TEST : Far Cry 5

Date de Sortie : 27/03/2018

Disponible sur : PC, PS4, Xbox One

Far Cry… après avoir combattu les mutants du docteur Krieger, tué le « Chacal » en Afrique, sauvé ses amis des griffes de « Vaas » en Océan Pacifique et détrôné le dictateur Pagan Min dans l’Himalaya, nous voilà maintenant dans le Montana profond dans la peau d’une jeune recrue Shérif venu arrêter un Gourou d’une secte « Eden’s Gate Project » à Hope County. Ubisoft avait teasé le titre comme un retour aux sources de la licence et un scénario en béton ! Mais qu’en est-il réellement ?

   

« Jésus revient Jé..é..sus revieeeeent »

« Quels sont les ingrédients pour préparer un bon Far Cry ?

  • Hé bien ma petite Micheline, il nous faut un scénario captivant dans un monde ouvert aussi dangereux que paradisiaque, une grande liberté de mouvement, de l’action à outrance, mais pas trop et surtout, surtout une belle bête bien psychotique que l’on va tuer à la fin… ou pas.
  • Mais Maïté, ça m’a l’air bien bon tout ça !
  • Et bieng, ça ne sent pas la rose, mais y’a de quoi se mettre sous la dent !! »

Comme vous avez pu le voir dans les précédents trailers qu’a mis en avant Ubisoft, on remarque tout de suite que Far Cry 5 contient tous ces ingrédients, mais là  où son originalité va changer la donne c’est dans son inspiration pour sa trame narrative qui va nous propulser cette fois dans une ville fictive du Montana aux États unis. Une petite ville paisible, bercée par la chasse et la pêche, ses cultures de céréales et de bétails, pas si différente de South Park, Hope County va devenir le berceau d’un culte religieux sectaire nommé « Eden’s Gate Project ». Mené par Joseph Seed et plusieurs membres de sa famille, il réussit à gangrener une bonne partie de la population et à s’approprier la ville et toute la région. Les résistants sont enlevés et conditionnés pour rallier la cause, sinon deviennent des martyrs pour l’exemple. Avec l’aide du Shérif du comté, mais aussi d’un groupe de Marshalls, vous allez devoir arrêter ce pasteur au cœur de la ville dans son église. Mais rapidement la situation s’envenime et vous allez être seul ou presque à lutter contre les Seed dans un environnement hostile. Dès le départ Ubisoft a mis le paquet pour faire ressentir le malaise et bien souligner la dévotion des autochtones pour le père Joseph, mais aussi le profil psychotique de celui-ci.

   

« Alléluia Alléluia ! Gloire au… »

La liberté ! C’est le maître mot de ce nouvel opus. Pour accentuer l’immersion, vous avez au tout début du jeu la possibilité de customiser votre avatar à votre image avec une flopée de skins pour les yeux, le visage, la tenue… etc. Mais aussi via votre compte Ubi, Ubisoft récompense ses joueurs les plus fidèles en y incluant des tenues exclusives et bien d’autres choses suivant les titres Ubisoft joués précédemment. Une impression de déjà vu ? Ha bah c’est fort possible, car Far Cry 5 n’est autre qu’un clone de Ghost Recon : Wildlands, mis à part le lieu tout le système du jeu est le même. On a une liberté totale de mouvement dans tous les éléments, eau, terre, air, y’en a pour tous les goûts armé ou non. Évidemment, on retrouve les traditionnelles missions annexes, mais aussi les défis de Clutch qui va utiliser les différents moyens de locomotion du jeu pour effectuer des courses à la sauce « Shérif fais-moi peur », mais sans la belle Daisy, aux couleurs de l’Amérique ou Red Bull c’est selon… Il y a aussi la partie Arcade accessible par des bornes ou des posters (Starfighters ?) qui est un jeu dans le jeu et permet de gagner de nombreuses ressources utiles dans les deux univers. C’est aussi un éditeur de cartes qui va permettre à n’importe quel joueur de mettre à profit ses créations tout comme pourrait le faire un Trackmania. Comme Ghost Recon, un système de talents est mis en place et gonfle à chaque fois que des actions précises sont faites, autant de headshot, autant de morts avec telle ou telle arme, chaque animal chassé, chaque poisson pêché…etc. Ajoutez à ça des planques à découvrir lorsque vous parlez à un redneck du coin qui va vous donner en plus du matos et de l’argent. Ces points de talents dépensés dans une grille d’aptitudes va vous permettre de faciliter votre progression, mais bon je ne vous apprends rien. C’est quand même dommage de constater ce type de recyclage de la part d’Ubisoft sur ce coup-là malgré un point positif, mais aussi du déjà-vu c’est que l’on peut oublier les « tours radio » contre une exploration beaucoup plus naturelle.

   

« C’est le mimi…C’est le rara…C’est la mémerde »

La technologie d’aujourd’hui permet de faire des terrains de jeu immenses où le joueur est libre de faire ce qu’il lui plait sans pour autant être contraint de s’adonner à cent pour cent à la quête principale du jeu. C’est le cas ici, dans Far Cry 5, mention spéciale à la carte 3D en temps réel ! C’est tout bête en fait comme feature, mais c’est un réel plus pour le jeu, car le joueur pourra se rendre compte de la topographie du terrain, mais aussi des véhicules à proximité, des types d’animaux à chasser ou bien du type de poisson à pêcher…etc; une vraie aubaine pour pouvoir se déplacer efficacement. D’un autre côté, on ne peut pas reprocher l’esthétique du jeu, comme vous pouvez le voir sur l’illustration ci-dessous, chaque partie du décor est reproduite d’après des éléments réels de la nature du Montana et modélisés ensuite. Ce procédé renforce énormément l’immersion et la sensation de réalité, seulement avec plusieurs heures de jeu, on se rend vite compte que tout se ressemble et la sensation de réalité s’évapore aussi vite qu’elle est venue. Malgré tout, on ne peut que s’émerveiller de la nature du Montana avec une animation météorologique aléatoire parfaitement bien exécutée avec une transition en douceur et un cycle jour/nuit magique dont les couchers/levés de soleil sont à couper le souffle. Et malgré les miracles du moteur issu de Crytek, « Dunia », on déplorera l’absence d’animation physique de la végétation lors de nos déplacements malgré le bruit bien présent. La nouveauté de Far Cry 5 c’est de pouvoir recruter n’importe qui que vous rencontrez, enfin surtout du côté rebelle et notamment certains personnages et animaux que vous allez croiser au cours de vos missions et qui vont devenir des coéquipiers expert dans un certain domaine, très utiles pour vos épauler dans certaines missions délicates. Malheureusement le titre souffre d’une IA catastrophique qui lorsque vous dépendez d’un PNJ c’est la galère assurée, mais vraiment ! Jusqu’à pourrir votre expérience de jeu. Par exemple, dans le Montana, les gens traversent la route seulement lorsqu’un véhicule passe, ou attendre 10 minutes un PNJ avant qu’il se décide à monter dans un véhicule pour le conduire, car le script vous force à rester coller à la mitrailleuse pour finaliser une mission. Des dialogues, non des monologues qui tournent en boucle au bout de deux phrases, voire une parfois, bref de quoi rendre fou, enfin pour moi ça a été le cas. Alors ok le Montana, South Park, les Ovnis, Crop circles et tout le toutim ne justifient en rien ce bug désagréable de disparition d’animaux que ce soit une fois chassé ou en pleine course. Mais mon préféré reste les explosions sans raison, où tout va pour le mieux et BOOOM ! Votre véhicule vient d’exploser alors qu’il n’y a pas un chat à la ronde, on a vraiment l’impression de conduire des véhicules à l’hydrogène liquide. Bon, le côté positif c’est que si vos coéquipiers PNJ vous gavent, il suffit d’être abonné au PSN et inviter des amis pour faire le jeu en coopération et là l’expérience devient plus fun.

   

En Conclusion

Même si la première partie du jeu impressionne par la découverte du Montana et de ses habitants particuliers, de la rencontre des personnages principaux, le soufflet commence à tomber lorsque le joueur se rend compte de l’IA aux fraises et des quêtes vides d’intérêts en dépit d’une volonté de diversifier. Ainsi, Far Cry 5 est très bon mais j’espère vraiment qu’Ubisoft nous sorte une mise à jour pour rectifier cette IA qui gâche vraiment l’expérience du jeu. Et c’est d’autant plus frustrant, car j’ai eu tellement de plaisir à jouer à Assassin’s Creed Origins et ses DLC que j’aurais aimé avoir la même expérience avec ce Far Cry 5. Seul l’avenir nous le dira…

 

Test réalisé sur la version PS4 par DAGETA

Shainiiigaming
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