L’Empire contre-attaque – 40ans !

Pas que de Cinéma !

 

L’année 2020 restera une année particulière. C’est historiquement la première année où l’on est privé de rejoindre les salles de cinéma pour nous éclaircir les idées d’évasion. Il y a de ça 40 années, la technologie ne permettait pas de grands chefs d’œuvre visuels tels que maintenant. Sauf quelques exceptions qui ont marqué l’art des salles obscures. La guerre des étoiles et surtout sa suite font partie de ces exceptions. Posez la question à n’importe quel fan de la Saga, selon lui « Quel est le meilleur film de Tonton Lucas » ? Il n’y a pas de débats, le meilleur opus est et restera à jamais, l’Empire contre-attaque. Le cinquième épisode apporte à la Saga toute l’intrigue d’une paternité refoulée et oubliée. Il dévoile le personnage le plus sage et le plus improbable qui soit … Yoda. « The Empire Strikes Back » sous son appellation originale, c’est aussi la phrase qu’on a tous prononcé un jour, … « Je suis ton père » ! Bref, le bijou qu’est l’épisode V souffle ses 40 bougies.

Mais les années 1980 n’ont pas vu que le film, elles ont aussi accueilli tout le bagage vidéoludique que l’Empire contre-attaque a laissé et surtout initié. Car bien qu’il soit le second film d’une Saga mythique, il est surtout le premier jeu vidéo estampillé « Star Wars » qui allait en appeler bien d’autres …

Les débuts :

En 1982, Atari et Parker sortent leur première cartouche à l’effigie de la guerre des étoiles. Une cartouche montrant les célèbres quadripodes impériaux qui seront l’objet du soft. Quelques micros carrés représentent les dites machines et quelques petits points font office des vaisseaux rapides enroulant leur grappin autour des jambes. C’est basique, c’est archaïque, mais c’est le premier. Intellvision fera de même en 1983. Attention les yeux, ça pique.

               

Il faudra attendre 1985 pour voir les salles d’arcade, se doter de la belle machine retraçant le même principe en 3D. Là aussi, les yeux se doivent d’être bien entraînés mais je nourris toujours l’espoir de pouvoir en toucher une originale avant mon départ vers l’au-delà.

Ce rail shooter game se verra disponible sur les machines Commodore, ZX Spectrum, Amstrad CPC, … La machine est en marche pour que les néo-gamers se prêtent au jeu. Il faut attendre 1992 pour qu’une nouvelle sortie sur la NES de Nintendo ne gâte les amateurs … ou pas. Car la difficulté incommensurable en découragera plus d’un. Un titre injouable, à la fois sur un écran de télévision mais aussi sur le petit écran 8bit de la GameBoy.

 

Et en 1993, le visuel s’éclaircit, grâce aux performances de la machine phare de Nintendo : La Super Nes et son « Super Empire Strikes Back ». Au niveau de la difficulté, pas d’améliorations ! Ce titre est tout aussi compliqué dans l’avancée que son prédécesseur. Mais on doit se mettre cela sous la dent pour entendre les musiques tant chéries de Maître John Williams.

La planète glacière Hoth (ça ne s’invente pas) gagne les futurs jeux de la Saga et devient un classique de tout soft « Star Wars » qui se répète. Le titre du cinquième épisode ne sera pour ainsi dire plus utilisé en tant que tel, mais constituera l’imagerie attirante choisie pour le marketing.

Du titre unique aux apparitions :

Les niveaux de la borne « Star Wars Trilogy Arcade » retracent, très fidèlement pour l’époque, les flocons de neiges accompagnant les Snowtroopers lors de l’attaque impériale. Même des décennies plus tard, il est encore plaisant de parcourir ce niveau dans les couloirs de la base Echo.

 

La série des « Rogue Squadron » est, pour une grande majorité des gamers, ce qui s’est fait de mieux en jeux vidéo « Star Wars ». Chaque opus s’est doté de son « level » sur Hoth. Qu’il s’agisse de missions à l’assaut des walkers ou encore de chevaucher un Tauntaun pour rejoindre la base sous les traits de Luke Skywalker, l’Empire contre-attaque est passé par là. Un délice pour les yeux et des sensations uniques, rarement égalées. On comprend pourquoi la couverture de « Rebel Strikes », le troisième numéro de « Rogue Squadron », s’est doté d’une couverture aussi parlante et représentative.

    

Continuant ses adaptations partielles, le préféré des fans s’invitera dans le titre « Apprentice of the Force » sur la console Gameboy advance, où le rendu et la jouabilité sont au top pour une portable. Mais le monde du jeu évolue et passe par les applications sur smartphone, donnant à l’Empire contre-attaque, la possibilité de voir deux titres estampillés à son effigie.

                 

Les briques lego ne feront pas exception dans les adaptations sur consoles. De quoi se geler les mimines sur nos manettes, ou toutefois, d’en avoir juste l’impression.

   

L’apothéose de ce qui se fait le mieux en matière d’adaptation du plus beau film de la Saga, est sans conteste, l’apparition de levels sur la sublimissime borne d’arcade « Star Wars – Battle for Pods ». L’immersion y est totale et le souffle en est coupé, surtout sur écran incurvé. Peut-on encore rêver mieux en tant que fan ?

     

Les apparitions sur les deux derniers Battlefront ne font pas mieux, mais se défendent bien ! Alors que leurs grandes sœurs de 2004 et 2005 avaient déjà fait des merveilles.

En résumé, l’Empire contre-attaque a initié les débuts de la Saga, il a connu l’évolution de bons nombres de générations de consoles et de gamers, sans oublier les apparitions en Arcade d’un niveau époustouflant. La virtualité telle qu’on la connait aujourd’hui peut-elle encore nous surprendre en terme d’immersion ? Protagonistes de ce qu’est la vraie marque « Star Wars », c’est-à-dire celle des débuts, de la révolution des années 1980 en cinématiques, profitez des merveilles technologiques actuelles ! Passez le Blu-Ray et ensuite, à vos manettes pour défendre … ou détruire … la base Echo. Il reste le plus marquant, malgré une « Prélogie » qui avait la priorité de développement et un « Postlogie » qui casse le mythe si cher à nos yeux.

Cédric Quinaut
Cédric Quinaut

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