TEST: THE BOOK OF UNWRITTEN TALES 2

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Date de Sortie : 20/02/2015

Disponible sur : PC – PS4- Xbox One (29.99€)

Ayant été intrigué par une bande-annonce sous forme de comédie musicale, je me suis lancé dans l’aventure sans rien connaître du jeu et de la série et… quelle bonne surprise !

Une suite Kickstartée

Issu d’une campagne de Kickstarter en 2014, KING Art Games nous narre la suite directe des aventures des quatre héros du premier opus. Pas de panique, il n’est aucunement nécessaire d’avoir fait le premier volet pour comprendre. En effet, par chance, les quatre protagonistes se séparent à la fin du premier jeu et démarrent donc tous une nouvelle histoire. De plus, au fil de l’aventure, les développeurs nous rappellent leurs faits passés. De ce fait, le joueur n’est jamais perdu dans les liens entre les personnages.

Le jeu commence donc dans le royaume des Elfes où Ivo, la princesse, tombe enceinte de la plus mystérieuse des façons. Elle décide donc de fuir son royaume et de partir en quête de réponse auprès de l’Archimage. Malheureusement, celui-ci se voit assassiné et c’est Wilbur Weathervane, un gnome magicien, qui se voit accusé. Ils vont donc à nouveau faire route ensemble pour démêler toute cette histoire et seront rapidement rejoint par Nate, un pirate catastrophique, et la Créature, une étrange…créature.

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Un Point’n’click très classique…

Ne vous attendez pas à un jeu d’aventures avec épées, armures et magies à gogo, The Book of Unwritten Tales 2 prend la forme d’un Point’n’click. Forcément, ce jeu ne plaira donc pas à tout le monde. Le Gameplay est des plus classiques pour ce genre de jeu. Nous enchaînons des tableaux divers et variés à la recherche d’objets pour résoudre des énigmes. Ce jeu ne révolutionne en rien le genre, on retrouve tous les codes habituels, sans aucune innovation.

Evidemment, le Gameplay sera d’autant plus alourdi sur consoles, la manette n’étant pas l’outil de prédilection du style. Cependant, bien qu’il faille alors faire de nombreux aller-retours avec des personnages ayant quelque peu du plomb dans les chaussures, la prise en main reste somme toute honnête et si l’on accroche au thème du jeu cela ne posera aucun souci.

Pour finir avec le Gameplay, parlons des énigmes. Celles-ci sont évidemment au cœur du jeu et sont plutôt bien fichues. Si les premières sont d’une facilité enfantine et permettent de se mettre dans le bain pour les néophytes, elles deviendront de plus en plus ardues. A noter toutefois que vous ne vous trouverez jamais face à la difficulté d’un Chevaliers de Baphomet, ce jeu reste largement plus accessible, mais ne vous attendez pas pour autant à une partie de plaisir. D’autant plus que la durée de vie est assez importante, comptez une bonne quinzaine d’heures pour connaître le dénouement !

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Mais un jeu bourré d’humour

Mais ce qui fait réellement toute la force du jeu est son humour omniprésent. Le jeu se prend à la légère et se veut même une parodie du Point’n’click. Les personnages sont riches en couleur, une elfe naïve, un gnome maladroit, un pirate totalement idiot et une créature rose, de quoi donner des situations cocasses. Les dialogues fourmillent de jeux de mot, d’humour potache, et de référence aux joueurs.

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La chasse aux Easter Eggs

De plus, il existe de très nombreux clins d’œil à d’autres licences que ce soit vidéoludiques, geeks ou même cinématographiques. Je ne le cache, l’un de mes plus grands plaisirs dans ce jeu était de trouver les diverses références cachées dans le jeu. A chaque nouveau tableau j’inspectais les moindres détails pour en déceler. Et les références sont très nombreuses, rien que dans le deuxième tableau vous trouverez un objet évoquant World of Warcraft, Game of Thrones, Portal, Minecraft, Final Fantasy VII et Monstres & Cie et encore je n’ai pas la culture infuse !

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Un monde envoûtant

Le jeu est donc un réel plaisir à parcourir, d’autant plus que tous les niveaux sont superbes. Si d’un niveau technique il y a peu d’évolution par rapport à l’épisode de 2010, la patte graphique est quant à elle très soignée. Chaque tableau est vraiment différent et nous transporte dans un autre univers. Le tout se trouve sublimé par une bande-son relativement discrète mais qui se veut agréable et, chose importante, ne nous énerve pas lorsque l’on reste bloqué une demi-heure sur la même énigme.

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En conclusion

Difficile d’évaluer un Point’n’click tant ce style de jeux impose une certaine lourdeur de Gameplay. Cependant, pour une de mes premières approches du genre, j’ai été séduit par son univers enchanteur, son humour omniprésent et ses références multiples. Ce n’est surement pas le meilleur dans son domaine, mais il présente une bonne alternative à bas prix.

3.5 SHAINIII sur 5  Jeu à conseiller aux fans de la culture geek ne recherchant pas des explosions toutes les cinq minutes.

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Test réalisé par ZEUGMA sur la version PS4

On se retrouve la semaine prochaine pour le test de « Bravely Second: End Layer »