TEST: OVERWATCH

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Date de sortie : 24/05/2016

Disponible sur : PC – PS4 – Xbox One (70 euros)

Né du Projet Titan, Overwatch, dernier jeu de Blizzard, a l’ambition audacieuse d’écrire une nouvelle histoire dans le monde de l’E-sport.

La poule aux œufs d’or

L’annonce aura été des plus surprenantes : Blizzard se lance dans le FPS. Blizzard est un éditeur de génie avec des séries jouées depuis des dizaines d’années et qui ont toutes révolutionné en leur temps le jeu vidéo mais, jamais, depuis de nombreuses années, ces développeurs ne seront autant sorti des sentiers battus. Pour rappel, Diablo, Starcraft et World of Warcraft sont les bébés des californiens. Si, depuis quelques années, l’entreprise tendait à se diversifier avec la parution d’un MOBA (Heroes of the Storm) et un jeu de cartes (Hearthstone), Overwatch est très clairement un projet réellement innovant pour la firme.

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La menace Omniaque

Il y a 30 ans de cela, Omnica, laboratoire d’industrie robotique, parvint à révolutionner le monde en offrant à l’humanité les Omniums, des supers robots intelligents. Malheureusement ceux-ci tombèrent en panne un à un et Omnica fit faillite. Mais étrangement, quelques années plus tard, ces robots se réveillèrent d’eux-mêmes et attaquèrent les populations. C’est alors qu’un groupe de héros surentraînés fut mis en place, les Overwatchs. Ceux-ci sauvèrent l’humanité et devinrent un symbole d’espoir pour tous. Petit à petit, l’heure de gloire des Overwatchs devint un lointain souvenir et des rumeurs d’assassinats, de tortures et de corruption força le gouvernement à dissoudre le groupe d’intervention. Mais devant le retour de la menace Omniaque, les Overwatchs sortirent de l’ombre !

Ceci n’est qu’un résumé de la trame principale et chaque personnage a vraiment un background travaillé. Génial me direz-vous ? Oui en théorie, car toutes ces informations sont trouvables sur le site officiel de Blizzard avec de superbes cinématiques mais, en pratique, à part l’introduction du jeu qui est sublime à en donner des frissons (une habitude chez Blizzard), vous n’aurez aucun onglet dans le jeu traitant plus en profondeur de l’histoire. C’est, ma foi, fort regrettable quand on connait tout le travail d’écriture existant.

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A la conquête de Call of Duty

Rassurez-vous, à part le style de jeu, un FPS, il n’y aura aucun point commun avec un Call of Duty ou un Battlefield. Overwatch se lance dans le style assez peu représenté qu’est le Hero Shooter. Comprenez par là qu’en plus des pistolets et fusils, vous aurez la possibilité d’utiliser des compétences propres à chaque personnage.

Et de ce côté le jeu est plutôt bien fourni avec un roaster à la sortie du jeu comprenant 21 personnages tous très charismatiques. Pêle-mêle vous pourrez incarner Lucio, le fou de roller brésilien, Mc Cree, le Lucky Luke de Blizzard, Chopper, ressemblant étrangement au Boucher de Diablo, Genji, un ninja ou bien encore D-Va évoquant le cultissime Ghost in the Shell.

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La tétrade gagnante

En plus de fournir des personnages aux looks très différents, le jeu proposera un système rappelant fortement les MMORPG. Les 21 héros sont catégorisés en 4 rôles :

  • Attaque : Des personnages assez mobiles et ayant des techniques faites pour le combat, ceux-ci seront à favoriser pour prendre les objectifs.

  • Défense : Au contraire des attaquants ceux-ci seront généralement moins mobiles mais excelleront dans l’art du siège.

  • Tank : Ceux-ci sont les sacs à PVs destinés à occuper l’attention de l’équipe adverse pendant que vos attaquants contournent l’action.

  • Soutien : Ceux-ci sont les soigneurs de l’équipe.

Cette diversité des rôles permet d’ajouter de la profondeur au Gameplay et un brin de stratégie. Jetez-vous la tête la première en pleine mêlée alors que vous jouez un personnage de soutien et c’est la mort assurée, par contre veillez à ne pas trop vous éloigner de votre tank si vous voulez que lui survive.

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Un jeu « technique »

En plus de la séparation en classes, chaque personnage possède 2 à 3 compétences qui lui sont propres avec un cooldown propre à chaque technique. Ainsi chaque avatar possède vraiment sa personnalité et son style de jeu. A l’instar d’un League of Legend, il faudra s’entraîner pendant des heures pour maîtriser vos protagonistes favoris. Concernant celles-ci, leur activation est très simple, elles ont chacune une touche prédéfinie, généralement les gâchettes, hormis R2 qui permet de tirer. Point positif, en appuyant sur la touche gauche de la croix multidirectionnelle vous aurez, à n’importe quel moment de la partie, accès à un petit récapitulatif des fonctionnalités de vos sorts, très utile, surtout lorsque l’on débute le jeu.

En plus des techniques dites « basiques », vous pourrez, une fois la barre chargée, lancer votre attaque ultime, très souvent dévastatrice, mais qu’il faudra utiliser à bon escient. En effet, celle-ci, utilisée au bon moment, peut très clairement inverser la situation. De plus, chaque attaque ultime bénéficie d’une mise en scène assez sympathique et de punch-lines mémorables. On citera, pour les curieux, le fameux « Justice rains from above » de Pharah ou encore le sublime « Ryuuga, Wagatekiwo, Kuaru » d’Hanzo donnant l’impression d’être dans un authentique manga.

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A un c’est bien, à deux c’est mieux et à six c’est un délice

Vous l’aurez compris, cette diversité et complémentarité font que l’on ne peut pas tout jouer à n’importe quel moment. Ainsi toute l’orientation du jeu est faite pour que ce système de classes soit sans faille. Premièrement, exit les matchs à mort, ou deathmatch, chacun pour soi car, il va s’en dire, que certaines classes seraient grandement favorisées.

Ainsi les divers modes de jeu proposent tous des combats en équipe à 6 contre 6 et ont toujours pour principe le duo attaque/défense. A l’heure actuelle, il existe seulement 3 modes de jeu :

  • Un mode d’ « escorte », où il faudra emmener un convoi d’un point A vers un point B en se frayant un chemin dans les lignes ennemies.

  • Un mode « Roi de la colline », les deux équipes se ruent sur un objectif, et il faudra l’occuper le plus longtemps possible pour gagner la partie

  • Une mode de « défense », où une équipe essaie de capturer le fort ennemi pendant que l’autre défend de toutes ses forces.

Bien évidemment, afin de coordonner les actions, il sera bien plus aisé de se créer sa propre équipe de 6 afin de partager le même vocal. Il est actuellement possible, en partie rapide, d’avoir accès à un vocal, mais le matchmaking n’étant pas par région vous pourrez entendre de l’espagnol et de l’anglais à tout bout de champ.

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Le prochain roi de l’e-sport ?

Certains clameront qu’il y a trop peu de modes de jeu mais Blizzard a d’ores et déjà annoncé la parution du mode « compétitif » pour le début du mois de juillet, le temps de bien égaliser la puissance des différents personnages et ,pour les joueurs, de dompter la bête. Avec ce mode classé, Blizzard entend bien conquérir une nouvelle fois (aux côtés de Starcraft) la scène de l’e-sport international. Seul l’avenir pourra leur donner raison.

Par ailleurs, Blizzard a également annoncé que tous les patchs/DLCs seront disponibles gratuitement, gageons donc qu’il y aura de nombreux ajouts par la suite comme Blizzard sait si bien faire dans ses autres jeux.

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Du loot

A la fin de chaque partie, en fonction de vos différentes actions et de la tournure du match vous percevrez un certain nombre d’expérience. Cette expérience, au moyen d’un leveling, permet d’obtenir des coffres de loot. Dans ces coffres vous débloquerez des éléments de customisation pour les différents overwatchs. Au total, vous pourrez débloquer pas moins de 51 éléments par personnage, soit un total de 1071 objets de customisation. Parmi ceux-ci vous pourrez débloquer des tags, à appliquer sur les murs en cours de partie, des emotes, des nouvelles phrases pour vos héros et surtout des nouveaux skins, qui sont, pour les légendaires, vraiment magnifiques. Vous pourrez également obtenir de temps en temps des pièces permettant d’acheter directement ces éléments de personnalisation.

A la manière des freemiums, Blizzard a cédé aux transactions in-game. En effet, vous pourrez acheter ces coffres de loot si vous souhaitez débloquer certains éléments plus rapidement. Comptez 10 euros pour 11 coffres avec un prix toujours plus dégressif avec le nombre de coffres achetés. Personnellement, je ne trouve absolument pas ceci dommageable. Les différents éléments achetables ne donnent aucun avantage en jeu et, surtout, peuvent tous être débloqués gratuitement !

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Un voyage autour du monde

N’oublions pas de parler de la direction artistique, dans un style très « blizzardien » qui rappellera World of Warcraft. Préparez-vous à un monde riche en couleurs et très cartoonesque. Si pour certains jeux le style peut être reprochable, ici, tout le monde est unanime pour dire qu’il est bien réalisé et beau et, pour un jeu qui veut s’inscrire dans le temps, ce choix permet de diminuer la sensation de moteur vieillissant 10 ans après sa sortie. Les différentes cartes sont variées et vous font voyager tout autour du monde du Népal à Hollywood en passant par l’Egypte et le Japon. Il y en a pour tous les goûts ! Les musiques sont également très bien réalisées collant parfaitement avec les zones géographiques des aires de combats.

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En conclusion

Bien que déroutant lors des premières minutes de jeu, Overwatch est bien la nouvelle pépite de Blizzard. Si la maniabilité sur PC est forcément meilleure, je tiens à souligner que les versions consoles ne sont absolument pas en reste. Si vous cherchez quelque chose de différent des FPS classiques, avec un brin de folie, et respectant la devise « facile à jouer, difficile à maîtriser » (chère à Blizzard lors des différentes interviews) ce jeu est fait pour vous ! (D’autant plus si 5 de vos amis sont dans le même cas que vous).

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Test réalisé par ZEUGMA sur PS4

 

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