TEST : PARODIUS DA !

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Date de Sortie : 1992

Disponible sur : Super NES/Super Famicom

Haaa…, PARODIUS, le premier titre de KONAMI alliant la rigueur du SHOOT THEM UP et l’absurde, le cocasse, le dérisoire que pourrait constituer une parodie. Ce titre ayant fait ses premiers pas sur MSX, puis décliné par la suite sur de nombreux supports comme la Super NES/Famicom, la Game Boy et même l’arcade ! Chose rare, car en général c’est l’inverse qui se passe…

Vengeurs Rassemblement !!!

Comme tout SHMUP qui se respecte, l’histoire, on s’en carre le cotillon, car ce qu’on veut c’est de bouffer de la boulette et du POWER-UP ! Sauf que pastiche de GRADIUS oblige, nous avons une petite histoire pour mieux apprécier le délire des membres du studio de KONAMI.

Vous incarnez ici, un petit poulpe du nom d’OCTOPUS (James ?), vêtu comme un cuisinier de TAKOYAKI (tiens ? Comme c’est drôle !) qui profite de ses vacances en lisant le journal et apprend que son cher papa, une pieuvre géante, persécute le monde. Ainsi, prenant sur son dos la responsabilité familiale et rameutant ses petits copains, il part affronter son père et ses sbires pour qu’il arrête son cirque. Nous avons alors la possibilité de jouer avec OCTOPUS (dont les armes seront calquées sur celles de la série SALAMANDER), VIC VIPER (le vaisseau de GRADIUS), TWINBEE (le petit vaisseau chasseur de cloches) et le petit dernier, PENTAROU (qui n’est autre que le manchot d’ANTARCTIC ADVENTURE).
Pour continuer dans le pastiche, vos
RUNS seront accompagnés de musiques qui sont en fait des thèmes très connus issus de grands auteurs de la musique classique comme CHOPIN, TCHAIKOVSKY, BEETHOVEN, DVORAK, WAGNER… Ainsi que des thèmes repris de GRADIUS.

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Beauté et Hilarité

PARODIUS, fleuron du CUT’M UP, est beau, grandiose avec des SPRITES géants qui confirment tout le savoir-faire de KONAMI. Dans les différents tableaux tout nous rappelle GRADIUS, il y a les bulles, les volcans, les statues de l’Ile de Pâques ou les niveaux à « jelly beans »…c’est simple, tout n’est que caricature et satyre jusqu’aux BOSS dont l’aigle américain qu’il faut déplumer (Capitalisme ? noooon), une danseuse du ventre, un vaisseau à tête de chien avec marqué dessus « Captain Kebab » (non, les Chinois c’est les chats…), qui comme R-TYPE constitue un niveau à lui tout seul.

En dehors du parti-pris graphique hilarant et satyrique, je trouve qu’il y a une recherche d’esthétique et mise en scène dans certains niveaux. À l’instar de certains titres précédents qui opte pour fond le vide sidérale, dans PARODIUS, on se promène dans une salle de bains où des manchots prennent des douches, sur des îles ou un glacier sous-marin. On y retrouve aussi des éléments issus de la culture japonaise, avec la dose de clichés attendue, comme les cerisiers en fleurs, les volcans, ou les parapluies KASA OBAKE ou KARAKASA OBAKE souvent utilisés dans le KABUKI ou le théâtre japonais. D’ailleurs, dans un niveau pluvieux, un petit parapluie s’ouvre par dessus votre personnage.

Devoir parodique, le jeu fourmille d’informations à l’écran perturbant parfois notre concentration à éviter les tirs ennemis. Il y a toujours une scène en arrière-plan qui va nous faire sourire et nous faire perdre nos moyens, rendant l’expérience de jeu complexe et difficile. C’est comme si votre concentration est focalisée sur les PATTERNS ennemis et que quelqu’un vous chatouille au même moment.
Malheureusement pour mes amis européens, victimes de la pudeur de certaines personnes ayant l’esprit obtus, la censure est de mise si bien que le tableau : « 
La Naissance de Vénus » de BOTICELLI en toile de fond et autres éléments coquins disparaissent (il y aura d’ailleurs une version « sexy » plus tard…).

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No Fake inside…

On pourrait s’attendre à ce que la beauté de PARODIUS cache un GAMEPLAY médiocre, comme la poussière sous le tapis après coup de balais. Non, non, PARODIUS cache une jouabilité complexe qui pourrait rebuter les novices du genre. Chacun des différents protagonistes a ses propres armes ainsi qu’une musique qui lui est propre dans certains niveaux. On ramasse des capsules à la GRADIUS avec un compteur à six paliers en bas. Ces dernières deviennent des bonbons, cellules ou autres items selon votre perso. Un des ajouts au système de GRADIUS est la reprise des cloches de TWINBEE, qui servent de POWER-UPS spéciaux. On pourra changer de vaisseau après chaque continue, au besoin. Ainsi suivant le héros choisi, l’expérience de jeu sera différente et si l’on finit avec un personnage, ce n’est pas dit que ce sera le cas avec un autre.

Système tout de même agaçant, car on peut se retrouver à changer d’arme, alors qu’on ne le veut pas, en prenant un bonus de trop, idem avec la capsule bleue, qui apparaît aléatoirement à la place d’une capsule classique, tout comme la cloche. Et c’est tragique dans le sens où cela nous empêche parfois d’obtenir l’arme indispensable, sans parler du bonus qui passe aléatoirement à l’écran en guise de tir, compliqué pour poutrer les ennemis ! Surtout que malgré la répartition correcte des CHECKPOINTS, on recommence « à poil »
ainsi, il y a une dimension stratégique héritée de
GRADIUS dans le choix des options. Certaines armes étant indispensables à des moments précis (notamment le niveau « Jelly Beans »…), et malgré la générosité dans le choix des continues et du nombre de vies, l’erreur nous est souvent fatale, très vite on se retrouve à recommencer une dizaine de fois un passage difficile, soit parce qu’il faut récupérer un nombre précis de capsules pour débloquer la bonne arme, soit tout simplement parce qu’il faut être rapide, ou précis. Le passage de la danseuse en est un exemple, où il reprend le principe des BOSS robots arachnéens de GRADIUS II et GRADIUS III.

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En Conclusion

Bon bah voilà c’est simple, PARODIUS est un bijou, un chef-d’œuvre, un concentré improbable de fun et de rigueur, un classique de KONAMI où chaque version sera une vraie réussite !
Petite précision, il existe un stage bonus, intitulé
LOLLIPOP STAGE, plus concentré sur le SCORING qui ravira les GAMERS les plus HARDCORE, c’est le 2e effet KISS COOL !
Bref amateur du genre ou non,
PARODIUS est LE jeu qu’il faut absolument avoir dans sa ludothèque SNES, voir les autres supports aussi !!!

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Test réalisé sur la version SNES par DAGETA

Shainiiigaming
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