ABSOLVER

PC – PS4 – XBOXONE

Laissez-moi deux minutes je vous prie….

Voilà.

Ça y est.

D’avance, désolée. Mais je viens à peine de sortir d’une dizaine d’heures de jeu sur ABSOLVER et je me sens … incomplète.

Ce mot pourrait résumer à lui seul ce jeu indé, mais on ne va pas se laisser absoudre pas quelques nombreux bugs de collisions, d’affichage ou des portes qui ont franchement l’air détruisable mais qui ne le sont pas. Alors reprenons, je vous présente un jeu en ligne -un peu- passé inaperçu et pourtant édité par les gars ayant le plus grand sens de l’humour de l’E3, j’ai nommé : Devolver Digital.

 

 

(Histoire) Asbo… quoi ?

Vous êtes un aspirant, guidé par une ambiance mélancolique, un fantôme inconnu (libéré plus tôt du film « Ghosbuster ») vous donne un masque. Plaît-il ? Hé bien, c’est tout. Vous êtes libre d’errer sans fondement dans les ruines d’Adal (citée, apparemment, autrefois magnifique) à la recherche de combat. Vous comprenez vite qu’il vous faudra affronter plusieurs Boss et sous Boss pour ouvrir l’ultime portail vers votre destinée. Et…c’est tout ! Le jeu est un réel mystère ambiancé d’un scénario très léger. Les quelques cinématiques d’avant affrontement et les PNJS pauvres en discours que vous rencontrerez lors de votre aventure ne vous aideront pas plus à comprendre le POURQUOI.

 

« Dis, tu veux être mon copain …Ben répond quoi ! »

 

Mais finalement, il n’y a peut-être pas besoin de réponse à cette question. À la vue du masque, qui cachera votre visage pour toute l’aventure (pratique pour la création de personnage, on ne s’emmerde pas à créer des détails ! Les détails c’est pour les gros studios !), vous comprenez très vite que vous êtes tombé sur un ovni. Le genre de jeu à part qui ne se catégorise pas par un unique style.

 

« BOUH ! »

 

ABSOLVER prend un peu de tout, de l’exploration, du combat, du RPG. Il mélange le tout dans une grosse casserole (parait que plus elles sont vieilles, meilleures sont les soupes !) et PAF démerde toi avec ça ! (…Comment ça ? Quel chien ?)

 

« Haaannnn….Haaaannnnn….hoooooooo….. »

 

(Gameplay) On a des flingues ?

Bon Dieu NON ! Tu te crois dans une adaptation pourrie de Paul W. Anderson ou quoi ? Ici on parle de combat à mains nues ! Ouais gros, la source du combat des vrais hommes (et femmes).

 

« C’est moi que tu cherches ? »

 

Le réel intérêt du jeu réside sans doute dans son système de combat. Très poussé et peu permissif, une interface vous proposera de créer votre deck, coup après coup, de varier avec les attaques basses, hautes, les brises-gardes, les coups de poings et de pieds ou les esquives. Une fois votre deck accordé, deux touches vous seront utiles (sur PS4 c’est Carré et Triangle) en plus de la touche de garde (à TOUJOURS garder active) et de la touche d’esquive. Simple mais bougrement efficace ! Ce sera ici réellement la façon de jouer qui vous différenciera de votre adversaire. Et non pas le niveau. Car oui, vous gagnez des niveaux (vu que c’est un RPG, logique) et des points seront à dépenser dans diverses caractéristiques comme la FORCE, la VITALITE ou l’ENDURANCE.

 

« Ce moment où tu te rends compte que les films de Jacky Chan t’ont servi à quelque chose. »

 

Vous aurez la possibilité d’utiliser des armes, ramassées au préalable sur le sol. Attention, celles-ci cassent ! Des pouvoirs vous seront également offerts à chaque victoire contre un boss (Et pourquoi pas un peu de magie hein ? Toute façon on n’y capte rien à l’histoire).

 

« Journey ? »

 

Le jeu est construit comme un Dark Souls Like, vous aurez accès à votre MAP à chaque autel et c’est TOUT ! Démerdez-vous avec ça pour vous retrouver. Aucune indication de Nord, de Sud, d’Est ou d’Ouest. La tour d’ADAL, sera votre seul repère à l’intérieur de ce labyrinthe dans lequel vous tournerez souvent en rond pour débloquer une porte ou peut-être trouver un précieux butin, tellement bien caché par ces coquinous de développeurs !

 

« Faut avouer, le style épuré, c’est quand même classe… »

 

Et…c’est qui ce mec qui me bastonne ?

Ha oui, j’ai oublié de préciser. ABSOLVER est un jeu MULTIJOUEUR. Alors oui vous pourrez faire votre histoire en solo mais si un mec n’aime pas votre gueule, il peut vous traquer jusqu’à la mort ! Oh mais rassurez-vous, vous ne perdez rien ! Juste votre dignité …

 

« Yeah ! »

 

L’avantage est qu’une roue d’interactions très pratique à été mise en place, du coup pas besoin d’être sociable pour grouper quelqu’un. Il vous suffit d’appuyer sur un bouton et vous vous retrouverez à deux, ou à trois…à trois c’est mieux. Attention toutefois à ne pas trop bastonner vos camarades, un comportement hostile est pris en compte par le jeu, ce qui vous force à faire un peu attention pour garder vos miches en vie. Si, malgré mes avertissements, vous pêchetez (non valide au scrabble) votre gentil collègue, sachez que dans cette merveilleuse roue d’interactions, il y a une option « cessez le combat » en gros, vous demandez de faire la paix. Ce n’est ti pas mignon ?!

 

« 9 interactions. Approuvé par les gens qui n’aiment pas les gens ! »

 

De plus, vous aurez la possibilité de rejoindre une école (via un PNJ ou d’autres joueurs), chaque école vous permettra d’obtenir un style et un deck de combat, mais surtout, d’accéder aux épreuves (des sortes de donjons avec de gros boss bien balèzes au finish).

 

« Dites, vous n’êtes pas un peu… ? Fin, un peu…vous voyez quoi ? »

 

Des trucs qui fâchent ?

C’est quand même un gros point noir du jeu : il n’est clairement pas fini. Si vous avez suivi, j’ai énoncé plus haut un sentiment incomplet… Le jeu souffre de bugs dignes d’une Alpha. Mais surtout, en fin de parcours (même si vous pouvez toujours vous amuser à traquer les autres joueurs) il vous manque quelque chose…Espérons juste que du contenu est encore à prévoir car l’ambiance générale est plutôt réussie et on insistera lors des combats pour obtenir la perfection.

Le plus étrange c’est ce sentiment que le jeu nous procure, en fait, il ne faut pas grand-chose pour s’amuser.

 

 

Mais quand-même ! Je vois qu’il y a quelque chose à travers cette porte !!! Pourquoi je ne peux pas la casser ???

 

« Frustration x100 »

 

Conclusion

Allé, je l’avoue, il est bien quand même. Les features que le jeu met en place sont vraiment bien gérées, l’ambiance générale est tellement unique qu’on ne pourrait le comparer à aucun autre, on ne lui en demande pas plus. Si ce n’est…un peu de contenu additionnel, histoire de ne pas faire le tour au bout d’une dizaine d’heures. Mais je vous connais, vous là, petits sadiques. Vous aimez torturer les jeunes joueurs n’est-ce pas ? Facile quand on a un super stuff et un deck de combat de la mort. Hé bien, s’il ne vous en faut pas plus, sachez qu’un an plus tard des nouveaux aspirants voient le jour régulièrement sur le jeu…De quoi nourrir vos ardeurs de PK des temps des modernes…

 

« Le précieux, il est à moi ! »

 

Les +

-Original

-Facile à prendre en main

-Très jolie D.A

-Multi intéressant

Les –

-Répétitif

-Beaucoup de bugs

-Manque de contenu

-Parfois difficile

 

*Missa disparaît dans une absolution totale*