Shainiiigamer Test – Ghost Recon : Wildlands – DLC “Narco Road”

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TEST : Ghost Recon : Wildlands – DLC “Narco Road”

Depuis 2010, le jeu vidéo connait un tournant déterminant sur son support mais également sur la qualité. Le développement des jeux devient de plus en plus ambitieux, mais aussi de plus en plus long. Malgré l’effort des développeurs de nous donner la meilleure expérience possible, l’empressement de la concurrence du marché force les éditeurs à nous présenter des jeux AAA non fini avec un Season Pass. Ainsi, le joueur devra repasser par la caisse pour pouvoir jouir de ces DLC qui complèteront l’expérience de jeu. Et Ubisoft n’échappe pas à la règle avec ces 2 nouveaux contenus additionnels que nous allons découvrir ensemble. Je vais traiter ici du premier DLC et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le 2e « Fallen Ghost ».

 

Date de Sortie : 25/04/2017

Disponible sur :  PC, PS4, Xbox One

Mon analyse va être portée sur les apports, les nouveautés de ce DLC, qui tente de renouveler l’expérience tout en conservant les forces et les faiblesses de son grand frère. Si vous n’avez pas encore lu mon test sur Ghost Recon : Wildlands, je vous invite à le découvrir par ici :

http://shainiiigaming.be/shainiiigamer-test-ghost-recon-wildlands/

Wolf Inside

La mythologie grecque, ainsi que notre ami Kratos, nous a déjà démontré que de couper la tête d’une Hydre ne résout en rien le problème et la fin d’El Sueño, qui était le big boss de la Santa Blanca dans Ghost Recon : Wildlands, n’a pas arrangé les choses en Bolivie.

Dans Narco Road, on reprend à zéro pour une nouvelle mission, celle d’infiltrer le gang du baron El Invisible en tant que mercenaire et découvrir qui se cache derrière ce pseudonyme pour le traîner aux pieds de la justice. Pour ce faire, il faudra infiltrer 3 gangs tenus par ses lieutenants et glaner les informations nécessaires qui entraîneront vers sa chute. Ainsi, on infiltrera d’abord le gang des Kamikazes tenu par une star auto-proclamée des réseaux sociaux, Eddie Escovado, fan de sensations fortes et de fêtes VIP arrosées au champagne et à la poudre et cela nous amènera par la suite vers les Deaths Riders avec à leur tête Arturo Rey et pour finir, les Jinetes Locos dirigés par Tonio Mateos.

Ce DLC malgré la suite directe avec le scénario précédent fait table-rase avec le héros d’avant. Ainsi toute la personnalisation est à refaire et vous perdrez certaines armes acquises précédemment et certaines aptitudes qu’il faudra re-upgrader dans Narco Road. Malgré ce côté décevant, cela permet à certains joueurs de pouvoir profiter de ce DLC sans pour autant avoir terminé la trame principale du jeu de base. Ici en tant qu’infiltré, vous pouvez oublier vos coéquipiers, brisant les codes habituels d’un Ghost Recon, vous évoluerez seul. Etant de l’autre côté du miroir, vous aurez l’obligeance d’exécuter certaines tâches,  assaut sur les cartels concurrents, exaction contre les forces de Police de l’Unidad, transport de drogue… contre votre éthique, mais nécessaire pour votre but final. Ubisoft, n’a pas profité de ce dilemme moral pour nous laisser des choix afin d’étoffer le scénario et terminer sur différentes fins. C’est très dommage, car au final ce DLC reste linéaire et sans saveur.

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Ce ne sera pas moins de 15 missions principales qu’il vous faudra mener à bien avant de découvrir le fin mot de cette histoire avant de repartir à l’aventure. Malgré la diversité et la variété de ces missions, ce Narco Road manque de finition et de cohérence, ce qui rend le scénario haché et linéaire rendant l’expérience de jeu quelque peu ennuyeuse. Pour pallier à ça, Ubisoft nous abreuve d’une orgie de missions secondaires :

  • Les missions de trafic d’animaux: Le but est de repérer rapidement un animal parachuté  et une fois sur place il faudra éliminer tous vos ennemis avant de mettre un mouchard sur la caisse enfermant l’animal.
  • Les missions de voiture perdue: Une fois monté dans le véhicule désigné, vous y trouverez des documents  qui renferment des indices sur l’endroit où pourrait être le véhicule et sa précieuse cargaison à trouver avant les autres.
  • Les missions d’épandage : Elle consiste, à bord d’un avion, de diffuser de l’engrais sur des champs. Pas si facile, surtout quand il y a des batteries anti-aériennes autour…
  • Les missions « Camionettamine »: Vous partez d’un point A vers un point B dans une camionnette pourrie avec un crétin élevé aux amphétamines qui va préparer la dope pendant que vous roulez contre le chronomètre, bref le même effet qu’une cargaison de TNT susceptible de péter à tout moment.
  • Les défis Electro : Vous aurez à relever des défis proposé par la boisson Electro, sponsor des sports extrêmes (un pastiche de Red Bull en réalité), qui parsèment la carte et se différencient par des sauts, des voltiges, des trials et des drifts.

Pour mener à bien ces missions et défis, vous aurez à votre disposition plusieurs véhicules gonflés aux hormones Nitro du genre Monsters Truck, voitures customs, buggys, roadsters…   qui feront passer vos anciens déplacements dans le jeu de base pour une course d’escargot. Mais quel en est l’intérêt me direz-vous ?  Et bien ces missions sont indispensables pour gagner la confiance de nos employeurs, mais aussi augmenter notre nombre de Followers ! Et ouais ! Comme pour toucher du doigt de façon ironique cette vague de vidéastes à la recherche de l’originalité pour attirer la lumière du monde sur soi, se galvauder de satisfaction et gonfler son égo. Ainsi, sous forme de jauge, chaque mission terminée ou défi réussi la remplira avec un peu plus de viewers et débloquera au fur et à mesure de nouvelles missions principales.

En Conclusion

Ubisoft nous avait mis l’eau à la bouche avec ce DLC Narco Road, dévoilant une aventure un peu plus fun avec ses véhicules survitaminés, mais aussi nous faire découvrir l’autre côté du miroir en infiltrant des gangs. Or, l’intérêt de ce DLC perd tout son sens lorsque l’on commence à y jouer car l’absence de choix éthique ou de dilemme moral et l’incohérence des missions en font un épisode aussi vide et frustrant qu’oubliable.

 

 

Test réalisé sur la version PS4  par DAGETA

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