait encore parler plus en détail des ombres dynamiques, qui fonctionnent très bien, des quelques décors destructibles qui font toujours un peu mouche, ou encore la possibilité de se rendre sous l’eau pour y apercevoir un rendu très convainquant, mais on vous laisse découvrir tout cela par vous même.

 

   

 

Guerriers Z à l’attaque !

Dragon Ball : Kakarot paraît compliqué de loin, mais une fois dans le bain, les contrôles s’avèrent simples à prendre en main, parfois même un peu trop. Le système de combat est basé, un peu à la façon d’un Kingdom Hearts, sur un système de menu de commandes qu’il est possible de customiser avec des attaques spéciales débloquées au fil de l’aventure grâce à l’expérience acquise. Grosso modo on débloque une compétence via une sorte de sphérier à la Final Fantasy X, on la prend, on l’installe via un menu dédié et ni une, ni deux, cette dernière devient disponible au combat via un raccourci. En plus de cela il y a bien entendu les actions immuables que sont les combos basiques, comme les coups de poings, les kikohas, ou bien encore la défense, afin de rendre le tout suffisamment complet. Il y a encore deux ou trois spécificités comme les transformations, mais il vaut mieux découvrir cela en jeu pour éviter de gâcher toute la surprise. Grosso modo on a résumé tout le système de combat avec ces quelques lignes. Bien entendu des compétences passives sont de la partie pour étoffer un peu l’ensemble et le jeu arrive à ne pas être trop ennuyeux grâce aux différents personnages que l’on fini par incarner au fil de la partie. Les combats que l’on fait avec plusieurs personnages alliés autour de nous sont les plus intéressants, car il est possible de donner certains ordres à ces derniers pour réaliser certaines attaques spéciales. Vous voulez paralyser un ennemi une seconde et vous avez Krillin dans l’équipe ? Pas de soucis, demandez lui d’exécuter une morsure du soleil via une simple touche qui ralentit l’action et balancez ensuite un Big Bang attack sur votre adversaire dans les dents avec votre personnage.

 

     

 

On regrette quand même un manque de profondeur certain quand on compare ce système de combat à un Dragon Ball Z Tenkaichi, ou l’on pouvait, par exemple, incliner le stick dans une direction avec un coup chargé pour envoyer un ennemi valser dans les airs, ou le faire s’écraser sur le sol selon nos envies. Ce n’est d’ailleurs pas le grand nombre de sous systèmes finalement peu intéressants qui viendront remonter la profondeur de jeu. On peut par exemple se nourrir pour hériter de bonus passager en combat, ou encore remplir plusieurs tableaux avec des médailles récoltées dans le monde, afin de bénéficier de certains bonus de statistiques. Bien entendu Dragon Ball Z : Kakarot n’est pas censé n’être qu’un jeu de combat, mais il faut avouer que plus de 80% du temps de jeu se déroule sur le champ de bataille qu’on le veuille, ou non. Comme dit plus haut les différents personnages à incarner permettent de briser une certaine monotonie, mais il n’y a pas que cela on peut voler pour se rendre d’un endroit à l’autre et il faut avouer que voler paisiblement sur la terre de Dragon Ball Z à un petit je ne sais quoi de magique. Dommage que la plupart des histoires annexes ne sont la plupart du temps que des quêtes annexes sans grand intérêt, mais le contexte aide grandement à en réaliser certaines, juste pour avoir le droit à un dialogue de plus d’un personnage que l’on apprécie tout particulièrement. Quand on joue à ce titre, on s’imagine tout ce qu’il est possible de faire de plus pour créer un jeu inoubliable avec cette licence, que l’on en vient un peu à en vouloir a CyberConnect2 de n’être pas allé au fond des choses. On se prend à rêver d’un jeu Dragon Ball façon aventure avec une petite teinte de RPG… Certains mini-jeux viennent aussi parfois nous sortir du train-train quotidien, comme la pêche, même si en fin de compte, ils ne cassent jamais vraiment trois pattes à un canard. Au moins ces derniers ont le mérite d’exister, ce qui n’est déjà pas si mal. On trouve quelques légères erreurs de game-design, à l’instar de la tonnes d’orbes à ramasser pendant que l’on explore le monde, alors qu’au final on en gagne toujours une tonne au fil de l’histoire, ce qui rend la possibilité de les ramasser parfois un peu inutile, même si cela peut dépanner à deux ou trois reprises. On se retrouve au final avec un jeu qui ne sait pas vraiment sur quel pied danser, car tout ce qu’il met en place autour du système de combat ne sert finalement pas à grand chose. Ne vous méprenez pas, on semble plus critiquer le jeu que l’encenser, mais il fait relativement bien les choses et reste au dessus de la moyenne. Dragon Ball Z : Kakarot est agréable à jouer mis-à-part de temps à autres un petit problème de caméra que l’on peut vite remettre à l’endroit d’un simple coup de stick, on en attendait simplement bien plus de la part de ce studio, surtout quand on arrive à ressentir du potentiel qui émane d’un projet.

 

     

 

Goku raconte moi une histoire !

Le jeu est très fidèle au manga, mais on perd quand même la plupart du temps en intensité, car le studio ne semble pas avoir eu les moyens nécessaires pour mettre en place de quoi faire vibrer les joueurs. Certaines séquences semblent avoir eu toute l’attention des développeurs via de superbes cinématiques, alors que d’autres sont parfois balancées au pif via de simples dialogues assez statiques à l’aide du moteur de jeu. En gros, on souffle souvent entre le chaud et le froid au lieu d’avoir le droit à une certaine constance dans le traitement des différents arcs narratifs. On doit aussi dire que certaines scènes ne sont simplement pas du tout jouables, alors que l’on s’attendait à la possibilité de vivre l’aventure Dragon Ball Z du début à la fin manette en main. La route du Dragon que Goku doit parcourir à un certain moment de l’aventure, n’est par exemple pas du tout jouable et n’est qu’une simple succession de petites scènes, ce qui est forcément un peu dommage. La plupart des épisodes fillers de l’animé sont aussi partis à la poubelle, alors qu’ils se prêtent mieux au format jeu vidéo qu’à l’animé lui même.

la…lalalala…lalala..laaaaa (générique de l’épisode précédent)

Pour la première fois en occident, on a le droit à des pistes de l’ost de l’animé de Dragon Ball Z, sans que cela soit un contenu payant à part. Bravo à Namco Bandai pour ce choix, car cela apporte vraiment un plus à l’ensemble de l’aventure. Comment ne pas frissonner devant l’opening, quand on lance le jeu ? Tout simplement impossible. Les nouvelles musiques faites pour le jeu sont sympathiques, mais on attend toujours avec grande impatience qu’un thème original fasse sont apparition. Les doublages japonais quant à eux sont disponibles avec les voix originales, ce qui est vraiment génial.

 

   

 

Conclusion

Dragon Ball Z : Kakarott est un jeu que tous les fans de Dragon Ball Z sauront apprécier quoi qu’il arrive. Il y a sur la galettes suffisamment de passages qui feront vibrer n’importe quel fan de la première heure et rien que pour cela il est déjà indispensable pour ces derniers, quoi que l’on puisse dire. De notre côté on s’attendait juste à quelque chose de plus ambitieux, que le produit que l’on a entre les mains, pour enfin pouvoir rendre un hommage ultime à la licence au niveau du jeu d’aventure. Heureusement pour les jeux de combat c’est déjà fait grâce à Fighters Z. Alors, on aura mieux au prochain essai ? Peut-être qu’on devrait rassembler les Dragon Ball pour demander le jeu DBZ parfait non ?

 

Note Finale : 15.5/20

Shainiiigaming
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