C’est en 2017 que le Pixel Museum a ouvert ses portes au grand public dans la petite commune française de Schiltigheim près de Strasbourg. On doit sa création à la Ludus Academy, l’école européenne de la création et du développement du jeu vidéo et du serious game.

Les couloirs du temps à travers les différents hardwares

C’était le premier du genre en France, il proposait 40 ans d’histoire au travers consoles de salon, portables ou transportables qui ont marqué les générations, les bornes d’arcade, l’envers du décor, ou encore la création actuelle. Le jeu vidéo est souvent mal compris, l’ambition du Pixel Museum était de faire découvrir toutes les facettes du X° art et avait la prétention de lutter pour la préservation du patrimoine, l’évangélisation du média et le soutien à la création. Il était un lieu d’expérimentation aux ateliers créatifs, soirées d’entreprises, anniversaires, démonstrations des jeux indépendants, mise à disposition des nouveautés et avant premières. D’ailleurs, le premier parrain de ce musée était Oskar Guilbert, le CEO de DONTNOD Entertainment.

Ce lundi 22, Jérôme Hatton, directeur du musée a fait un communiqué officiel sur la page Facebook du site expliquant avec beaucoup d’émotions le pourquoi de cette décision de fermeture définitive:

On y retrouvait des pièces assez rares en bon état de fonctionnement comme ce Videopac.

[Communiqué officiel]
Depuis février 2017, le Pixel Museum, unique musée français consacré au jeu vidéo, est une réussite en terme de fréquentation et de plébiscite du public. Plus de 75 000 visiteurs venus de tous les pays ont pu découvrir la plus grande collection au monde exposée consacrée aux jeux vidéo, jouer, participer à des tournois, comprendre et lutter contres les idées reçues. Plus de 60 événements (expositions, conférences, tournois…) ont été organisés en 3 ans, 3 emplois permanents créés et les perspectives de développement étaient idéales.

Cependant, le loyer inapproprié, l’absence de soutien de collectivités, une configuration ne permettant pas de se développer et l’impossibilité d’accueillir le public dans des conditions de sécurité sanitaire, entraînent la fermeture définitive de ce musée privé à Schiltigheim.

Nous remercions nos partenaires qui ont été à nos côtés (ARTE, Athéo Ingénierie, devolo France, Ludus Académie, Pearl Diffusion, Omnium, Orange), nos employés dévoués, les milliers de visiteurs d’ici et d’ailleurs d’avoir été au rendez-vous, d’avoir compris le rôle culturel, sociétal et artistique du média le plus populaire du monde, et de nous avoir soutenu pendant plus de trois ans !

Nous espérons que l’aventure ne se termine pas ainsi et nous continuons notre mission de préservation de ce patrimoine que nous espérons pouvoir partager à nouveau rapidement avec le public.

A Schiltigheim, le 22 juin 2020.

Jérôme Hatton, directeur et toute l’équipe du Pixel Museum.

La console originelle là où tout a commencé.

On sent vraiment la difficulté du jeu vidéo à se faire reconnaître comme une culture à part entière. Les souvenirs tragiques du projet de musée tombé à l’eau à la Défense de Paris ne fait que renforcer cette idée. Les japonais l’ont déjà compris grâce à un français, Joseph Redon qui, installé là-bas, a pu fonder la GPS (Game Preservation Society). Mais tout n’est pas perdu en Europe, il y a beaucoup d’association comme MO5.com qui ont cet objectif de faire valoir ses droits au Jeu Vidéo et de lutter pour la préservation du patrimoine vidéoludique.

 

Dageta
Dageta

Dageta est une fusion ratée qui n’a pas été prise au casting Dragon Ball Z. Il sombre dans les marécages de la mélancolie et noie son chagrin dans les jeux vidéo où il parfaire son skill dans le versus fighting et le shoot’m up ! Avec le temps, sa collection grossit à vue d’œil et sa soif de culture n’est qu’exponentielle. Pupille au sein de l’association MO5.com, il rejoint les rangs de Shainiiigaming pour prêcher la passion et la préservation du patrimoine vidéoludique.

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