TEST : Ace Combat 7: Skies Unknown

Date de Sortie : 18/01/2019

Disponible sur : PC, PS4, XBOX ONE .

Après l’étrange décision de Namco/Bandai de sortir, en 2007, le dernier titre en date de la licence « Ace combat » exclusivement sur la Xbox 360, les fans ont attendu 12 ans avant de mettre la main sur le manche pour s’envoler vers de nouveaux dogfights palpitants ! Que nous cache ce 7e opus ? Étant compatible PS VR, va-t-il rivaliser avec les meilleurs titres sur ce support ?

      

 

« J’appelle ça un environnement riche en cibles… »

Cet épisode 7 est une opportunité à renouer avec le passé, ainsi l’histoire de la campagne solo reprend place dans l’univers utopique de Strangereal en 2019 reprenant la suite des évènements relatés dans les épisodes Distants Thunder et Squadron Leader. C’est 20 ans plus tôt qu’un crash d’astéroïde sur cette planète a mis le feu aux poudres pour une course technologique entre la fédération Oséenne et le royaume d’Erusea. C’est dans cet affrontement géopolitique que nous incarnons Trigger, un pilote d’expérience pour le compte des forces armées Oséennes . Même si ce contexte est totalement fictif, on ressent bien l’inspiration de l’époque révolue de la guerre froide et le conflit entre les USA et la Russie pour la conquête de l’espace. Nos missions seront entremêlées de cut-scenes qui racontent l’histoire d’Avril Mead, une mécanicienne de génie qui malgré elle devient une prisonnière à cause d’un vol d’essai de son propre jet dans un espace aérien non autorisé. Et ouais ! Ça ne rigole pas en temps de guerre…

 

      

 

Bon, il faut dire ce qui est, malgré la variété des missions, nous avons ce goût amer de déjà-vu. Et en même temps, je peux le comprendre, car vu la nature du jeu, il n’y a pas beaucoup de diversité à moins de sortir du contexte réaliste et partir dans un délire scénaristique, au détriment de dénaturer la philosophie de la licence Ace Combat. Chose fâcheuse également, certains objectifs de mission sont trop brouillons altérant notre compréhension et sonnant parfois l’échec sans savoir pourquoi. C’est un peu gênant dans l’expérience de jeu. Heureusement, pour sortir de la monotonie des briefings et débriefings de nos missions, nous avons ces petites vidéos où nous en apprenons plus sur le personnage d’Avril, mais aussi sur les enjeux du conflit entre les 2 nations. Même si ce n’est pas ce qui fait le succès de la licence, ce scénario a le mérite d’être intéressant et donner un peu de corps à nos joutes aériennes.

 

      

 

« Mince ! J’aurais dû être photographe ! »

Dès le début de la campagne solo, la magie du moteur Unreal Engine 4 opère. Dans un frissonnement d’excitation, je découvre la première cinématique du vol d’essai d’Avril. On remarque de suite l’effort sur le réalisme des textures des voilures métalliques accentué par une parfaite gestion de la lumière. Cependant, les personnages sont moins mis en valeur, même si on reste dans ce qui se fait habituellement sur PS4. In game, le rendu est aussi somptueux et réaliste que les cinématiques, la texture cotonneuse des nuages, les Lens flares du soleil quand il tape sur le cockpit ou notre casque, les effets de traînées sur nos voilures… etc. Tout est bien retranscrit de manière la plus réaliste possible renforçant l’immersion du joueur. Mais ce qui le rend encore plus c’est la météo changeante qui est non seulement un moyen stratégique de semer l’ennemi, mais aussi d’éventuels missiles à nos trousses. Ainsi, lorsque l’on passe dans un nuage nous avons des petites gouttelettes d’eau sur notre cockpit, un éclair qui perturbe notre HUD, une tempête de sable qui nous oblige à voler au ras du sol pour repérer notre objectif à cause d’un radar capricieux… Tous ces aspects peuvent être anodins à la lecture de ce test, mais manette ou stick en main c’est un vrai bonheur pour les yeux et un challenge pour le pilote à mener à bien sa mission malgré les péripéties qui mettent un peu de rebondissements dans celle-ci. Vous pouvez d’ailleurs contempler vos exploits de mission juste après que celle-ci soit accomplie. Malheureusement, l’interface manque d’ergonomie, nous aurions espéré pouvoir avancer et reculer aisément dans la timeline pour cibler les moments épiques de notre vol, mais aussi disposer d’un mode photo pour figer l’action, choisir son angle, changer les paramètres de luminosité, contraste…etc.

 

      

 

Malgré que le jeu soit proposé sur différentes plateformes, préférez la version PS4, car celle-ci a l’exclusivité de vous proposer un mode optimisé PS VR. Attention, seulement quelques missions scénarisées vous seront proposées et pas l’entièreté du jeu comme certains pourraient le penser…

Oh ! Ça va ! Je vous entends huer là au fond de la salle. Je dirais heureusement que tout le jeu n’est pas ainsi, car cette version apporte une telle frénésie de jeu qu’une séance de 30 minutes vous donne la sensation d’avoir fait le marathon de New York ! Je n’imagine même pas ce que doivent ressentir les pilotes encaissant tous ces « G » lors d’une véritable mission. Mais bordel ! Quel pied ! De pouvoir suivre sa cible du regard et la chercher dans le ciel, d’éviter un missile avec la simple perception de le voir arriver et croyez-moi, les lacets et autres manœuvres acrobatiques prennent une autre dimension en VR, c’est tout simplement épique, le tout sans perte de frames à 60fps, c’est la meilleure expérience VR que j’ai pu faire après REZ Infinite.

 

      

 

« À nous l’ivresse, l’ivresse de la vitesse ! »

Comme à l’accoutumée pour la licence Ace Combat, le Gameplay ciblé arcade donne de bonnes sensations de vol malgré une envie d’avoir un petit plus pour marquer la sensation de vitesse. Néanmoins, les nombreuses occasions de poursuivre d’innombrables ennemis, qui vont du bombardier lourd aux drones ultra rapides enchaînant des manœuvres inhumaines, vous font vite oublier ce détail. De plus, en récompense de vos missions, vous gagner des PAM qui serviront à débloquer de nouveaux jets, mais aussi des éléments pour pouvoir upgrader vos coucous, aussi bien en armements qu’en améliorations ergonomiques de vol pur. Sous forme d’arbre de compétence (noté in game : « arbre de recherche »), il faudra choisir vos dépenses stratégiquement en fonction de vos missions pour avoir de meilleures chances de réussite. Si vous êtes un complétiste dans l’âme, il faudra farmer les missions libres pour récolter suffisamment de PAM.

Outre la campagne solo, le jeu offre un mode multijoueur. En Deathmatch ou Team Deathmatch 8 vs 8, ce mode est efficace autant pour le joueur occasionnel que pour le joueur chevronné grâce à la possibilité de choisir son type de Gameplay. Vous pourrez également récolter des PAM, utilisables pour la campagne solo, mais aussi suivant votre grade, débloquer des upgrades spécifiques au mode multijoueur. Ces upgrades sont possibles dans une option propre pour garder un équilibre de niveau entre les avions des joueurs où seul le skill permettra la victoire. On reprochera un petit manque de contenu qui comprend 6 terrains de jeu différents, mais je suppose que ça viendra en DLC.

 

     

 

En Conclusion

Pour finir, ce nouvel Ace Combat 7: Skies Unknown est à la fois complet et de très bonne facture. Le choix de Namco/Bandai de raccrocher les wagons avec l’épisode 4 est une très bonne idée, car il va séduire les vieux fans de la licence et la nouvelle génération de joueurs avec ses graphismes alléchants et son Gameplay typé arcade efficace pour faire l’acrobate dans le ciel. De plus l’exclusivité PS4 pour le mode VR est parfaite pour conquérir de nouvelles âmes à la cause !

Sur ce, je suis appelé en urgence sur le tarmac, j’ai juste le temps d’enfiler ma combi anti-G avant de prendre les commandes de mon jet afin de secourir Maverick parce qu’il est pire que l’ennemi, il est dangereux, dangereux et con !

 

      

 

Les +

La campagne solo de bonne facture et intéressante

Des graphismes époustouflants, un vrai plaisir pour les yeux

Un mode VR aux petits oignons

Un Gameplay arcade inégalé

Les –

Les objectifs de missions pas toujours très compréhensibles

Il manque crucialement un mode rewind/forward et un mode photo dans le menu de la review comme le fait Ubisoft pour Assassin’s Creed

Un peu plus de contenu en multi serait apprécié

Test réalisé sur la version PS4 par DAGETA