Pokémon, collection hiver 2021/2022

Bon, je vais pas vous mentir, niveau jeu vidéal en ce moment j’ai eu du mal à trouver des sujets plaisants et/ou inspirants à aborder. Par bonheur, il y aura toujours la licence des monstres de poche qui telle une vache laitière nous produit à un rythme régulier des produits déjà-vu, mais toujours consommables. Une force qui devient de plus en plus une énorme faiblesse, oui je spoil la conclusion de l’article dès l’intro, histoire de faire gagner du temps à Missa (entre autre). Pour les autres, on s’accroche, car cette année nous avons été gâté de non pas un mais bien deux jeux, pour deux fois plus de plaisir ?

 

Diamant Étincelant/Perle Scintillante, l’intérim

 

I Terrible désillusion

Ils étaient attendus, et nous les avons eus, les fameux remake de la 4G, génération préférée de beaucoup de fans, monument sacré de la série principale, aussi la pression devait-elle être à son paroxysme quant à la mise en chantier. Tant et si bien que l’on a confié la tâche ingrate à un studio tiers qui…a fait ce qu’il a pu. On va pas tergiverser plus longtemps, le travail fourni à été le strict minimum pour faire rentrer suffisamment de fonds pour relancer la vente de produits tiers.

La DA a pris une direction…discutable, on aime ou on aime pas, mais les graphismes sont jolis…pour de la DS, console sur laquelle est sorti le jeu original, la boucle est bouclée. Quant à la technique, DEPS réussi l’exploit d’avoir un niveau de bug comparable aux deux premières générations. Bravo DEPS, je n’ai plus rien à t’apprendre, car tu es mort. Et moi avec (depuis le temps que je voulais la caler cette référence, je suis pas peu fier).

II Mais tout n’est pas à jeter

Bon, on va arrêter de bombarder l’ambulance à l’ogive nucléaire pour revenir sur des points qui méritent d’être soulignés, bien que mineurs. N’ayant pas joué aux jeux originaux à l’époque, je faisais totalement partie du public cible, et force est de constater que malgré ses défaut non négligeables j’ai passé un bon moment dessus (sans déconner, ça devrait être le slogan secondaire de la licence).

Évidemment, comme tous les jeux Pokémon (et je dis bien tous), le scénario est rincé jusqu’à la moelle, et la difficulté est un concept flou. Quoi que, quelques combats m’auront donné un peu de fil à retordre et la ligue a été une agréable surprise avec son niveau rehaussé. Et comment ne pas parler de mon fou rire en fin de jeu quand Hélio annonce la fin du monde avec son design chibi. La contradiction entre le contexte et l’image est si forte que ça en devient nanardesque.

Agrougrou, je suis méchant

 

Plus sérieusement, l’ambiance du jeu reste globalement réussie (je pense à des détails comme les ombres des nuages au sol qui se déplacent, c’est très con mais ça marche), les grands souterrains deviennent très vite addictifs, et la shasse au pokeradar est cool. Oui je suis passé assez vite sur ce jeu, mais en même temps il n’y a pas grand-chose à en dire de plus. Il s’agit d’un tampon qui a été placé là histoire d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent avant le prochain opus, et il a rempli sa fonction. En parlant du prochain opus…

 

 

Legends Arceus : la rupture

 

I la refonte d’un genre

Il va m’être dur de parler de ce jeu de façon structurée, car chaque élément à mettre en lumière dégage une part d’ombre équivalente. Véritable Yin Yang vidéoludique, ce qui pousse au respect quand on sait que les légendaires de ce jeu sont basés sur…le temps et l’espace. Bordel à une génération près pour que ça marche. Vous étiez à ça de réussir un des plus grand mindfuck du genre, mais je m’égare.

Bref, après 25 ans à suivre la même formule, des risques ont enfin été pris quant à la direction que devrait prendre la licence, et des bonnes idées, il y en a. Pour commencer baser le scénario sur la création du premier pokédex. Depuis un quart de siècle qu’on nous dit de tous les attraper, il était temps de revenir à la source. D’autant plus que pour la première fois, cette tâche pourra se faire avec une seule et unique version de jeu. Oui mais voilà, la tâche va être laborieuse, et surtout très (trop) redondante. Attraper un Lixi, ok. Cinq, admettons. Passé la dizaine, bon ça va, on a compris. Et ce pour quasiment toutes les bestioles, et il y a d’autres tâches toutes aussi répétitives pour chacune d’elles. Étendre la durée de vie du jeu d’une façon aussi artificielle n’était peut-être pas nécessaire, d’autant qu’elle était déjà assez honnête.

Car oui, le jeu regorge de quêtes annexes, et en plus elles arrivent à se varier, un peu. Car bon très souvent ça se résumera à capturer telle ou telle bestiole. CEPENDAAAAAAAANT, on est en train de créer le premier pokédex, donc cela reste cohérent avec le lore, donc ça passe. La quête principale quant à elle est plaisante, mais tourne autour d’une boucle narrative, une par zone, heureusement il n’y en a que cinq.

Et puisque l’on parle des zones, celles-ci offrent enfin une sensation d’espace au jeu, et non un couloir avec trois herbes au milieu, et ça fait du bien de respirer un peu et de pouvoir flâner. Oui mais voilà, si la DA avait des idées intéressantes, le jeu est dégueulasse visuellement. Bien que personnellement ça ne me gâche en rien le plaisir de jeu, je ne peux pas fermer les yeux sur ce point (d’autant que je verrai plus rien).

Et enfin, dernier point que je voulais aborder : l’interface. Encore une fois, le meilleur côtoie le pire. Pouvoir rencontrer des pokémons sauvages de niveau bien plus élevé que le notre donne une sensation de danger permanent, et le fait de pouvoir en capturer sans les affronter ajoute une fluidité dans la progression, et c’est cool. Oui mais voilà, l’ergonomie est affreuse. Les actions ne sont pas intuitives, le changement de montures est désagréable, bref, la manette a mal été utilisée. C’est pardonnable pour un jeu multi plateforme (pour ceux qui s’en rappellent, c’est pour cette raison que Vambrace était agréable sur Switch mais pas sur d’autres supports), mais pour une exclusivité…ça fait tache.

C’est pas kaki, mais c’est caca

 

II Il y a toujours de l’espoir

Je vais être honnête, je n’attendais pas de Legends Arceus une révolution, mais j’étais curieux de voir ce qu’il avait à proposer, aussi l’ai-je accueilli avec enthousiasme…et je l’ai apprécié. Réellement.  Mais d’un point de vue personnel, je pense que cette formule ne pourra marcher qu’une seule fois. Refaire un jeu sur le même principe mais dans une autre région serait une erreur, car la force de cet opus, c’est ce vent du changement, qui souffle droit au visage du temps, et telle une tempête il fait sonner les cloches de la liberté pour la paix de l’esprit, laissez donc ma balalaïka chanter ce que ma guitare veut exprimer. Oups, je me suis encore égaré.

Malgré ses défauts très apparent, Legends Arceus me rend optimiste quant à l’avenir de la saga, il faudrait juste combiner son système de jeu à celui des jeux « classiques » pour avoir un opus intéressant. Oui mais un gros problème se pointe, on en parlait dans l’intro, aussi est-il temps de conclure.

 

 

Conclusion

 

Comme à son habitude, Gamefreak danse en équilibre sur un fil instable en proposant des jeux non aboutis, mais suffisamment plaisants pour être appréciés. D’une certaines manière, on peut le comparer à cet élève qui a les capacités de réussir, mais qui se repose sur ses facilités parce qu’après tout, pourquoi se donner du mal quand l’effort minimum en fait déjà assez.

La façon dont la machine Pokémon fonctionne est bordélique, car divisée entre The Pokemon Company, Gamefreak et Nintendo, et bien qu’étant rentables, les jeux ne sont qu’un prétexte pour vendre des goodies. Aussi, sortir un nouveau jeu tous les ans est une nécessité, quitte à être avorté. On le compare souvent, à tort, avec Breath of the Wild.  Sauf que ce jeu a été repoussé de quelques années avant sa sortie, et sa suite va se pointer 5 ans plus tard. Entre 2017 et 2022, chez Pokemon, on a eu USUL, Let’s go, Épée/ Bouclier, DEPS ET Legends Arceus. Et New Pokemon Snap aussi. Bref, compte tenu des délais, il est logique que le résultat ne soit que convenable. Surtout si on ajout que Gamefreak travaille en personnel restreint, avec une forte dose d’intérimaires.

Blâmez le système, pas les jeux et les gens qui ont perdu leurs âmes dessus.

 

 

VHDProd. pour Shainiiigaming

Vincent
Vincent

Métalleux, barbu, rédacteur à temps perdu.

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