LOUVARDGAME 6

La 6ème édition des LOUVARDGAME s’est déroulée du 17 au 19 février à la Louvière expo.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou ceux qui ne suivent pas l’actualité de Shainiiigaming (oui vous dans le fond de la salle), les LOUVARDGAME c’est une LAN reprenant plusieurs compétitions d’ESPORT.

Cette édition comptait 200 compétiteurs toutes disciplines confondues. Plusieurs jeux y étaient représentés :

  • CS :GO avec 20 équipes

  • LOL avec 16 équipes

  • SC2 avec 16 joueurs.

Pendant deux jours, ces acharnés du clavier et de la souris se sont affrontés afin de déterminer quelle équipe (ou joueur) était le meilleur dans chaque discipline. Et il y avait du beau linge.

CS :GO

Comme dit précédemment, 20 équipes se sont affrontées durant ce week-end. A l’issue de ces affrontements, la finale a réuni la team SECTOR ONE menée par BEASTy et la nouvelle team PRO du Sporting de Charleroi menée par FARIS.

Après cette finale d’anthologie, la Team Sporting de Charleroi s’est inclinée devant SECTOR ONE.

Team SECTOR One (photo louvargame)

Team Sporting de Charleroi (photo louvargame)

Sans oublier la troisième marche du Podium qui a été arrachée par la team GOSU.

Les teams sont rentrées respectivement avec un cash prize de 1100 € pour le premier, 600 € pour le second et 400 € pour le troisième.

LOL

Durant le week end, 16 équipes ont donnés leur maximum pour gravir les 3 marches du podium.

A l’issue de la compétition, la team SEIZURE a remporté la troisième marche du podium.

Et après une finale ou le Baron a dû au moins être tué 15 fois, idem pour le drake, c’est la team Qbyte qui a du s’incliner face à la team Patisserie.

Team Patisserie

Team QBYTE

A nouveau, il y avait un cash prize à la clé respectivement de 250 €, 450€ et 800 €.

Starcraft 2

La compétition Starcraft 2 a couronné Shino comme roi du jeu. Son second est Cosmos. Et la troisième place a été enlevée par Light.

Ambiance

Comme dans toute bonne lan (et la louvardgame est une EXCELLENTE Lan) l’ambiance était au top. Son organisateur, Philippe Bouillon, s’est bien sur heurté aux difficultés inhérentes à une telle organisation avec notamment une mise à jour des serveurs CS :GO le vendredi soir qui faisait planter le jeu (merci VALVE). Mais malgré cela, tout s’est déroulé sous un contrôle sans faute.

D’après les échos recueillis, les joueurs étaient enchantés par ce week-end de folie.

C’était pour Shainiiigaming, l’occasion de mettre un premier pied dans l’ESPORT, et nous avons été superbement accueilli par l’organisateur et son équipe. Nous avons pu constater que cette équipe était vraiment constituée de passionnés, à la disposition et à l’écoute des joueurs et prêt à se plier en quatre pour résoudre les problèmes. A tout seigneur, tout honneur, cet article est là aussi pour leur rendre hommage.

D’ailleurs une prochaine LOUVARDGAME devrait être lancée dans le courant du mois de mai, nous vous tiendrons bien sûr au courant.

Et pour finir, nous avons pu obtenir un entretien avec Philippe Bouillon, organisateur des LOUVARDGAME que vous trouvez ci-dessous.

Shainiiigaming : Alors les LouvardGame c’est une histoire qui date de combien de temps ?

Philippe Bouillon : Les Louvardgame ont commencé en octobre 2015 et depuis c’est la 6ème que nous organisons.

S : Sont présentes dans la salle 200 personnes toutes compétitions confondues. Cela a toujours été comme cela ?

PB : On a commencé beaucoup plus petit, dans une école de Charleroi avec une centaine de personnes, on ne savait pas comment ça allait marcher. Actuellement nous en sommes au double et si tout va bien d’ici un an nous pourront organiser des lans avec le triple soit 300 personnes.

S : Et à ton avis l’ESPORT, phénomène de mode, phénomène en évolution ou le futur ?

PB : Pour moi je le dis haut et fort, c’est le sport du futur. Ce n’est pas un phénomène de mode puisque cela existe déjà depuis plusieurs années et les investisseurs, les concepteurs de jeux font tout pour se tourner vers l’ESPORT. Pour moi l’ESPORT à un grand avenir devant lui et pour les Louvardgames on est au début d’une grande histoire.

S : Qu’est ce qui t’as décidé à organiser des évènements comme celui-ci, qu’est ce qui t’as poussé et motivé à créer cela ?

PB : Beaucoup de gens disent qu’ils sont nés dans les jeux vidéo, pour moi c’est une réalité. A 4 ans je jouais à la Game boy, et je suis passé ensuite sur différentes consoles. Pour moi les jeux vidéo c’est ma vie. J’adore cela, c’est vraiment une passion. Et je me suis dit que j’en ferais bien mon métier. J’ai donc pris mon courage à deux mains et je me suis lancé tête baissée dedans. Et je ne suis pas déçu. L’ESPORT est vraiment devenu mon métier.

S : Les Louvardgame c’est une structure de combien de personnes ?

R : Officiellement je suis tout seul dans l’organisation, je travaille à cela toute l’année. Mais bien sûr pour les événements même il m’est impossible de tout gérer seul. J’ai donc des bénévoles, ma compagne bien sûr et des amis qui viennent filer un coup de main pour la mise en place, la cuisine, … Je ne sais pas être partout en même temps.

S : Et au niveau des partenariats, nous voyons que MAXXTOR est présent sur l’évent, comment cela a commencé ?

PB : MAXXTOR est une grande chaine de magasin en Belgique, ils sont d’ailleurs les fournisseurs officiels des PC GAMING de Mediamarkt entre autre. Et simplement ils ont été touchés par l’effet ESPORT. Ils voulaient s’engager dedans, et ont cherché pendant des années jusqu’au moment où ils sont tombé sur nous. Ils sont venus voir une LAN, et ont bien aimé notre boulot. Ils se sont donc investit petit à petit. Et maintenant nous pouvons dire que MAXXTOR est un partenaire PREMIUM de LouvardGame dans le sens où ils nous permettent de nous développer correctement.

S : Chance ou hasard du calendrier, le Sporting d’Anderlecht vient d’annoncer l’engagement d’un ESPORTIF pour les compétitions FIFA et qui représentera Anderlecht. De même le Sporting de Charleroi a constitué une équipe de sportif pour CS :GO. Ils sont d’ailleurs présents à cette compétition. A ton avis comment en est-on arrivé à cela ?

PB : Et bien simplement parce que les clubs de football reconnus mondialement tel que le PSG, Chelsea ou Wolfsburg se lancent de plus en plus dans l’ESPORT car, comme je l’ai dit précédemment, il s’agit du sport de l’avenir. Et les clubs de foot l’ont clairement compris. Le phénomène s’est propagé dans de nombreux pays européens et ce jusqu’à nos portes. Et donc j’ai proposé l’idée au sporting de Charleroi de s’allier un peu, et de mettre un orteil dans l’ESPORT pour voir si cela les intéressait et ce qu’ils en retireraient. Ils ont été très enthousiastes à l’idée et ont tout de suite accepté. Je leur ai donc composé et proposé une équipe et cela a l’air de fonctionner au vu des résultats dans ce tournoi. Ils vont continuer à travailler avec nous. On verra bien ce que l’avenir nous réserve.

Concernant le Sporting d’Anderlecht, je pense que c’est un peu le même procédé aussi de leur côté, sauf qu’ils ont préféré investir dans un autre jeu ESPORTIF. On verra ce qu’ils vont en faire.

S : Puisque l’on parle des jeux ESPORTIF, sont représentés ici : GS/GO, LOL, Starcraft. Les futurs LOUVARDGAME vont rester sur cette thématique ou de nouveaux jeux vont venir se greffer ?

PB : De base CS :GO et LOL sont les jeux les plus ESPORTIF qui existent au monde à l’heure actuelle. Ils y en a bien sur d’autres, par exemple DOTA 2 mais le problème de ce jeu c’est qu’en Europe il est très peu joué et très peu suivi. Etant européen je pense que nous ne saurons pas faire de tournoi majeur la dessus. Viendront peut être se greffer du FIFA forcément parce que à un moment ou un autre, le Sporting de Charleroi va certainement s’y intéresser et via notre partenariat nous lancerions des tournois majeurs dessus. Après, cela dépend aussi du développement de chaque jeu qui est créé pour être ESPORT, je pense notamment à OVERWATCH. Blizzard a envie d’en faire de l’ESPORT, il faut voir si réellement ils vont réussir à atteindre leurs objectifs. Pour le moment je pense que ce n’est pas intéressant, mais si ça tombe, d’ici un an ou un an et demi, Overwatch deviendra un jeu majeur dans l’ESPORT et forcément on l’intégrera dans nos tournois.

S : Quelles sont les difficultés d’organiser une LAN telle que celle-ci.

PB : Oula les difficultés. Je pense clairement que beaucoup de gens sous-estiment les difficultés d’organiser une lan telle que celle-ci. Il y a beaucoup d’éléments qui viennent s’ajouter, l’électricité, le réseau Internet, les serveurs externes, en gros plein d’éléments sur lesquels nous n’avons pas la main. Imagine, on organise une lan et ORES décide de faire des travaux dans la rue et coupe l’électricité pendant quatre heures. On est tributaire de cela. Idem pour les développeurs qui font des mises à jour le vendredi ou le samedi et qui ne pensent pas aux LANS qui peuvent être organisées. Alors qu’ils pourraient faire leurs mises à jour le lundi, là où c’est sûr qu’il n’y a plus ou presque plus de compétitions. Nous organisateurs, nous sommes un peu prisonniers de cela. Et même victime quand des éditeurs de jeux ne font pas attention à cela. Et donc les joueurs se retournent vers nous pour râler plutôt que vers l’éditeur de jeu. Beaucoup de joueurs comprennent malgré tout mais un certain nombre, non. Pour eux une LAN c’est facile, on met une table, des chaises, un câble réseau et c’est parti. Malheureusement cela ne se passe absolument pas comme cela. Derrière il y a énormément d’heures de travail, énormément d’investissement. Il ne faut pas croire que cela nous amuse d’avoir un serveur qui freeze. Cela nous ennuie tout autant que les joueurs, mais nous ne sommes pas éditeurs de jeux, nous ne pouvons pas récréer un jeu pour résoudre le problème. Parfois même les machines des joueurs sont défectueuses ou obsolètes et ils ne s’en rendent pas compte. C’est donc tout un processus où on doit jouer l’assistant social et le psychologue, où on essaie de faire comprendre au joueur que nous ne sommes pas responsables de cela et que nous ne pouvons pas régler tous les problèmes.

S : Le politique ne s’est pas encore intéressé à l’ESPORT ?

PB : Petit à petit il s’y intéresse, j’ai déjà entendu pas mal d’échos. Mais cela reste très pauvre par rapport à ce qui se passe dans d’autres pays.

S : Tu serais prêt à franchir le cap et toi aller voir les politiques pour les sensibiliser à cela ?

PB : Bien sûr, et je pense qu’avec un partenaire tel que le Sporting de Charleroi, nous serons amené un jour à rencontrer des personnes importantes dans notre système politique et je me ferais une joie de leur expliquer que l’ESPORT c’est tout aussi culturel que sportif, et que c’est dans leur intérêt de s’y intéresser un peu et pourquoi pas, nous aider à le développer.

S : Pour revenir au LouvardGame, c’est 4 événements par an et un championnat de Belgique.

PB : Exact, nous avons instauré un championnat de Belgique pour cette saison 2017, ou les 8 meilleures équipes de chaque compétition LouvardGame engrangent des points et à la fin des 4, la meilleure équipe sera désignée Championne de Belgique. Est-ce que cette équipe gagnante est la plus forte, c’est difficile à dire, mais avec le système que l’on a mis en place, se sera au moins la plus constante. Cette année-ci le championnat sera en phase BETA, mais avec le retour des joueurs et nos propres observations, je pense que l’on va développer quelque chose de conséquent.

S : Est-ce que tu reçois un appui des concepteurs de jeux tels que Riot pour LOL ou Valve pour CS : GO ?

PB : RIOT aide beaucoup les organisateurs dans leurs jeux, via notamment des RIOTS Points qui sont offerts. Au niveau de VALVE C’est le silence radio. Au niveau de Blizzard, c’est compliqué de les contacter. Il faut des contacts que moi personnellement, à l’heure actuelle, je n’ai pas.

S : Merci de nous avoir reçus et longue vie au LouvardGames.

PB : C’est avec plaisir.

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