OF ORCS AND MEN

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Date de Sortie : 11/10/2012

Disponible sur : PC / PS3 / Xbox 360 (15 euros)

Une fois n’est pas coutume, délaissons les J-RPGs fortement représentés dans nos colonnes, pour essayer un RPG occidental réalisé par les français de chez Cyanide.

Mort aux Humains !

L’éternelle guerre entre les Humains et les Orcs est terminée. Les peuples du Sud, représentés par les Orcs et les Gobelins, ont été battus. Ceux qui ont survécus ont été réduits à l’esclavage grâce à l’avènement d’un chef tyrannique. Mais dans l’ombre nait la Résistance. Une escouade d’élite, les Bloodjaws, ont été dépêchés dans un unique but, assassiner l’Empereur. Malheureusement, on ne rentre pas si facilement en terre humaine. En effet, un mur a été dressé afin de maintenir les quelques peuples résistants loin de la capitale. C’est ainsi que vous, Arkaïl, un des Orcs Bloodjaws, avez pour mission de vous infiltrer derrière le mur pour mener à bien votre mission. Votre unique aide, un passeur, Styx, un des rares Gobelins doué de parole. Mais ce duo atypique n’est pas au bout de ses peines, ils vont devoir apprendre à combattre ensemble et pire encore, à se supporter.

Vous l’aurez compris Cyanide a choisi un point de vue très intéressant et très peu abordé dans le jeu vidéo en défendant la cause des Peaux-vertes et en diabolisant l’Humain.

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La Brute et le Rat d’égout

Tout au long de l’aventure vous devrez donc contrôler ces deux personnages aux caractéristiques diamétralement opposées. Tout d’abord, Arkaïl, l’ « homme » fort, 2 mètres de hauteur, 2 mètres de muscle, bien qu’il soit lent, son endurance et sa force sont sans équivoque. Styx, son acolyte, quant à lui, est un pro de l’esquive, de l’attaque surprise et des dégâts à distance, par contre, gare à sa vitalité s’il se fait toucher. C’est cette dualité qui fera tout le Gameplay d’Of Orcs and Men. En effet, le soft prend la forme d’un action-RPG avec pause stratégique.

Kézako ? Vos diverses missions vous demanderont d’enchaîner des combats contre des ennemis toujours en surnombre. Pour en venir à bout, vous devrez maîtriser les caractéristiques de chacun des deux comparses. Pour cela, vous avez accès pour chaque personnage, qui, précisons-le, se battent en même temps, à une roue des techniques. En activant cette roue, le temps ralentit grandement, pour vous laisser le temps de choisir vos 4 prochaines actions. Il existe deux roues par personnage, une orientée attaque et une pour la défense pour Arkaïl, tandis que Styx pourra alterner entre des capacités au corps-à-corps à la dague et des attaques à distance. Il existe également une roue commune, permettant de soigner voire de ressusciter nos héros ainsi que des pouvoirs « spéciaux » comme le fait de pouvoir lancer Styx sur nos adversaires grâce à la puissance de l’Orc.

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Des combats typés MMO…

Les combats se veulent donc plutôt tactiques, et vous devrez sans cesse jongler entre les deux personnages pour leur donner vos instructions. Ce système est plutôt original et rappellera un système propre aux MMO, à savoir un Tank (personnage ayant pour unique but de recevoir les coups des ennemis) et un DPS (combattant servant à faire des dégâts).

Une autre subtilité intéressante est la barre de rage d’Arkaïl. Plus celui-ci utilise des compétences ou subit des dégâts, plus la barre grimpe. Arrivée à son terme, l’orc perd tout contrôle et entre dans un mode Berzerk. Les dégâts infligés deviendront incroyables mais Styx risque de devenir la proie de son compère. De plus, à la fin de cette rage, Arkaïl devient immobile pendant plusieurs dizaines de secondes, exposant Styx à une mort certaine. Il faudra donc réussir à enrager Arkaïl au bon moment afin d’être sûr de pouvoir terminer le combat, quitte à utiliser la compétence permettant de baisser sa rage.

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Mais décevants !

Malheureusement, les combats ne sont pas aussi passionnants qu’escomptés, la faute à plusieurs défauts. Premièrement, l’Intelligence Artificielle ne fait pas réellement honneur à l’espèce humaine que l’on est censé affronter. Bien que l’on rencontre des archers, des guerriers ou même quelques mages, les combats sont, au final, assez pauvres, et réaliser toujours la même technique au fil des combats s’avère payant. Le gros attire tous les ennemis et défend, pendant que le gobelin tue ses ennemis à distance bien à l’abri du danger. Par ailleurs, la plupart des compétences sont limite dispensables, du fait d’une plus grande efficacité de la technique « bourrinage » que celle du contrôle des foules.

De plus, nous contrôlons un pro de l’infiltration, mais hormis quelques phases réalisées dans ce sens, le Level Design nous oblige à réaliser tous les combats, vraiment très nombreux, enchaînant les groupes d’ennemis au fur et à mesure que l’on avance dans des couloirs, à la largeur plus ou moins importante.

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Un RPG très léger

De plus le côté RPG du soft est réduit à son strict minimum. Vous vous en doutez les couloirs empêchent fortement l’exploration, exit donc la chasse aux trésors. Vous ne trouverez par ailleurs aucun butin sur vos victimes. Les seules, et rares, pièces d’équipement à récupérer sont à acheter ou à gagner en terminant les quêtes secondaires du jeu.

Par ailleurs, à chaque niveau gagné nous débloquons des points de compétence à répartir entre 4 caractéristiques : la force, l’agilité, l’endurance et l’esprit. Cependant ces statistiques ne sont qu’un leurre et vous comprendrez vite que le seul moyen efficace d’améliorer vos 2 héros est de réserver la force et l’endurance à Arkaïl et les 2 autres à Styx. Nous avons donc affaire à un faux choix déguisé qui ne pourra au final que tromper voire empêcher la progression des non-initiés aux jeux de rôle plutôt que de leur donner goût à la personnalisation.

Le seul point « RPG » persistant reste donc les points de compétence afin d’acheter ou d’améliorer vos sorts, un peu light…

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Pour autant un jeu sympathique

Malgré tous les défauts présentés, et des graphismes ne faisant pas honneur à la fin de vie de la génération précédente, reste qu’Of Orcs and Men est un jeu tout à fait agréable à jouer mine de rien. Le scénario est bien mené, avec des rebondissements agréables, et exalté par un duo charismatique, bien doublé et avec un humour très présent. Les quêtes secondaires, bien que peu nombreuses, ne servent pas qu’à rallonger la durée de vie en permettant d’en apprendre plus sur le background du jeu. Concernant la durée de vie, comptez une petite vingtaine d’heures pour finir le jeu et la plupart des quêtes secondaires, ce qui reste, somme toute, relativement honnête.

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En conclusion

Fort d’un duo charismatique et d’un parti pris intéressant tant au niveau du scénario que du Gameplay, de nombreux défauts font de ce soft un jeu bon mais dont on se souviendra finalement assez peu.

Bien que ce jeu se veut être un RPG, il faudra plutôt le conseiller aux amoureux de Fantasy plutôt que de Jeux de rôle.

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Test réalisé par ZEUGMA sur Xbox 360