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#3 Dragons : Par-delà les rives

Je sais, je sais, ce n’est pas de l’animation japonaise MAIS avec la sortie de l’excellent, le chef d’œuvre, l’ultime Dragons 3, je ne pouvais pas ne pas parler de cette série qu’ironiquement je n’ai regardé que très récemment. Diffusées sur Netflix entre le 26 Juin 2015 et le 16 février 2018, ces six saisons de 13 épisodes de 20 à 25 minutes font suite aux séries Cavaliers de Beurk et Défenseurs de Beurk (qui comprenaient chacune 20 épisodes des mêmes durées), tout en se situant juste avant le deuxième volet (alors que la série lui est postérieure en date de sortie). Pour faire simple, voici la timeline :

Dragons 1 Cavaliers de Beurk Défenseurs de Beurk Par-delà les rives Dragons 2

 

 

De quoi ça cause ?

Comme je le disais plus tôt, cette série fait le lien entre Cavaliers de Beurk et Dragons 2. Sans spoiler la première série, Par-delà les rives se déroule trois ans après les événements de cette dernière et lui fait donc suite. Mais que se passe-t-il donc dedans ? J’y viens.

Harold et la bande, à la suite d’une visite sur un bateau abandonné, découvrent un objet mystérieux, l’œil de Dragon, qui s’avère être une carte allant au-delà des limites de leur monde connu (d’où le titre). Ainsi donc, ils iront s’installer sur leur propre île afin de découvrir ce vaste monde et les nouveaux dragons qui y habitent.

La série alterne entre des épisodes indépendants et des épisodes à succession directe, tout en gardant un fil rouge conducteur avec une fluidité des plus délicieuse.

Au cours des épisodes, nous reverrons d’anciens personnages de Cavalier de Beurk, mais aussi un développement de certains personnages de second plan des films, et pour ceux qui ne s’en étaient pas remis, Stoik est présent, puisque…bref ne spoilons pas. Et bien entendu, ce qu’un film de deux heures ne permet pas, une série le peut, donc nous aurons aussi un développement plus en détails des dragonniers. C’était bien évidemment le cas dans la première série, mais ici la barre est placée plus haut pour une raison évidente, mais pour ça il faut changer de partie.

Pourquoi c’est bien ?

Une transition fluide, que c’est beau. Avant de vous chanter les louanges, revenons sur le fait que je ne parle pas de la première série. Une raison simple, étant sortie avant le deuxième film et lui étant relativement indépendante, elle avait prit une direction scénaristique sympathique, mais qui laissait un vide entre elle et Dragons 2. Et bien ce vide est comblé à la perfection avec Par-delà les rives.

Le scénario est cohérent, malgré certaines évidences, mais est surtout une prouesse d’écriture. Je m’explique. Pour ceux qui aurait vu le deuxième film avant la série, beaucoup de questions que l’on aurait pu se poser trouvent ici une réponse rationnelle. Et pour ceux qui regarderaient la timeline dans l’ordre, tout s’enchaîne avec une fluidité dont il faudrait que je m’inspire plus souvent. Oui, cette série est un tour de force scénaristique, rendu possible par le fait qu’il y avait un point de départ, un point d’arrivé, et aucunes incartades malvenues. C’est beau.

Deuxième point fort, on est chez Dreamworks, et cette licence étant la meilleure du groupe depuis Shrek (du moins les deux premiers), ils n’avaient aucun intérêt à la bâcler, bien au contraire. L’animation est donc soignée, léchée, travaillée, bref, du même niveau que le deuxième long métrage. Chapeau!

Enfin dernier point rapide, la bande son est elle aussi a la hauteur des deux films, si bien que si les épisodes n’étaient pas aussi courts, on pourrait s’y immerger dans la durée.

En conclusion

Par-delà les rives ne se contente pas d’être du fan service, mais apporte, et surtout complète une histoire se déroulant entre les deux films. L’exploit se fait d’autant plus qu’elle n’est pas indispensable pour un marathon, mais lui apportera une profondeur non négligeable. En un mot, foncez!