Welcome to the horror show

Capcom nous l’avait promis lors de l’E3 en juin 2016, Resident Evil 7 sera un retour aux sources, une immersion dans l’horreur, nécessitant astuces, recherches, réflexions et nerfs solides. En gros l’opposé du précédent opus où nous avions l’impression d’être plus dans un shoot-em-up que dans un Resident evil.

Nous allons voir s’ils ont tenus leurs promesses.

Le pitch

Ethan, héros de notre histoire, nous fait découvrir à travers des images vidéo de son PC, sa petite amie Mia. On pourrait dire ex-petite amie, puisqu’elle a disparu depuis trois ans. Enfin pas tout à fait, car Ethan a reçu un mail de Mia, lui demandant de venir la rejoindre en Louisiane. Ce que notre brave héros s’empresse de faire (un peu con con quand même parce que moi à sa place je me serais posé des questions). Il saute dans sa caisse et trace donc la route jusqu’en Louisiane.

Certaines cinématiques sont tout bonnement splendide

La destination : une demeure qui, a peu de chose près, pourrait figurer dans le top 10 des maisons sinistres (un mélange entre « Amytiville » et « Shining » mais dans les Bayou).

Bien sur l’entrée est fermée, et il y a une sonnette mais bon personne ne répond, donc on va chercher à en savoir un peu plus quand même et visiter les environs, histoire de trouver un moyen de pénétrer dans une habitation où nous n’avons pas été invité, pour retrouver une nana que l’on a pas vu depuis des siècles et qui nous appelle à elle comme un bon toutou (bon ok je dérape, mais quand même).

La visite des environs est magnifique, entre cadavres de bestiaux, boue, corbeaux, … un vrai lieu de villégiature qui donne envie de venir y passer ses vacances. Bien sûr on va trouver le chemin pour pénétrer dans la bicoque et à ce moment-là…Je vous laisse découvrir la suite.

Qualité graphique

Nous avons testé le jeu sur une PS4 on ne peut plus classique et déjà là le jeu est de grande qualité graphique. Les personnages auraient peut-être pu être encore mieux modélisés mais franchement c’est beaucoup demander, surtout lorsque l’on voit le nombre d’expressions faciales qu’ils adoptent.

La maison, lieu principal de l’action, est splendide. Tout est fait pour avoir l’impression d’être dans une vraie maison. Et pour une immersion totale, nous vous conseillons de jouer avec un casque, parce que franchement, les effets sonores sont incroyables. A un point tel que vous pouvez entendre la respiration des ennemis, les marches grincer quand vous posez votre pied dessus, l’eau qui passe dans les vieilles tuyauteries de la maison, … On entend tout le temps des bruits, et si, comme moi, vous êtes plongé dans le jeu, vous allez passer votre temps à vous retourner pour savoir d’où vient le bruit que vous entendez.

Le jeu est un bon concentré d’horreur glauque, un chouette mélange entre « Massacre à la tronçonneuse », « Blairwitch », « Wrong Turn », … Les amateurs du genre s’y retrouveront sans aucun soucis.

Nous ferons la rencontre de la famille BAKER, des vrais dingues, des beaux dérangés un peu psychopathes sur les bords. Mais amicaux comme tout car ils veulent nous intégrer à cette famille. C’est franchement sympa de leur part.

Certaines scènes sont assez gores et n’apportent peut-être pas grand-chose à l’histoire, mais on ne va pas se plaindre non plus, on est déjà content que Resident Evil revienne à une histoire d’horreur, une vraie.

Et comme Capcom l’avait promis, il s’agit en effet d’un vrai retour aux sources. Les séquences de recherches sont nombreuses, et il vous faudra souvent parcourir la maison de long en large pour pouvoir poursuivre l’histoire. Ce n’est malgré tout pas lassant, car il y aura toujours des petits détails qui vont changer. J’ai parfois l’impression de faire un retour dans Resident Evil 1. Et tant mieux!

Par contre, faut arrêter les gars, on est dans un jeu d’horreur, taper une sauvegarde automatique avant de faire une action particulière, on a compris qu’il allait se passer un truc. Du coup, cela nous gâche un peu la surprise. Une petite sauvegarde invisible dans ces cas-là et franchement le jeu prend une autre dimension.

Et bien sûr il y a les Boss, comme dans presque tous les Resident Evil. Alors là l’avis est mitigé. Le bon côté des choses, c’est qu’il y a plusieurs moyens de mettre fin aux Boss et ça, avouons-le, c’est pas mal. Le mauvais côté c’est que parfois, les combats sont un peu approximatifs, et donc on a juste l’impression de frapper dans le tas.

Il faut compter une quinzaine d’heures pour terminer le jeu en mode normal. Ce n’est pas particulièrement long, et en même temps, j’étais personnellement lassé des jeux sans fin openworld avec des millions de quêtes. Donc ça fait du bien.

Enfin il faut signaler que l’ensemble du jeu peut se jouer en VR. Je n’ai pas testé la version VR, mais à mon avis ça doit être bigrement impressionnant.

L’année 2017 commence donc fort avec ce très, très bon jeu de survival horror, merci à Capcom d’avoir respecté la volonté des joueurs passionnés pour ce retour aux sources. Et si la famille Baker vous invite à son prochain repas familial, n’hésitez pas….Fuyez!

ManofZodiac

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