Control : Un bureau pas comme les autres

 

Vous ne le saviez pas, mais l’écriture du test de Werewolf avait nécessité la création d’un compte Epic Games. Jusqu’ici tout le monde s’en fout, et ce à juste titre. CEPEEEEEENDAAAAANT, cette anecdote était nécessaire pour vous introduire…le jeu dont on va parler aujourd’hui…textuellement. Bref.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Epic Games propose chaque semaine un jeu gratuit. Bien qu’en général ceux-ci ne soient pas folichons, il arrive que des exceptions se présentent. C’est par ce biais que j’ai fait l’acquisition de Control peu avant les fêtes de fin d’année. Paru en 2019, édité par les studios 505 Games, à savoir les gars derrière Indivisible et développé par Remedy Entertainment, créateurs de Alan Wake, Quantum Break et Max Payne, le jeu partait donc sous de bonnes augures. Est-ce le cas ? C’est ce que nous allons voir.

I Vous allez aimer vous poser des questions

 

Nous incarnons Jesse Faden qui, guidée par une mystérieuse voix dans sa tête va rentrer dans un bâtiment secret appelé Bureau Fédéral du Contrôle, dans le but de retrouver son frère disparu depuis 17 ans. La fonction de ce bureau est de contrôler des objets dit altérés, et qui donc possèdent des propriétés paranormales, ce qui n’est pas sans rappeler une certaine Fondation SCP (pour ceux qui ne connaitraient pas, je vous renvoie vers l’excellente vidéo de Alt236 : https://www.youtube.com/watch?v=2Vh8I49Ezlw&t=1406s).

Suite à un concours de circonstances, elle va se retrouver catapultée au rang de Directrice du Bureau, et de ce fait devoir prendre en charge la menace qui pèse sur lui, à savoir le mystérieux HIss, une entité peu sympathique qui a la fâcheuse tendance à contrôler les gens. Ses pérégrinations la conduiront à en savoir plus sur le Bureau en lui-même, les gens qui y travaillent, et surtout ce qu’il est advenu de son frère.

L’histoire se déroulera donc uniquement dans ce seul bâtiment au style architectural brutaliste qui défie les lois de la réalité (tout en rappelant le bâtiment des MIB), tout comme les pouvoirs que notre Directrice va acquérir. Mais en ce qui les concerne, il sera plus intéressant de les aborder d’un point de vue gameplay.

II Vous allez aimer évoluer

 

Control se présente sous la forme d’un jeu à la troisième personne. Si au début il se limite à un simple TPS, au fur et à mesure de la progression dans le jeu, de nouveaux pouvoirs viendront s’ajouter à l’éventail. Dans cette liste, nous allons trouver, la lévitation, le dash, le bouclier, le contrôle d’ennemis et, mon petit chouchou, la télékinésie. Pourquoi mon petit chouchou, parce qu’il vous permettra d’utiliser quasiment tous les objets du décors comme projectile. Oui, on peut interagir d’une façon ou d’une autre avec la grande majorité des décors du jeu, et ce avec une physique réaliste, chapeau bas. Mais je diverge.

Ces compétences pourront bien entendu être améliorées, offrant ainsi différentes possibilités de jeu selon votre style ; Pour ce faire, il vous faudra utiliser des points de compétence qui ne se débloqueront pas suite à une montée du niveau (puisqu’il n’y a pas de niveaux), mais suite à la complétion d’une quête.

Et puisqu’on parle de quête, c’est le moment d’embrancher sur un des points forts du jeu : l’exploration est récompensée. Je m’explique, en plus de la quête principale, il y aura des quêtes annexes, dont certaines à durée limitée, mais surtout d’autres « cachées ». Aucun PNJ ne vous les lancera, seul votre sens de la découverte et de l’observation vous permettra de les accomplir. Par exemple, l’une d’entre elles consiste à trouver et  jeter dans un fourneau 6 téléviseurs disséminés dans l’étage, la récompense sera un mod d’arme plutôt fumé (merci Internet).

Mais pour explorer l’Ancienne Maison (le nom du bâtiment), il vous faudra vous armer de courage, car Control ne se situe pas dans un environnement rassurant.

III Vous allez aimer le mal-être

 

Rassurez-vous, Control n’est pas un jeu d’horreur. Ici l’angoisse passera principalement par son ambiance malaisante. En effet, le jeu se déroule dans un bâtiment à la fois immense et oppressant, et dans lequel on se perd facilement, même avec la carte (ou alors c’est juste mon sens de l’orientation qui laisse à désirer, hypothèse à ne pas exclure). On s’y balade seul, et comble du bonheur, la menace d’un pop d’ennemis est quasiment constante. Yolo.

Ce sentiment d’insécurité est renforcé par le jeu incroyable des lumières qui tendent majoritairement vers le rouge dans les zones non sécurisées. Et tout le monde sait que le rouge est rassurant, bien entendu. Et quand c’est pas du rouge, c’est tout bonnement des couloirs peu éclairés. Double Yolo.

On en rajoute une couche ? L’ambiance musicale de ce jeu est une dinguerie et chaque morceau colle parfaitement à la situation.  Et croyez-moi, vous allez craindre la musique du pop d’ennemis, et être soulagé quand celle-ci va s’arrêter. Et il y a tellement de choses à dire sur l’ambiance musicale de ce jeu que l’on pourrait en faire un article complet. Ça tombe bien, cet article existe déjà : https://musiquedejeuvideo.com/2019/10/22/la-musique-de-control-2019/amp/.

Et afin de parfaire l’immersion, le 4ème mur est souvent brisé car la voix dans la tête de Jesse n’est autre que…le joueur lui-même. Brillant.

Conclusion

 

Control a été pour moi une excellente surprise et j’ai pris plaisir à le parcourir. Le jeu trouve un équilibre parfait entre son gameplay dynamique et son ambiance anxiogène, et celui-ci trouve son point d’orgue dans la scène du labyrinthe. Pour faire simple et sans spoil, vous êtes vers la fin du jeu, tous vos pouvoirs sont débloqués, et vous allez devoir parcourir un labyrinthe dont les murs et les lois de la physique vont être en perpétuelle évolution, et le tout sur une musique métal des plus qualitatives. Rien que pour ce passage, Control vaut la peine d’être joué et apprécié.

 

 

VHDProd. pour Shainiiigaming

Vincent
Vincent

Métalleux, barbu, rédacteur à temps perdu.

On est en stream ! :D On restream bientôt ;-)
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