TEST: EL SHADDAI : ASCENSION OF THE METATRON

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Date de Sortie : 08/09/2011

Disponible sur : PS3 – XBOX 360 (20 €)

Jeu méconnu de la précédente génération de consoles mais arborant fièrement un beau 9/10 sur sa jaquette, voyons-voir ce que le bébé d’Ignition Entertainment a dans le ventre !

Une histoire d’Anges…

El Shaddai est l’un des multiples noms de Dieu dans l’Ancien Testament et en particulier dans le Livre de Job. En effet, ce jeu fait le pari fou d’interpréter la « saga littéraire » probablement la moins adaptée dans le monde vidéo-ludique : la Bible ! El Shaddai nous narre le périple d’Enoch envoyé sur Terre pour combattre les Anges Déchus. En effet, ceux-ci ont donné naissance aux Nephilims, des monstres horribles qui sèment le chaos et la destruction sur terre.

Cependant, ce jeu n’est pas qu’une simple interprétation de la Bible, il nous propose une version plus… japonaise. En effet, ce dernier nous propose une modernisation des livres sacrés qui donnent une certaine bouffée de fraîcheur aux textes anciens et qui permettent de proposer un univers très intéressant. Premier point illustrant magistralement ce propos, Enoch est accompagné dans son aventure par Lucifer, un jeune homme en jean et veste en cuir, qui passe son temps sur son téléphone portable à communiquer avec Dieu.

Le scénario est somme toute assez basique, toute l’intrigue est expliquée dès le début, et il y a finalement peu de révélations au cours de l’aventure. Enoch va devoir gravir les 10 étages d’une tour afin d’affronter ses anciens camarades pour un dénouement final très attendu. Mais tout l’intérêt du soft provient de cette idée d’interprétation biblique très originale.

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Dans un monde psychédélique !

D’ailleurs, notre expérience se voit magnifiée par une touche graphique exceptionnelle. Si le jeu nous propose un Cell-shading plutôt classique, la palette des couleurs employées vient sublimer les tableaux. El Shaddai nous propose une dizaine de niveaux tous très différents mais ayant un point commun : l’excellence visuelle. Une aurore boréale dans l’un, des ténèbres psychédéliques dans un autre en passant par des niveaux célestes, le jeu nous propose des univers visuels forts, perturbants au premier abord, mais superbes et jamais vus par ailleurs.

Ces tableaux ne seraient d’ailleurs rien sans une musique digne de ce nom. Musiques très « Metal » rappelant bien le côté déplacé du soft et la course contre la montre avant la destruction de la Terre, le jeu saura tout de même proposer des musiques plus douces pour certaines séquences moins rythmées.

Malheureusement, malgré de gros atouts qui en font un jeu à essayer, El Shaddai présente également des défauts assez importants. Sans être un mauvais jeu pour autant, El Shaddai aurait tout gagné à avoir un développement plus travaillé pour son Gameplay.

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Du combat trop limité

Le soft propose deux phases de Gameplay. La première, la plus importante du jeu, des phases de combats dans un genre Beat Them Up. Lorsque l’on rencontre des ennemis, Enoch est transporté dans une arène close et l’on peut alors tomber sur 3 sortes d’ennemis, des monstres au corps à corps utilisant une arme blanche, des ennemis à distance et de gros monstres plutôt défensifs. Enoch, lui, possède les mêmes armes, qu’il peut d’ailleurs voler à un de ses adversaires juste avant de mourir. Le système de combat se rapporte à un pierre-feuille-ciseau. Ne vous attendez pas à upgrader vos armes ou en débloquer de nouvelles, il n’existe qu’un seul modèle pour chaque type. En sus, le système de combos est très peu développé, seulement quelques coups sortent et vous ferez au final quasiment toujours les mêmes actions. Malheureusement, les combats étant assez nombreux vous ferez vite le tour de la question, et vous essayerez parfois de les éviter tant que faire se peut.

Pour essayer de dynamiser un peu le Gameplay, Ignition Entertainment nous propose un boost qui améliore temporairement nos capacités et quelques combats de boss, plutôt sympas et assez gigantesques, qui nous obligent à réfléchir à la stratégie à employer avant de foncer dans le tas.

A noter qu’il n’y a pas de barre de vie visible sur l’écran pour notre héros ni pour les ennemis. Les dégâts sont représentés par l’état de notre armure. Plus Enoch subit des dégâts, plus notre armure est abîmée, jusqu’à se retrouver totalement torse nu. Cependant lorsque vous mourrez, il vous suffit de marteler le plus rapidement possible pour vous réveiller et repartir à l’assaut dans le combat, là où vous en étiez. Si d’aventure vous n’arrivez pas à réveiller Enoch, le jeu se veut peu punitif et vous renvoie peu en arrière, les checkpoints étant très fréquents.

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De la plateforme ennuyeuse

El Shaddai nous propose également des phases de plateforme. Celles-ci sont assez simplistes et dans la plupart des séquences il est même impossible de mourir si on a déjà joué une fois à un jeu vidéo. L’intérêt principal de ces phases est de pouvoir contempler le paysage. Si ces phases sont vraiment relaxantes et nous en mettent plein les yeux, il faut tout de même avouer que l’extrême facilité de celles-ci rend ces dernières un peu longues.

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Des points, je veux des points

Le jeu se termine en une petite dizaine d’heures, mais il ne s’arrête pas là. Ce jeu se veut un jeu de Scoring. Après avoir terminé le premier niveau de difficulté vous en débloquez un nouveau, et ainsi de suite, pour un nombre total de 5. De plus, à chaque niveau, en fonction de votre rapidité à le terminer, du nombre de combats et de divers autres points vous obtiendrez un score global que vous pourrez partager en ligne. Si l’idée est plutôt bonne et d’ailleurs assez rare de nos jours, l’extrême répétitivité du soft risque fortement de vous dissuader de retenter l’expérience.

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En conclusion

Bien qu’El Shaddai soit loin d’être exempté de tout défaut il présente une expérience nouvelle dans le jeu vidéo, un mélange de genres cocasse sublimé par une direction artistique forte.

3 SHAINIII sur 5 : Un jeu qui mérite d’être joué pour l’expérience de jeu fournie si trouvé à bas prix.

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Test réalisé par ZEUGMA sur la version XBOX 360

On se retrouve la semaine prochaine pour le test d' »InExistance »