Ado, tu étais plus Pablo Escobar que Che Guevara?

Tu connais Narcos par cœur ?

La Colombie t’attire depuis ta plus tendre enfance ?

Retrousse ta moustache et fait briller ta chaîne en or, je t’emmène dans Cartel Tycoon ! 

Benvenidos en Amérique latine !

Tout est dans le titre, Cartel tycoon est un jeu de simulation de cartel (de drogue of course, pas de carte Pokémon) et vous fera enfiler les bottes, ou plutôt les santiags, de César, un Machete jeune et un peu moins moche, qui acceptera dès le début du jeu, un job lors d’un coup de fil avec un illustre inconnu (oui, César est un peu débile!).

Bon comme dans tout jeu de simulation ne vous attendez pas non plus à du haut level scénaristique, mais au moins, ils ont fait l’effort d’intégrer un scénario, et c’est déjà pas mal ! 

Vous commencerez donc l’aventure dans la peau de César, qui sera un peu votre futur Pablo Escobar à vous, et le héros de votre histoire, car oui même si pas mal de personnages peuvent mourir durant une partie sans le moindre remord, la mort de César elle, vous sera bien plus fatale qu’une banqueroute car elle signifiera tout simplement un bon vieux game over des familles (c‘est un peu ma façon à moi de vous dire de sauvegarder souvent!). DONC VOUS ALLEZ ME LE BICHONNER LE CÉSAR, CAPISCHE ?

Le très attendu, mais néanmoins efficace tuto de départ vous donnera toutes les clés pour commencer votre aventure, que ce soit par la façon de commencer vos cultures légales et illégales, de blanchir votre argent, de passer vos marchandises en douane, de recruter des lieutenants, d’éviter les contrôles de flics, enfin bref le parfait « Baron de la drogue pour les nuls » !

Mais attention, on ne parle pas ici de juste faire pousser du pavot pour le transformer en héroïne afin de se payer des manoirs et des putes, parce que César, c’est un mec de principe, lui ce qu’il veut, c’est le respect, la loyauté de ses pairs et devenir maître du monde pour mettre la daronne à l’abri !

L’ami  César, en haut de sa pyramide plutôt vide pour le moment…

Le système de jeu est pas trop mal pensé, vous aurez énormément de trucs à gérer en même temps (trop de trucs?) et il vous sera possible d’automatiser certains mouvements comme les livraisons de vos diverses marchandises, soit des champs aux dépôts et/ou ateliers, ou encore de ces derniers vers vos points d’exportation. Mais aussi le transport d’argent sale vers vos points de blanchiment, vos lieutenants chargés de garder vos points stratégiques, ceux qui vous feront gagner plus d’argent si vous les charger de trimballer du matos, enfin voila, sur le papier le jeu est très complet et propose pas mal de contenu pour pousser César vers sa quête de Roi de la poudre.

Rajoutez à ça que le design des personnages est franchement très cool, la map est chouette et assez grande pour avoir de quoi s’occuper un moment et la bande originale très agréable, quoi qu’un peu clichée, mais bon… En bon baron de la drogue en devenir que vous êtes, vous n’allez pas cracher sur un peu de musique sud-américaine pour vous trémousser gentiment pendant que vous faites sécher vos feuilles de coca !

Cartel oblige, le jeu vous fera aussi jongler entre deux réserves d’argent (sale et « propre ») qu’il vous faudra gérer au mieux pour garder le business à flot et maintenir la loyauté de vos hommes, car même si certains ne mériteront rien d’autre qu’une cartouche de 9mm derrière la nuque, ben les autres va falloir les payer non seulement à l’heure, mais aussi à la hauteur de ce qu’ils estiment être leur prix, sinon la balle de 9mm, ben c’est dans la tronche à César qu’elle finira, et ce qu’on veut c’est acheter 8 douzaine de pékinois et un penthouse à la Mama, pas finir dans le caniveau.

« Waouh, mais il est trop bien ton jeu, moi aussi, je veux devenir aussi riche et célèbre que tonton Pablo ! « 

T’emballes pas trop jeune padawanos, j’ai encore des choses à te dire !

Hey Chef ! Elles sont pas belles mes tomates?

Car oui, il y a un gros point à rappeler, c’est que Cartel Tycoon est encore en Early Access, et qui dit démarrage anticipé dit aussi manque de contenu au lancement et surtout pléthore de petits bugs et autre manque d’équilibrage dans le jeu !

En effet, vous vous rendrez vite compte que pas mal de contenu contiendra la petite mention « prochainement », dont un mode multi, suffisamment rare en jeu de gestion/simulation pour être mentionné. Ce qui est vite emmerdant si vous accrochez au jeu et que vous voulez découvrir tout ce qu’il a à vous offrir.

L’équilibrage et la courbe de difficulté du jeu vont certainement aussi avoir une phase de peaufinage, car pour l’instant, même si le tuto de démarrage est très chouette (et recouvert d’une pincée de bugs) dès que vous rentrerez dans le vif du sujet, vous vous ferez littéralement démonter le fion sauce colombienne que ce soit par les autorités, les gangs rivaux, la gestion catastrophique de vos thunes et tout ça en même temps bien sûr, sinon y’a pas de panache.

Finalement, c’est en peu dommage, parce que l’ambiance est super chouette, le tuto suffisamment bien foutu pour rentrer assez vite dans le jeu et puis c’est le drame, tant j’ai trouvé l’équilibrage catastrophique, bien plus que les bugs qui pour la plupart ne sont pas super handicapants, juste un peu brises burnes, pardonnez moi l’expression.

Le chara design est super cool, reste plus qu’à bosser sur les bugs !

Cartel Tycoon est donc un jeu plein de potentiel, mais qui mériterait à mon humble avis, d’attendre la fin de l’early access pour profiter pleinement de cette expérience escobarienne à 100 % et surtout sans péter un boulon devant ton écran, en espérant que les développeurs entendront la commu et feront un jeu fini aux petits oignons plutôt qu’à la chaude pisse mexicaine.

Sur ce, j’ai encore 240 unités d’héroïne à planquer dans des légumes avant de les envoyer à l’étranger, je vous laisse !

Bandahack
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