TEST : FINAL FANTASY EXPLORERS

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Date de Sortie : 26/01/2016

Disponible sur : Nintendo 3DS (40€)

N’ayant jamais joué à un Monster Hunter-like, je me lance sans a priori et avec beaucoup de hâte dans ce nouveau spin off de la saga phare de Square-Enix.

Partons à l’aventure

Quoi de mieux pour se sentir dans la peau de notre aventurier que de pouvoir le créer de toute pièce. C’est ici ce que nous propose Square-Enix, mis à part les traditionnels choix du nom et du sexe, vous pourrez définir la forme du visage, la couleur des yeux et la coiffure, en modifiant à souhait et très précisément les couleurs. Bien qu’anecdotique, il est également possible de choisir parmi un panel plutôt conséquent la voix de notre futur héros.

Une fois ceci fait, nous nous retrouvons face à un Eidolon bien connu de la série : Bahamut, bien évidement celui-ci sera bien trop puissant pour nous et le but sera de fuir avant que le volcan n’explose. Nous nous retrouvons alors à Libertas, la seule et unique ville du jeu, qui sera la plaque-tournante de ce Final Fantasy, une sorte de HUB.

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Choisir une classe

Vous pourrez alors, bien qu’être Freelance est probablement intéressant, choisir une nouvelle classe parmi les 21 traditionnelles de la série (Mage blanc, Mage noir, Chevalier noir, Voleur, Ninja, etc). La présence d’office des deux classes Samouraï et Mage bleu qui étaient alors des DLCs au Japon est fort bienvenue. Ces classes auront plusieurs effets. Premièrement, elles influent sur les équipements que vous pourrez porter, mais elles influent bien évidemment sur les compétences que vous pourrez employer. Vous devrez choisir uniquement 8 compétences parmi la pléthore de techniques disponibles. Il est à noter que toutes les classes peuvent utiliser la totalité des magies du jeu, celles-ci seront bien évidement plus ou moins puissantes en fonction de la classe. La sélection est donc plutôt restreinte mais ceci permet un jeu plus stratégique, avec des affrontements à préparer, mais surtout induit une unicité de notre personnage.

Six touches pour les gouverner tous

La prise en main est plutôt simple, une touche pour attaquer, une pour sprinter et une pour les objets. Pour les compétences, il suffit de maintenir une des gâchettes et d’appuyer sur l’une des 4 touches pour activer la compétence associée. Par ailleurs, utiliser vos techniques fera monter un niveau de Résonance. Plus celle-ci sera élevée, plus vous pourrez déclencher des Flux Cristallins, compétences à durée brève qui boostent vos caractéristiques. Ces flux modifieront également vos compétences en leur ajoutant divers effets. Il faut donc enchaîner ces dernières avec un certain rythme pour préserver une Résonance élevée, et faire des dégâts toujours plus importants.

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Les Légendes entrent dans la danse

Une autre subtilité de Gameplay qui va beaucoup plaire aux fans est la Transe. La Transe est la capacité à se transformer en un des héros phares de la série tels que Yuna ou bien encore Cloud. Vous pourrez alors utiliser les techniques spéciales de ces personnages et même déclencher des attaques ultimes dévastatrices. Si jouer ces personnages est un réel plaisir et, avouons-le, du fan-service pur et dur, ne vous attendez pas à les utiliser dès la première heure de jeu. Chaque Transe se débloquera en fonction de certains accomplissements : utiliser 500 capacités de soin, faire 10 000 dégâts ou gagner 100 000 PC (points de compétence).

Pas de Loot mais du Craft

Mais alors pourquoi combattre ? Sachez que vous ne récupérerez aucun équipement sur vos ennemis. Non, Final Fantasy Explorers mise tout sur un système de Craft. Pour forger des armes ou des armures, vous devrez récupérer tout un tas de composantes sur divers ennemis. Pour les équipements les plus puissants, vous devrez même vous battre à plusieurs reprises contre les créatures les plus imposantes du jeu (les fameux Eidolons Odin, Ifrit, Shiva et tant d’autres) car chaque ingrédient a un certain pourcentage de chance de tomber.

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Des défauts importants

Mais malgré cette possibilité de customisation de son héros à l’infini, et un travail de Craft de longue haleine, ne vous attendez pas à un jeu parfait pour autant. En effet, la jouabilité se trouve fortement entachée par une caméra capricieuse. Si vous ne possédez pas de New 3DS, ni de Circle Pad Pro, vous risquez fortement de vous arracher les cheveux. Celle-ci n’est pas bloquée derrière le personnage, et il faudra jouer avec la croix multidirectionnelle pour la diriger. Vous devrez donc vous arrêter dans vos déplacements pour bouger la caméra, vraiment pas pratique lors d’un combat de boss. De plus, le système de lock est plutôt imprécis et vous devrez souvent vous y reprendre afin de sélectionner le bon allié à soigner.

De plus, certains évoquent des ralentissements importants si vous ne jouez pas sur la New 3DS. Cette information est cependant à prendre avec des pincettes, car pour ma part, je n’en ai pas perçu en une dizaine d’heures de jeu.

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Un c’est bien, Deux c’est mieux !

Ce jeu prend réellement son intérêt en multijoueur, tant affronter les Eidolons relève du suicide lorsque l’on est seul. Pas grand chose à dire sur le Online, les serveurs sont stables, la recherche de coéquipiers rapide, et, pour le moment, il existe une forte communauté. Cependant, il existe un défaut inhérent à la console : la communication et la discussion des stratégies s’avèrent limitée. Vous pourrez choisir différents messages automatiques (modifiables cependant) à l’aide de l’écran tactile, mais la présence d’un chat vocal manque cruellement. Certains diront que le jeu n’étant pas d’une difficulté monstre, celui-ci s’avère subsidiaire, pourtant l’efficacité du Teamplay et la convivialité en pâtissent.

Attrapez les tous !

Fans de Pokémon vous en aurez pour votre compte. En effet, il est possible de capturer des monstres (récompense aléatoire en fin de combat) et de les faire combattre à vos côtés. Ceci permet aux joueurs ne jouant pas en ligne d’affronter des adversaires plus coriaces. Ces équipiers non-humains pourront augmenter de niveau et deviendront donc de plus en plus fort au fil des combats. Il est également possible de dompter les Eidolons, mais pour ceux-ci il y aura un sort à lancer, et cela s’avérera bien plus compliqué que les monstres classiques. Cependant, bien que quelques ordres peuvent leur être donnés afin d’orienter leur comportement, leur Intelligence Artificielle reste, je trouve, globalement limitée, et ne remplacera en rien de vrais alliés. Je considère cette possibilité plus comme une activité secondaire qu’un moyen de palier au mode Online.

Pour finir sur une note positive, les musiques sont réellement de toute beauté et accompagneront de manière idéale vos aventures. Bien que l’on ne retrouve pas le compositeur habituel de la série, Tsuyoshi Sekito (The Last Remnant, Metal Gear Solid 2) a réalisé de la plus belle manière la bande-son du jeu.

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En conclusion

Fans de Final Fantasy et de jeux de rôle, ce jeu n’est pas fait pour vous. Manque de scénario, répétitivité des tâches, et caméra énervante, ce jeu possède cependant de réels atouts tels qu’un système de Craft développé mais surtout une customisation des compétences et du héros poussée. Ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains mais présente certaines qualités qui peuvent trouver public.

3 SHAINIII sur 5  Chasseurs de monstres invétérés, adorant le Craft, et ayant avant tout de nombreuses heures devant vous, lancez-vous. Les autres, passez votre chemin…

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Test réalisé par ZEUGMA sur NINTENDO 3DS

On se retrouve la semaine prochaine pour le test de « THE BOOK OF UNWRITTEN TALES 2 »