Test : INEXISTENCE

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Date de Sortie : 17/02/2016

Disponible sur : Steam (5.99 euros)

Non, vous ne rêvez pas, malgré un titre trompeur ce test existe bel et bien. Découvrons donc ce « Metroidvania » exclusif à la plateforme Steam.

Indépendant, vous avez dit indépendant ?

En effet, indépendant est bien le mot approprié pour ce titre. Inexistence est le fruit de 4 années de dur labeur d’un passionné des jeux rétro de la période 16 bits. L’intégralité du jeu a été réalisée par une unique et même personne, à l’exception des musiques qui ont été réalisées par l’un de ses comparses. C’est un point important à préciser, tout d’abord pour féliciter le travail du développeur pour un jeu qui, vous le verrez, est plein de bonnes surprises et également pour expliquer certains manques du jeu.

Voici donc l’histoire d’Hald et de sa sœur, tous deux Gardiens, choisis par les Dieux pour maintenir l’équilibre du monde. Mais Claos, un Mage Noir, fit sombrer la jeune fille dans un sommeil sans fin. Hald décide alors de partir à la poursuite de celui-ci dans un monde rempli de dangers afin de briser le maléfice.

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Un jeu 16 bits digne de ce nom

L’univers d’Inexistence est une révérence à la génération Super Nintendo. En effet, l’auteur nous propose un visuel 16 bits très intéressant. Tout d’abord, il faut le dire, cela facilite grandement le développement du jeu, mais cela apporte également une véritable bouffée de nostalgie à cette population de joueurs vieillissante ayant connu les balbutiements du jeu vidéo. Cependant, Inexistence pourra également donner envie à une génération plus jeune de découvrir l’univers « rétro ». En effet, bien que le jeu soit par conséquence pixelisé, les tableaux sont très bien réalisés, avec une palette de couleurs permettant en fin de compte une certaine précision dans les détails. Autant dire que seuls les allergiques du carré auront à redire sur les qualités artistiques de ce jeu.

Par ailleurs, les cinq niveaux du jeu (en réalité six, mais le premier n’est qu’un tutoriel) ont tous une identité graphique forte, aucun de ces niveaux ne se ressemble. Vous passerez d’une forêt sombre à une montagne enneigée pour arriver enfin dans un château maudit dont les tapisseries et les candélabres sont un véritable hommage à la série des Castlevania.

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Les Belmont n’ont qu’à bien se tenir

Les points communs ne s’arrêtent pas là puisque nous avons affaire à un « Metroidvania » à l’ancienne. Il vous faudra donc sauter de plateforme en plateforme, aller d’étage en étage afin de trouver le mécanisme qui débloquera la porte visible dès le début du niveau. Les classiques du genre sont donc bien présents. A noter une partie plutôt originale se déroulant mille lieues sous les mers et rappelant la jouabilité des niveaux aquatiques des Mario.

Bien évidement pour avoir un « Metroidvania » il nous faut également des affrontements. Ceux-ci sont intelligemment construits car chaque type d’ennemi a un pattern qui lui est propre. En aucun cas, il ne s’agira de foncer dans le tas, tête baissée, même contre les ennemis les moins coriaces. Il faudra d’abord observer les attaques et déplacements des monstres. Pour les mettre en déroute, vous aurez d’ailleurs plusieurs possibilités : l’épée ou la magie. En plus des déplacements latéraux et des sauts, votre personnage a la capacité d’esquiver, soit de réaliser un saut en arrière qui vous sauvera de situations difficiles et vous permettra d’avoir plus de temps pour attaquer l’ennemi. Cette subtilité de Gameplay est à maitriser de toute urgence, les timings pouvant être parfois assez serrés !

Nous avons donc un bestiaire aux techniques variées, mais graphiquement celui-ci est également diversifié. Exit les monstres similaires à couleurs changeantes, vous aurez ici le choix entre des chiens des ténèbres, des chauves-souris et des mort-vivants pour les monstres les plus classiques, mais également à d’autres plus originaux comme un clin d’œil au Mickey de Fantasia ou d’autres bêtes plus difficilement descriptibles. Un soin tout particulier a été apporté aux Boss. Ceux-ci, bien qu’au final assez peu nombreux, sont magnifiques, gigantesques et tout simplement impressionnants. D’ailleurs, ne vous attendez pas à les vaincre du premier coup, ces derniers ont la fâcheuse tendance à être plutôt coriace.

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Des aspects RPG

Mais Inexistence n’est pas qu’un simple jeu d’action/plateforme, celui-ci lorgne pour notre bon plaisir du côté des jeux de rôle. Tout d’abord, en vainquant vos adversaires, vous récupérerez de l’expérience permettant de vous améliorer jusqu’au niveau 25. A chaque augmentation de niveau vous gagnerez deux points de talent, à utiliser, selon votre bon souhait, entre votre vie, votre force, votre armure ou votre magie. Vous devrez donc faire un choix car, au niveau maximal, vous n’aurez pas débloqué suffisamment de points pour remplir entièrement votre arbre de compétences.

Par ailleurs, vous pourrez également débloquer de nouvelles pièces d’équipements, soit en les achetant à la boutique, soit en découvrant des passages secrets dans les divers mondes parcourus. Il existe également de nouvelles compétences à débloquer telles que le double-saut, ou d’autres bien utiles que je vous laisserai découvrir par vos soins.

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Une expérience trop éphémère

Vous l’aurez compris j’ai trouvé le jeu très bon. Découvrir le jeu pendant 2h30 a été un réel plaisir. En effet, vous avez bien lu, 2h30. C’est là le plus gros défaut du jeu, il est très bref. Ne pensez pas que j’ai parcouru d’une traite le jeu. Je me suis attardé sur certains décors, j’ai monté mon personnage au dernier niveau, j’ai trouvé toutes les pièces d’équipement, j’ai également trouvé les 7 pièces de puzzle cachées dans le jeu, bref, j’ai vraiment fini le jeu à fond.

Il existe quelques subtilités pour renforcer la durée de vie du jeu. Tout d’abord un mode « difficile » vers lequel on retournera volontiers pour avoir un peu de challenge, mais également des trophées Steam, dont l’un consiste à terminer le jeu en moins d’une heure, qui peut, je le conçois, apporter du challenge.

Cependant, la plupart des joueurs de nos jours, une fois un jeu terminé, n’y touchent plus. C’est donc un point qui peut faire défaut au jeu, car il faut rappeler que celui-ci coûte quasiment 6 euros. Il faut bien se le dire, cela fait un peu cher pour une expérience de jeu si brève…

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En conclusion

Le bilan auprès des joueurs sera surement mitigé, jeu trop bref ou trop cher pour sa durée de vie, votre humble serviteur se range plutôt dans la première catégorie. Inexistence est un très bon jeu, mêlant un univers fantastique, des combats stratégiques et un brin de jeu de rôle associés à un climax final désorientant. Nul doute que ce jeu vous incitera à redécouvrir par la suite les grands noms du jeu rétro.

4 SHAINIII sur 5  Une superbe expérience, mais qui se termine beaucoup trop vite !

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Test réalisé par ZEUGMA sur la version STEAM