Naruto to Boruto: Shinobi Striker

 

Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 4 sorti en 2016 était complet en plus d’être esthétiquement irréprochable. Il y a quelques jours est arrivé entre mes mains un nouveau jeu basé sur l’univers du Ninja de Konoha, mais il faut dire que l’enthousiasme des débuts a vite cédé sa place à d’autres émotions moins enjouées. Pourquoi ? Parce que j’aime pas attendre et que… foutue caméra va !

 

Joli, mais pas trop

Il suffit de mettre Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 4 et Naruto to Boruto : Shinobi Striker dans la console un après l’autre pour se rendre compte de la différence qu’il y a entre les deux titres en termes d’esthétique et de technique. Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 4, qui a débarqué en 2016, est clairement au dessus et ce à tous les niveaux. Bien entendu, on est pas sur le même style de jeu et on peut dire pour sa défense que Shinobi Striker doit gérer 8 joueurs sur le terrain au lieu de deux et que les arènes sont plus grandes que dans le titre sorti en 2016. Il est évident que de notre côté on optera toujours plus pour une expérience de jeu plus fluide, qu’un jeu plus beau, mais on continue à croire qu’il était possible de faire mieux avec la puissance des machines actuelles. Heureusement le style visuel assez marqué de ce titre lui permet de s’en tirer sans avoir à subir notre terrible courroux, même si on ne vous cachera pas que l’on trouve le rendu parfois assez terne et un peu fade. Il faut quand même souligner dans les points positifs que les différents effets d’explosions et autres effets spéciaux sont heureusement convaincants.

 

 

Un soucis, deux soucis, vingt soucis et quelques bonnes idées…

Naruto to Boruto : Shinobi Striker part d’une idée intéressante, qui est celle de proposer aux joueurs un jeu de combat coopératif disposant de différents objectifs permettant de faire gagner son équipe. Les idées sont bien là et on sent qu’il y a quand même eu une véritable réflexion autour du projet. On note par exemple l’existence de plusieurs classes complémentaires, à l’instar du Ninja médical, qui peut soigner son équipe, les Ninjas spécialisés au corps à corps, ou bien encore les Ninjas spécialisés dans le combat à distance. Des différentes classes existantes naît une nécessite de coopérer avec son équipe pour pouvoir la mener à la victoire. Le soucis ne vient donc pas du fond, mais vraiment de la forme, car tout semble avoir été exécuté à moitié par les développeurs.

 

 

On pourrait traîner le test en longueur, mais pour faire simple on a entre les mains un jeu orienté PVP/PVE disposant de serveurs qui prennent trois plombes à trouver un nombre suffisant de joueurs pour lancer un match, un matchmaking qui ne fait pas son job correctement et une caméra capricieuse. On ne peut qu’être triste du résultat, car même s’il semblait partir d’une bonne intention le jeu ne fonctionne pas bien en tant que tel. En plus de ces gros problèmes, il faut dire que manette en main on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine rigidité inexistante dans les Ultimate Ninja Storm. C’est un peu comme si on faisait un sacré bond dans le passé, ce qui est un peu étrange… Heureusement quand on arrive à dompter la caméra, à tomber sur une bonne équipe et avec un serveur qui tourne bien, on arrive à participer à quelques combats forts animés, mais la lassitude finira rapidement par montrer le bout de son groin. Il faut dire qu’avec seulement cinq modes de jeu dont un seul qui intéresse vraiment les joueurs, ainsi que tous les problèmes cités plus haut, il est difficile de rester bien longtemps enthousiasmé. On a tenté de se réconforter dans les bras de la bande son, mais rien de spécial n’est à signaler de ce côté non plus. Il faut dire qu’avec même pas 30 pistes, il est difficile de ne pas s’en lasser très vite, surtout dans un jeu auquel on est censé jouer pendant des heures entières avec une équipe. Ne cherchez pas non plus de modes histoire en solo, il n’y en a pas vraiment, si ce n’est des missions sans véritables liens entre elles.

 

 

Au niveau des réjouissances on a trouvé la proposition de créer son propre avatar fichtrement sympathique et il faut avouer que de ce côté les développeurs ont proposés un éditeur plus que satisfaisant. Il y a également la possibilité de customiser son personnage avec plus de 4000 objets différents, ce qui force quand même le respect. On regrette cependant qu’un aspect aléatoire trop prononcé ait été mis en place pour obtenir les objets et que cela ne fait qu’augmenter la durée de vie de façon totalement artificielle.

 

 

Un mauvais jeu ? Pas vraiment non plus.

Naruto to Boruto : Shinobi Striker n’est pas un jeu foncièrement mauvais, mais il n’est pas un bon élément non plus. Les fans de la licence arriveront quand même à passer quelques moments agréables si les serveurs finissent par bien marcher, mais sans plus. Les autres quant à eux feraient bien d’oublier totalement ce titre tout juste moyen et se concentrer sur l’excellent Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 4, ou bien Dragon Ball : Xenoverse 2, s’ils recherchent un jeu de combat avec un univers orienté multijoueur. Il faut avouer que ce dernier est bien plus complet et qu’il possède en plus de cela un mode histoire en béton, ainsi que des serveurs solides.

 

 

 

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