Parlons Anime

#1 Devilman Crybaby

Préface

L’article à venir, et ceux qui suivront dans cette thématique, n’est pas le fruit d’un expert en anime. Voilà, dès la première phrase je vous annonce que ça va être naze mais ne fuyez pas, je m’explique. Certes, je ne lis pas de mangas mais j’apprécie regarder certains animés, question de confort. De ce fait, même si je ne suis pas un expert en la matière il me semblait intéressant d’en présenter quelques-uns pour ceux qui soit seraient passé à côté, soit auraient hésité à les regarder, soit n’auraient pas voulu les continuer pour une raison ou une autre. Bref, les experts pourront me dire que j’y connais rien, ceux qui n’y connaissent rien pourront me dire que j’écris n’importe quoi, tout le monde est content !

Trêve de bêtises, je vais profiter de la préface pour expliquer comment j’espère construire cette chronique. Dans un premier temps, je ne parlerai que des animés terminés. Prenons un exemple, j’ai adoré no game no life, mais n’étant pas terminé, je ne voudrais pas dire des choses que je regretterais si la qualité venait à se dégrader. Ensuite, j’essaierai de faire une présentation assez globale de l’animé en question en évitant un maximum de spoilers, le but étant de donner envie de regarder, pas de résumer. Et enfin, très important, l’avis donné dans ces articles sera personnel. Je ne suis pas un gourou, à aucun moment je ne compte vous faire adhérer à mon point de vue de force, et à aucun moment je ne considère que ceux qui ne le partagent pas sont des abrutis finis. Même si cela semble logique, il me semblait important de soulever ce dernier point. Sur ce, c’est parti.

 

De quoi ça cause ?

On suit ici l’histoire d’Akira Fudo, un garçon assez banal, bien que légèrement excentrique et très émotif, qui habite chez son amie Miki Makimura car ses parents voyagent régulièrement sur de longues durées. Lycéen, dans un club d’athlétisme, il se fait un jour entraîner par son ami d’enfance Ryo Asuka dans une soirée Sabbat.

En effet, selon les dires de Ryo, les démons seraient de retour sur terre, prenant possession des humains, et le seul moyen de les combattre serait de révéler leur existence aux humains. Au cours de cette soirée, Akira fusionne avec Amon, seigneur des démons. Il acquiert ainsi des pouvoirs démoniaques, tout en conservant un cœur humain. La lutte contre les démons commence.

La série se compose de dix épisodes de vingt minutes, ce qui la rend rapide à regarder. Au fur et à mesure de l’histoire, nous ferons la rencontre d’autres personnages d’importances différentes, ainsi que les motivations de chacun. Chacun d’eux sont développés suffisamment pour que l’on puisse éprouver plus ou moins d’empathie pour eux, et ce pour une durée plus ou moins longue.

La durée de la série étant courte, il n’y a pas, ou alors très peu de temps morts, et c’est très facilement que vous enchaînerez les épisodes sans même vous rendre compte que la série a pris possession de vous. Ironique.

 

Pourquoi c’est bien ?

Pour beaucoup de raisons. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il s’agit là d’une adaptation du manga Devilman de Gō Nagai, publié entre 1972 et 1973. Oui ça date. Or, les années 70 au Japon étant puritaines, un manga qui apporte comme thématique le sexe, la drogue et les démons était tout sauf conventionnel, parce que oui, il y a du uc dans le manga et dans l’animé aussi, j’aurais peut-être dû commencer par là. Toujours est-il qu’il s’agissait à l’époque d’un énorme pavé dans la mare.

Ajoutons à cela que l’auteur en profite pour nous présenter un satyre de la société actuelle avec la délicatesse d’une tractopelle, et vous comprenez pourquoi l’audience visée est mature, et devra être émotionnellement prête. Parce que oui, comme je le disais, si vous accrochez, la série va vous posséder, vous prendre aux tripes, et malgré vous vous n’en sortirez pas indemne.

 

Autre point fort, le réalisme. Pas tant sur le fond, mais sur la forme. L’animé à réussi le tour de force de, non seulement conserver le coté satyrique de l’œuvre originale, mais en plus de le transposer dans un cadre temporel de quarante ans de plus. Eh oui, Internet et les téléphones portables n’existaient pas en 1970. Une bonne adaptation donc, mais pourquoi réaliste ? Que ferait l’humanité si elle apprenait que les démons étaient parmi nous ? Regardez la série, et venez me dire que ce n’est pas le scénario le plus probable.

Encore un autre ? La cohérence. Oui, il y a une différence entre réalisme et cohérence, je m’explique. On parle ici de démons, et par extension des vices de l’homme. De ce fait, tout est présenté de façon…inhumaine, et voilà pourquoi l’animation est si particulière. Mais les passages de nus ne sont pas forcément agréables à regarder, nous mettant ainsi face à la part sombre et sale de nos fantasmes. Et ce n’est ici que l’exemple le plus visible, mais tout dans cet animé vous fera remettre en cause votre humanité

Et enfin dernier point fort, la fin. Sans spoil, elle m’a laissée sans voix. Jusqu’à la dernière minute la série nous tient en haleine, et ce jusqu’à la dernière réplique. Magistral.

 

 

En conclusion

Devilman Crybaby n’est pas destiné à tous, et ne plaira pas forcément à tout le monde de prime abord. Toutefois, si vous accrochez ou que vous passez outre le rebutement, vous découvrirez une œuvre culte remise au goût du jour à la portée plus importante qu’elle ne le laisse croire. Soyez prêt moralement et émotionnellement, il y aura des rires, des pleurs et des malaises. Une douce amertume délicieuse qui restera en bouche un long moment.

Pour plus de détails, je vous invite à regarder les vidéos du chef otaku à ce sujet, qui m’ont aidé à mieux comprendre l’envers du décor.

https://www.youtube.com/watch?v=jlRI2cFts48

https://www.youtube.com/watch?v=fYoIr0ptxX4

 

 

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