TEST : VAIRON’S WRATH

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Date de sortie : 27/05/2016

Disponible sur : PC (Steam – 12.99 euros)

De l’eau a coulé sous les ponts depuis notre Preview sur le jeu Vairon’s Wrath, il est désormais disponible pour tous, depuis maintenant quelques mois, sur la plateforme Steam et j’ai pu, enfin, découvrir la fin du scénario. Repassons en revue les qualités et défauts de ce jeu.

La vengeance helvétique !

Pour rappel, et en vous présentant toutes mes excuses pour les nombreuses redites prévisibles par rapport à mon premier article sur le jeu, Vairon’s Wrath est le premier né du studio Suisse indépendant : Myoubou Corp qui, il faut bien se l’avouer, pour une première expérience s’en sort très bien.

Le jeu vous propose donc d’incarner Vairon, un orphelin en quête d’aventures, qui trouve la vie au village bien trop ennuyeuse. Un jour, malgré les interdictions de l’ancien du village, Vairon va explorer une zone interdite et libérer malencontreusement des forces démoniaques qui vont réduire en cendre son village et tuer sa bien-aimée. C’est ainsi que la colère de Vairon naquit.

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Une richesse graphique…

En quête de vengeance, notre héros part donc à la poursuite de cet être diabolique. A cette occasion vous pourrez explorer des zones extrêmement variées. Débutant sur une plage de sable fin, votre périple vous emmènera explorer des grottes, gravir montagnes et volcans, vous perdre dans des forêts denses ou bien encore dans des déserts arides. Diversité est bien le maître mot des continents explorés. RPG Maker oblige (le logiciel ayant permis la programmation du jeu), l’aventure nous propose des graphismes en qualité 16 bits fins et hauts en couleurs. Mais un logiciel ne faisant pas tout, il faut reconnaître que les développeurs ont admirablement rempli leur tâche d’un point de vue esthétique. Effets d’ombre à travers les feuillages, jeux de lumière grâce aux scintillements de pierres précieuses, décors riches et remplis, si on adhère au style rétro, on ne peut qu’aimer la direction artistique de ce jeu. Le comble est que le jeu en fait parfois trop au risque d’avoir du mal à repérer certains éléments ou ennemis.

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Pour un jeu travaillé

Par ailleurs, en plus des qualités esthétiques, un réel travail a été réalisé afin de rendre le jeu plus immersif. Exit les populations et habitations purement « meubles ». Chaque personnage que vous rencontrerez voudra volontiers tailler le bout de gras avec vous. Il existe également de nombreuses interactions possibles avec des éléments du décor. Bien que cela ne change rien au gameplay ou scénario du jeu, il est plaisant de voir qu’un jeu est travaillé.

On regrettera peut-être cependant que le jeu soit trop « 16 bits ». Certains détails, dus aux restrictions des consoles d’antan, sont maintenus tels quels. Si c’est avant tout pour s’imprégner d’une certaine nostalgie, il aurait pu être intéressant d’ancrer plus le jeu dans le 21ème siècle afin d’attirer d’avantage de jeunes joueurs et leur donner une première expérience rétro, comme par exemple la réalisation de cinématiques pour rendre les moments clés de l’histoire plus immersifs.

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Un bijou pour les oreilles !

En plus de cet univers riche, et contrairement à bon nombre de jeux de l’époque, les musiques constituent le point fort du jeu. Proposant plus de 2h de musiques, soit plus de 70 thèmes, dont certains réalisés par des grands noms comme John Mancell, le compositeur des musiques de Crash bandicoot, ou encore une chanson chantée par la youtubeuse bien connue Mioune. Le jeu occupant facilement une dizaine d’heures, jamais on ne coupera le son de l’ordinateur par lassitude ou agacement. Chaque musique est adaptée à l’environnement ou à l’intensité de l’action et le mot diversité, dont nous avons déjà parlé précédemment, prend une nouvelle fois tout son sens ici.

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Une maniabilité pas toujours au rendez-vous

Pour en venir enfin au jeu en lui-même, Vairon’s Wrath est un jeu d’action aventure, dans la lignée des jeux d’époque, Zelda, Secret of Mana ou bien encore StarTropics, jeu moins connu de nos jours mais qui a beaucoup inspiré l’équipe de création. On regrettera peut-être l’absence d’éléments de jeux de rôle. On progressera à travers de nombreux donjons et on affrontera de nombreux ennemis mais notre inventaire ne grandira au final que très peu. Si l’on récupère plusieurs accessoires afin de passer de nouveaux obstacles à la manière d’un Zelda, il n’y aura par contre aucune amélioration des armes, ni de nouvelles tenues « spéciales » à équiper. De même, les caractéristiques de notre personnage n’évolueront que très peu, seule sa vie peut être augmentée à l’aide de noix, ingrédient par ailleurs plutôt rare. Si pour beaucoup cela ne fera aucune différence, j’avoue que mon âme de rôliste a été un peu chagrinée sur ce point.

Jeu développé pour la plateforme PC, la maniabilité a été pensée pour jouer au clavier. Vous aurez en effet une barre de raccourcis avec de nombreuses touches à associer. L’utilisation d’objets de soin, le changement d’armes, l’utilisation des menus, tout se fera sans déconvenue. Par contre, les adeptes de la manette riront un peu jaune, sans être mauvaise pour autant, la prise en main est beaucoup plus alambiquée. Premièrement, le responsable du projet m’a fortement conseillé d’utiliser une manette PS4 et non Xbox pour jouer au jeu car cette dernière ne dispose pas de suffisamment de touches. Par ailleurs la manette PS4 n’étant pas reconnue nativement sur PC il faut donc passer par un logiciel tiers type Joy2Key. Malheureusement le preset fourni par l’équipe est au final peu intuitif et la meilleure solution reste d’utiliser un hybride manette/souris afin de simplifier le tout. En effet, les raccourcis d’objets affichés à l’écran restent les raccourcis clavier et il est assez rageant de gâcher notre nourriture en voulant lancer une bombe ou vice-versa.

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Donjons et Dra… Ah non Boss !

Mise à part ces quelques petits défauts, l’aventure est plaisante à jouer. Les donjons parcourus présentent tous une particularité allant du pousser de blocs sur de la glace à la gestion de la température, en passant par de l’infiltration. Chaque lieu a donc une identité propre qu’elle soit artistique ou technique.

Pour renforcer cet argument, chaque donjon se clôture par un boss, souvent très impressionnant visuellement parlant. Ces combats sont intelligemment pensés puisqu’il faut adopter une stratégie particulière pour les vaincre, qui ne sera pas forcément évidente de prime abord. Enfin, ça c’est dans les faits ou dans le mode de difficulté le plus élevé. En effet, pour les ¾ des boss il existe une technique très simple : bourriner sans réfléchir et utiliser une herbe pour regagner de la vie. Malheureusement, si cela gâche forcément l’intérêt du combat, ça reste la technique la plus efficace. Il aurait été astucieux de la part des développeurs, afin d’éviter ce tweak, de limiter le nombre d’objets de guérison ou de mettre en place un cooldown entre chaque utilisation.

Enfin pour finir, comme évoqué plus haut, le jeu se termine en une bonne dizaine d’heures. Il existe par ailleurs quelques quêtes annexes plutôt originales et intéressantes. Vous pourrez également débloquer de nombreux succès qui vont vous demander d’explorer de fond en comble la carte et les donjons, et certains sont d’ailleurs plutôt amusant à réaliser. Enfin, si l’aventure vous a plus vous pourrez également refaire le jeu en mode difficile.

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En conclusion

Si de prime abord Vairon’s Wrath semble un énième jeu surfant sur la vague rétro avec un scénario peu inspiré, détrompez-vous ! Celui-ci prend tout son intérêt dans la seconde moitié du jeu et vous donne vraiment envie de connaître son dénouement. Par ailleurs, cette aventure est portée par une direction artistique variée mais surtout par une bande son formidable pour un jeu indépendant. Enfin, la possibilité d’exploration, les quêtes annexes et quelques phases de gameplay originales font que ce jeu est dans l’ensemble plutôt plaisant bien que la maniabilité ne soit pas toujours au rendez-vous !

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Test réalisé par ZEUGMA sur PC

 

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