Kingdom Hearts 3

Disney Interactive – Square Enix

Dispo PS4/XBOX One

Testé sur Ps4 Pro

Et bien, si un titre était attendu en ce début 2019, c’était bien celui-là! Kingdom Hearts, troisième du nom, est sorti le 29 Janvier sur PS4 et ONE, et on peut dire qu’il a fait du bruit dans la communauté des gamers. Ils attendent tout de même la suite de KH2 depuis 15 ans (si on met à part toutes les versions 2.x et les différents « spin off » édités entre temps). Et moi ? Et bien moi je n’attendais rien du tout… (Evidement). Pourquoi ? Et bien simplement parce que je n’ai jamais joué aux opus précédents. (Oui, je sais : « honte à toi, Jaric ! »… M’en fou  ). Alors quand Shainiii m’a proposé de tester ce subtil mélange entre les personnages de Disney et l’univers manga à la Final Fantasy, j’en étais tout émoustillé. (La dernière partie de la phrase est fausse). Oui, ça me faisait plaisir de tester ce qui devrait devenir un incontournable du monolithe de Sony. Cependant, je partais de fait avec un a priori tant il me semblait improbable de mélanger ces mondes que tout sépare. Avant d’y jouer, les screenshots que j’avais croisé çà et là au détour de mes pérégrinations internetiennes me faisaient doucement sourire tant je ne pouvais imaginer que l’on puisse y retrouver la souris la plus célèbre du monde affublée d’un costume gothique juste à côté d’un pur descendant de Sephiroth… C’était juste « comique ».

 

Il ne lui manque que les piercings, les tattoos et le maquillage…

 

C’est donc en tant que grand inculte de la série débutée en 2002 (quand même !) que j’insère délicatement le disque argenté dans ma console et que je m’apprête à passer outre de mes idées de vieux c.. et à pénétrer joyeusement dans le monde merveilleux de Kingdom Hearts 3 (tatataaaaaa !)

Passer la sempiternelle frontière de la mise à jour, me voici sur l’écran titre. « Nouvelle Partie » et hop ! Me voilà transporté vers l’histoire où, après m’avoir fait choisir un certain « style » de gameplay, le jeu vous place en plein combat sous forme de mini tutoriel de base. Oui, de base, tant vous vous rendrez vite compte que les combats dans KH3 sont ouverts et dynamiques (mais deviennent malheureusement un chouia répétitif au fur et à mesure du jeu). Pour les non-initiés au lore de KH (comme moi), un résumé des épisodes précédents est disponible sous forme de « livres interactifs » afin de savoir pourquoi vous êtes là (Je vous avoue que je n’y ai pas compris grand-chose mais bon, c’est pas trop grave pour la suite). Vous voilà donc dans la peau de Sora, flanqué de Donald Duck et Dingo (pfffrrrrt… Désolé), qui vont vous aider à vaincre le diabolique et insaisissable Xéahnort (Le méchant de l’histoire pour ceux qui ne suivent pas et ceux qui dorment près du radiateur). Mais, avant cela, votre première quête sera de retrouver les pouvoirs que vous avez perdu à la fin des derniers épisodes. Pour cela, on vous envoie, armé de votre KeyBlade, retrouver Hercules dans l’Olympe.

 

« Vous l’entendez aussi la Reine des Neiges ?…. »

 

Première impression : c’est beau ! Très beau ! Dès le début, on sent qu’un effort particulier a été porté à la direction artistique. Les personnages sont modélisés presque à la perfection. Les décors sont fouillés et détaillés et cela sans toucher à la fluidité. Un excellent point que l’on pourra répéter pour tous les mondes que vous serez amenés à visiter. C’est coloré, c’est fidèle à l’univers Disney, que demander de plus ? Si vous êtes fan de Tonton Walt, vous allez être comblé.

 

« Liberééééééé, delivréééééééé…. »
« SI tu recommences, je te colle ma Keyblade dans le … »

 

Deuxième très bonne impression : une jouabilité aux petits oignons. La prise en main est immédiate, les commandes sont très bien pensées. C’est un réel plaisir de diriger Sora, d’enchaîner les combats et de déclencher les combos réalisables avec vos deux acolytes qui ne vous lâchent pas d’un poil. Quand je parle d’enchaîner les combats, c’est uniquement quand les protagonistes ne sont pas en train de tailler la bavette. Et là, un petit bémol : J’ai un peu l’impression qu’au cours des quinze années passées et tout au long des différents opus, les scénaristes se sont un peu perdu dans l’histoire. Et pour y remédier, ils ont inséré un tas (mais alors, un gros tas) de cinématiques bourrées de dialogues afin de donner une (bonne ?) raison aux différents personnages de se trouver là. Je vous avoue que pour un profane tel que moi, c’est non seulement compliqué de s’y retrouver, mais en plus ça devient légèrement barbant de se taper des dizaines de minutes de bla bla parfois insipides. Je rajouterai à cela que la VF est inexistante (sous-titre uniquement), et vous tenez les deux points que je reprocherais le plus à ce titre. Un petit mot sur la bande son d’excellente facture quoique parfois légèrement répétitive. Mais franchement, c’est pinailler sur un détail tant elle colle parfaitement aux mondes que vous parcourez.

 

« Salut, t’aurais pas un peu de miel ? »

 

Pour le reste, il faut avouer que c’est vraiment fun. Après avoir débarrassé l’Olympe des assaillants et sauvé ses habitants avec l’aide d’Hercule, on vous donnera un vaisseau Gummy (pfffrrrt…) qui vous permettra de voyager entre les différents mondes et que vous pourrez personnaliser au cours du jeu. Vous croiserez le chemin des personnages Disney, allant de la Reine des Neiges à Monstres et Cie et même Pirates des Caraïbes ! (License oblige  ). Moi, ce que j’aurais aimé, c’est pouvoir changer mon équipe de base. Une composition Sora/Ratatouille/Bob Razowski… Ça aurait juste été jouissif ! Mwouahaha… (J’ai un esprit un peu dérangé… Je sais). A côté de l’histoire, on vous proposera également, çà et là, une série de mini-jeux. A croire que cela devient une norme sur les sorties actuelles… Je ne comprends pas trop le trip de jouer à un simulateur de « Game & Watch » sur une PS4, mais bon. Une légère impression de rajouter une durée de vie à un titre qui, somme toute, n’en a pas vraiment besoin. 25 à 30 heures pour parcourir la quête principale, rajoutez-y une grosse dizaine pour visiter tous les recoins des différents mondes et, comme il se doit, terminer les petites quêtes annexes et ramasser les collectibles (tout aussi indissociables que le sont les mini-jeux des titres actuels) et on peut dire que Kingdom Hearts 3 vous offre une expérience de jeu plus que raisonnable pour vos deniers durement gagnés. Sachez enfin que le jeu, si l’on met de cotés certains des boss, n’est pas difficile. Le nombre de combos dévastateurs que vous pouvez déclencher en combat vous offre une panoplie de moyens de démonter vos ennemis plus vite qu’ils n’apparaissent. D’où, comme déjà dit plus haut, une certaine répétitivité des combats… Qui n’enlève rien à la qualité du jeu en soi.

 

« Dingo, tu vas perdre ton froc ! »

 

Finalement, que penser de cet opus tant attendu depuis si longtemps ? Si vous êtes un fan de la série et si vous avez déjà parcouru en long et en large tous les autres épisodes et «spin off », n’hésitez pas un instant ! Ce jeu est fait pour vous. Pour les incultes dont je fais partie, il faut (peut être malheureusement) faire abstraction de l’histoire tant elle est compliquée et où je crois que même les scénaristes se sont totalement perdus. Ceci dit, le mélange des univers Disney/Manga, bien qu’il puisse sembler totalement foireux lorsqu’on y pense au premier abord, fonctionne pourtant à merveille. Je me suis surpris à rire en voyant Dingo se battre comme un décérébré contre une vague d’assaillants. Le combo « Lancer de Dingo » est juste… exceptionnel ! Et d’ailleurs, je ne comprends toujours pas trop ce « PEGI 12 ». Alors oui, il y a des combats, il y a des monstres (quoique), il y a des gros méchants qui veulent faire du mal aux gentils mais bordel ! Faut arrêter de vouloir surprotéger artificiellement nos petites têtes blondes. Imaginez la scène : Mamy Yvette, 73 ans, flanquée de son petit-fils Jean Kevin, 9 ans (et demi, il y tient !) sont au Media Markt du coin parce que Jean Kevin veut un nouveau jeu vidéo pour son anniversaire (dans 6 mois). Mamy Yvette, qui n’y connait évidement absolument rien, voit sur la boite de jeu de KH3 que Jean Kevin tient fébrilement dans ses mains, une énorme inscription « PEGI 12 ». D’un geste lent mais assuré, Mamy Yvette va arracher ce jeu qui n’est absolument pas destiné à son adorable chérubin. Jean-Kevin pleure, rage, se jette par terre entre les rayons, hurle, attire l’attention des agents de sécurité du magasin mais rien n’y fait. Mamy Yvette colle une baigne à Jean Kevin, l’attrape par le col de sa chemise et le ramène fissa à la maison. Jean Kevin, déçu mais résigné, allume sa console et lance un jeu qu’il a téléchargé gratuitement, fait pour son âge : « Fortnite » où il va pouvoir dégommer ses potes à grand coup de Kalasch’ légendaire… Mamy Yvette, n’ayant vu que le splash screen du lancement dudit jeu, est satisfaite et se dit « haaa ! enfin une activité vidéoludique saine et colorée pour mon petit loulou ». Cherchez l’erreur ? Pour tout vous dire, j’ai filé KH3 à mon schtroumpf qui, lui, est réel et est également âgé de 9 ans. Il adore ! Tout simplement… et franchement, c’est clairement vers ce genre de public que le titre doit être destiné. Et aussi, pour les inconditionnels de la série qui avaient également une dizaine d’années lorsque le premier est sorti 😉 .

 

 

Et pour terminer comme il se doit :

Les +

  • Une réalisation exemplaire
  • Des combats sympathiques et dynamiques
  • Un mélange Disney/Manga tout à fait réussi
  • Une durée de vie plus que raisonnable
  • Mickey en tenue gothique 

Les –

  • Pas de VF
  • Des cinématiques blabla parfois barbantes
  • Bande son un peu répétitive
  • Mini-jeux dispensables
  • Peut-être trop facile pour certains

 

 

Bisous ! JARIC