TEST: Dark Souls III

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Date de Sortie : Avril 2016

Disponible sur : PC (54,99€) XBOX ONE et PS4 (64,99€)

Voici venu l’instant T ! Cet instant qui sent la mort et la défaite… Cet instant accompagné d’un parfum tantôt d’accomplissement tantôt d’échec critique… Voici venu l’heure du dernier né de la série des Souls, le bien nommé Dark Souls III. FROM SOFTWARE nous a-t-il gratifiés d’un ultime épisode à la hauteur de ses illustres ainés ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test.

Digne descendant

Après 4 épisodes (Demon Souls, Dark Souls 1 et 2 et Bloodborn) From software nous offre enfin son ultime bébé : Dark souls III et le moins que l’on puisse dire c’est que GENEROSITE et PEAUFINAGE ont dû être les maitres mots, les lignes directrices des développeurs lors de sa création.

En effet, quand vous parcourez ce jeu, à chaque instant, un sentiment d’amour transparait et cela que ce soit à travers les environnements parcourus mais également dans le gameplay soigné aux petits oignons.

Comme dans chaque « Souls » vous démarrez tout en bas de l’échelle, vous êtes un fragile PORTE-BRAISE mal équipé dont le but sera de vaincre les très puissants SEIGNEURS DES CENDRES dans l’espoir d’entretenir ou d’éteindre le Feu. Quand je dis fragile, le sentiment est relatif car comme à l’accoutumé dans le genre RPG Die et Retry que ce studio a, si pas inventé, sublimé, le SKILL du joueur est, dans 90% du temps, synonyme de réussite ou d’échec cuisant.

Même après plus de 100h investies dans le jeu, il n’est pas impossible qu’un simple ennemi de base vous envoie Ad Patres.

Mais comme le dit si bien le proverbe : « Patience est mère de vertu ».

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Si prenant que tu en meures

Si l’on pouvait reprocher un point à Dark Souls 2, c’était sans aucun doute le manque d’interconnexions entre les différents lieux visités. Vous pouviez allègrement passer d’un moulin de campagne à un torrent de lave en fusion par un simple ascenseur. Beaucoup de joueur lui avait levé un carton jaune pour cet aspect, pourtant exemplaire dans le premier né de la famille Dark.

Ce point a-t-il été retravaillé dans cet épisode ? La réponse est oui. Bien que le jeu soit linéaire dans son déroulement, le sentiment que son univers est ORGANIQUE est bien là.

L’un des premiers environnements visités (les hauteurs des murs de Lothric) permet d’ailleurs de s’en rendre compte car tout ce que verrez en contrebas est VISITABLE. A certains moments, il est fort probable que vous vous arrêtiez de jouer, leviez les yeux vers les décors les plus lointains et vous rendiez compte que cet endroit où vous vous situez, vous le voyiez depuis le début. La DISTANCE D’AFFICHAGE est d’ailleurs colossale et participe sans mal à faire en sorte que cet univers transpire la vraisemblance.

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Le MOTEUR GRAPHIQUE a d’ailleurs été rehaussé, passage à la nouvelle génération oblige, depuis Dark Souls 2. Merci Bloodborn !

Malgré quelques textures un peu grossières, le jeu arrive sans mal à nous montrer ce qu’on attendait depuis la démo technique de Dark Souls 2 à l’E3 2013 : de BEAUX ENVIRONNEMENTS. Nous n’atteignons pas encore les limites de la machine comme certains ténors du genre nous ont sorti récemment mais finalement qu’importent ces détails graphiques quand une direction artistique de cet acabit est à l’œuvre.

Car oui, hormis l’aspect purement graphique, on se retrouve devant un monde avec une architecture propre, ou le moindre DETAIL anatomique d’un PNJ, le moindre caillou a été pensé et sciemment placé là, à cet endroit précis pour une raison particulière. Plus vous passez de temps dans une zone, plus vous remarquez des choses et continuerez à en remarquer pendant de nombreuses heures.

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Joueur contre environnement

Un monde pareil ne serait rien sans un GAMEPLAY adapté et fort heureusement c’est le cas. Si vous êtes un habitué de la série, vous ne serez pas dépaysé tant l’armement et les mécaniques de jeu sont proches de ses grands frères. Il faut néanmoins mieux tenir compte de ses paramètres de stats que dans DS2 car les changements sur les attributs du personnage sont plus visibles. Le jeu, globalement, dispose d’ailleurs d’un MEILLEUR EQUILIBRAGE de la difficulté.

Difficile donc d’avoir une arme niveau 10 directement. Il faudra avancer loin dans l’aventure avant de commencer à voir les matériaux de forge les plus puissants.

Car oui, la FORGE fait son retour et une chose est sûre, les enseignements tirés de DS1 ont été bénéfiques. Finies les complications à outrance : tel nombre de tel matériau pour faire passer son arme du niveau x à y. Et c’est tout ! A cela, ajoutons quand même 15 types d’infusions (élémentaires) disponibles.

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Cependant comme dit plus haut, le skill prévaut dans les Souls. Même avec une bonne arme (pour peu qu’il y en ait une meilleure que les autres) si vous êtes mauvais, vous PERDREZ et ce ne sera jamais la faute du jeu !

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Hey Boss, don’t let me down

« A chaque zone suffit son boss », telle pourrait être l’expression phare de ce titre. Les BOSS sont bien là ! Ils sont beaux, ils sont grands, ils sont pour certains tellement charismatiques que tu aimerais pouvoir les re-combattre sans attendre le NG+.

Une chose est sûre c’est qu’encore une fois, les plaintes des joueurs contre la surabondance de Boss dans DS2 (parfois très oubliables) ont été entendues. Ils sont nettement moins nombreux mais tellement mieux fichus. Plus question de bêtement tourner autour et de frapper dans le dos, ici, il faudra ANALYSER le pattern, trouver l’ouverture et frapper au bon moment.

Si le boss s’avère trop dur pour vous seul, rien ne vous empêchera D’INVOQUER un ami en renfort. Vous pouvez d’ailleurs en appeler jusque trois (augmentant considérablement au passage les PV de votre redoutable ennemi).

7

Speedrun or not

Le jeu n’est pas court, enfin pas au sens où on l’entend. Il est possible, si vous êtes un PGM, de finir le jeu en 1h30. Mais honnêtement, la première partie est tellement dépaysante, émerveillante que votre hôte a mis plus de 70H à le finir une première fois. Il serait de toutes façons totalement criminel de plier ce jeu en 2/2 : tant de SECRETS y ont été cachés, et ce, dans tous les recoins.

La DIFFICULTE étant très relevée, il vous sera, la plupart du temps, impossible d’aller vite.

Motoi au sommet de sa forme

Bien connu des amateurs des « Tales of », « Golden Sun » ou même « Star Ocean », MOTOI SAKURABA nous revient encore une fois dans cet épisode et parvient à nous émerveiller.

Dès l’écran titre, ses compositions, allant du thème Angelico-divin à des thèmes dont l’aspect EPIQUE transparait à chaque note, nous mettent en émoi. La plupart du temps accompagnant des boss, dont le CHARISME a fait l’une des renommées de la saga, les musiques orchestrales du Master accentuent encore l’intensité d’un combat parfois déjà perdu d’avance.

Du grand ART !

8

En conclusion

Que dire de plus que ce qui est évoqué dans ce test. Si la série des Souls était un gâteau à plusieurs étages, ce dernier épisode serait la fraise surmontée de chantilly trônant au sommet de la structure.

Du grand art à tous les niveaux.

9

Test réalisé sur la version XBOX ONE par WhiterValkyrie

 

Shainiiigaming
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