TEST : DRAGON BALL XENOVERSE 2

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Date de Sortie : 28 Octobre 2016

Disponible sur : PS4, XBOX ONE, PC

Voilà 30 ans que Dragon Ball brille dans le cœur des fans de Jap’anime. Toriyama a su créer un univers si riche et gigantesque que cela devient un véritable casse-tête pour les développeurs de créer un jeu incluant des innovations scénaristiques cohérentes s’adaptant parfaitement bien à l’univers originel. Dimps l’a cependant fait admirablement bien avec Dragon Ball Xenoverse, et malgré un accueil mitigé par les joueurs, il remet le couvert pour un deuxième opus avec Bandai/Namco comme éditeur. Mais est-il mieux… ?

« Tout ça, c’est du passé. – Du futur, vous voulez dire!!! »

On sait tous, en tant que fan de Dragon Ball, qu’il est difficile de toucher au mythe sans en payer un lourd tribut. DBGT en ayant d’ailleurs fait les frais. Ainsi, pour innover dans la trame universelle de l’univers de Dragon Ball, sans froisser les plus fanatiques de la licence, quoi de mieux que d’instaurer le voyage dans le temps, déjà ancré dans l’histoire grâce à la Time machine de Bulma durant l’arc de Cell ?

On se retrouve donc après les événements de Dragon Ball Xenoverse où, lors d’une courte intro, Mirai Trunks (le Trunks du futur) et votre ancien avatar devenu héros de la ville Conton, dirigent la Patrouille du Temps. Cette milice veille au bon déroulement de la trame chronologique officielle du monde de Dragon Ball, en éradiquant toute personne qui menacerait de la perturber. Mais bien vite, de nouvelles perturbations sont repérées, et Mirai Trunks, la Kaïô Shin du Temps et Rô Kaïô Shin décident de faire appel à vous, un élève doué et prometteur de l’académie de la Patrouille du Temps.

Même si dans un premier temps, le joueur du premier titre de la saga aura un sentiment de « déjà-vu », il n’en est rien, car Dimps utilise intelligemment des éléments du premier opus pour sublimer le scénario du second, en incluant des personnages issus des différents films et OAV. Ceux-ci sont inclus dans le bouleversement du temps, laissant place à des possibilités assez intéressantes dans l’histoire, et ce de façon cohérente. Alors, voir son premier avatar devenir le héros et voir une statue dressée en son nom en plein milieu de la ville tel un soldat inconnu des temps modernes fait chaud au cœur des fans de Goku et ses amis.

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« Ho ! Par mes moustaches ! Je suis en retard, en retard, en retard !!! »

À l’instar du premier volet, la ville de Conton City est beaucoup plus grande que TokiToki, si bien qu’il est très sympa de s’y balader à pied ou avec un petit véhicule, voir par la suite en volant (permis nécessaire). D’ailleurs, la ville est parsemée d’endroit bien connu des fans de la licence comme la Capsule Corp. ou l’Université de Gohan… Dans cette ville, on trouve beaucoup de boutiques où l’on peut acheter pour quelques Zénis des vêtements, des items, des techniques… afin d’upgrader notre avatar. Il y a une foule de choses à faire en dehors de notre quête principale et c’est la force de ce nouveau titre. Différents personnages, nous proposerons leurs services pour nous entraîner et de cette façon, acquérir de nouvelles techniques. On pourra également y choisir notre maître préféré et établir un lien d’amitié avec lui, par la suite il pourra nous proposer des items ou son soutien dans certaines missions. À Conton City, il arrive que vous rencontriez certains de vos semblables et, dans un esprit de compétition, qu’ils vous demandent de tester votre combativité. Si vous remportez la victoire, il se peut qu’ils vous lâchent une Dragon Ball. Avec les 7 boules réunies, il vous est alors possible d’invoquer Shenron au sommet de la ville et d’obtenir suivant votre désir des items rares, des techniques exclusives et plus encore. Kurilin peut vous demander de livrer du lait ! Mais attention ! Pas comme Bpost, mais bien à la méthode du maître Muten Roshi comme à l’époque de l’entrainement de Kurilin et Goku.

Et ce n’est pas tout ! Des maquettes de certains domaines permettent de vous téléporter dans des ilots flottants enfermés dans des failles temporelles et représentant des lieux emblématiques. Ainsi dans le Manoir d’Hercule, vous pourrez rencontrer le grand maître en Arts martiaux qui vous proposera de compléter quelques défis, mais aussi Great Saiyaman qui, si vous en êtes digne, vous enrôlera dans son équipe afin de combattre le crime. À Capsule Corp., il faudra se confronter aux épreuves de Bejita et créer des QQBangs, qui sont des équipements à combiner dans le mélangeur de compétences pour créer de nouveaux items. Dans le vaisseau de Freezer, vous serez candidat pour rentrer parmi les rangs de sa milice en y accomplissant différentes missions. Dans la maison du Doyen, il faudra entre autre récupérer des Dragon Balls, mais aussi défendre le domaine des attaques des troupes de Freezer. Et enfin, dans la Maison de Buu, notre ami désire de la nourriture pour créer une famille pour laquelle il faudra revenir régulièrement avec des denrées pour la sustenter. Suivant votre choix de race, vous aurez des missions exclusives donnant droit à des items particuliers.

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« Alors c’est ça ton Corps parfait ? »

Graphiquement, Dragon Ball Xenoverse 2 est plus beau que son prédécesseur, mais malheureusement il n’est pas à la hauteur de ce que peuvent donner nos machines new-gen. Les personnages ont toujours cet aspect de PVC brillant qui gâche un peu le visuel, même s’ils ont une définition plus fine. Certaines parties du décor ont des textures un peu grossières surtout de près, peut-être dues à la modélisation trop grande de Conton City. D’ailleurs, le temps de chargement est bigrement long pour un jeu de 2016 et si quand bien même ces secondes sont nécessaires pour charger la ville, il aurait été plaisant d’y inclure un mini-jeu de loading comme on pouvait le faire du temps de Budokai sur PS2. Dans la ville de Conton, le jeu souffre à certains endroits d’Aliasing qui ternit l’esthétique de la ville. Autre effet étrange, une espèce de filtre gris lors des phases de combat qui n’affecte pas le HUD, mais l’action et l’environnement, rendant les couleurs ternes et sans peps. En revanche, on ne peut qu’apprécier la finesse et la beauté des cinématiques qui agrémentent l’avancement dans la trame principale du jeu. On peut noter aussi des améliorations au niveau des effets de lumières, ainsi que des effets de destruction d’éléments d’environnement lors des combats qui renforcent leurs côtés titanesques.

On appréciera également l’amélioration de la jouabilité, dont la hausse du framerate à 60 fps nous transporte vers des combats plus nerveux et plus propre que ce que l’on connait dans la série. Le gameplay a été revu. Désormais finit les téléportations à outrance, car une jauge d’endurance va limiter l’antijeu et forcera le joueur à établir une stratégie pour ne pas tomber à la merci de l’ennemi. L’équipe de Dimps a aussi pensé au sensible de la gâchette à Kikohas ou autres Kaméhaméhas, car désormais le joueur adverse sous la pluie de Kikohas pourra se déplacer directement derrière son concurrent. Ces changements rendent les combats beaucoup plus agréables à l’œil et intéressants, car l’étude de stratégie mise en avant développera naturellement la variété de styles de combat. Malgré cela, des problèmes de hitbox et de caméra sont toujours à déplorer. Du côté du jeu en ligne, plusieurs joueurs pourront s’adonner au combat en coopération dans les quêtes annexes ou les Boss, mais auront aussi la possibilité de faire des combats à « restrictions » et ainsi permettre un équilibrage entre les personnages et éviter le risque de se faire poutrer indéniablement par un top-tiers.

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En Conclusion

Pari tenu pour l’équipe de Dimps, même si ce nouvel opus demande encore des améliorations, le titre reste très bon et ravira les plus grands fans de la licence !

Sur ce, je vous laisse, car sinon je vais être en retard à mon entrainement et Bejita, il ne rigole pas avec ça…

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Test réalisé sur la version PS4 par DAGETA