Creed 2 – Pas seulement un héritage

 

 

Ce mercredi 09 janvier, 2019 accueille dans les salles la suite attendue et médiatisée à souhait « Creed 2 ». Le huitième film de la Saga Rocky mettra en scène le jeune Adonis Creed dans un scénario plus que mis en avant dans les bandes annonces : Le fils d’Ivan Drago, boxeur assassin d’Appolo Creed dans le quatrième volet de la Saga Balboa, a grandi dans la haine de ce dernier. Le talentueux Adonis Creed entre dans une configuration complètement différente, avec un certain statut. Comment cette suite peut-elle surprendre alors qu’il s’agit d’un huitième film ? La crainte d’un scénario évident et d’un dénouement bien configuré est bien présente.

Les références sont nombreuses, qu’il s’agisse du parcours de Rocky ou du précédent volet « Creed ». Sylvester Stallone, garde un rôle dont plusieurs générations sont attachées mais à la plume du scénariste, il excelle à nouveau dans une haute créativité. Rocky garde sa philosophie maladroite et continue avec une gentillesse sans limite. Son rôle est toujours clé dans la carrière d’Adonis et les références au quatrième Rocky seront bien utilisées et sans trop d’évidences. Quant à Adonis, il reste fidèle au premier volet présentant un caractère prononcé, volcanique et très, … Creedien. Toutefois, les événements montreront une configuration différente de tout ce que l’on a pu voir précédemment et heureusement ! Les bandes annonces tournent autour de l’annonce du principal antagoniste « Viktor Drago ». Ce rôle interprété de bien belle façon par Florian Munteanu ne sera pas sans rappeler le regard noir déjà affiché par certains adversaires de Rocky. Un œil du tigre retrouvé et flagrant va marquer les visages souffreteux de douleurs.

Au-delà des échanges de crochets et d’uppercuts, le rôle de Tessa Thompson (Bianca) apparaît comme central tout autant qu’Adonis. Il ne s’agit pas que de boxe mais d’autres coups que la vie peut donner par une heureuse arrivée. De nouvelles peurs, de nouvelles préoccupations, de nouveaux défis, de nouvelles claques. Un équilibre qu’il sera difficile de maintenir dans un contexte dramatique et inondé d’incertitudes. Bianca apporte la complémentarité que pouvait amener le rôle d’Adrianne dans les précédents films. Le personnage de Dolph Lundgren sera toujours fidèle à ce que l’on connaissait d’Ivan Drago, et le spectateur sera attentif au devenir de ce qui a constitué un cauchemar pour Balboa.

La bande son sera aussi très importante dans ce long métrage. Des styles variés combinés à des sons ancestraux figurant sur toutes les playlists des bons sportifs. La musique pèsera lourd sur les scènes clés du film. En bref, toutes les attentes nourries sont comblées. Adonis Creed ne constituera pas un nouveau Rocky, son identité sera construite et évidente. Alors ? Un pronostic ? Foncez dans une salle obscure, et prenez-en plein la vue et garde aux crochets au corps ! Ne vous contentez pas des visions « Trailers » et préparez-vous à vivre un nouveau chapitre intéressant et inoubliable. J’en veux pour preuve, les frissons ressentis à plusieurs moments de silence, dans une salle de 400 personnes pour une histoire se terminant dans l’originalité et dans l’émotion.

Retro Test – Rocky

 

 

Après avoir visionné Creed 2, quelle envie nourrir en rentrant à la maison ? Un titre m’a fait passer de belles heures pour marteler des adversaires dans les cordes : « Rocky » (quelle originalité !) sur Nintendo Gamecube. En 2002, à sa sortie, la console fait ses premières preuves et démontre toutes ses qualités graphiques. Enchaîner sur un mode « Scénario » dans le jeu « Rocky » fera revivre les plus grands combats de l’étalon italien mais aussi d’autres petits combats pour construire un parcours original. Quelques références citées dans les films dont la présence de Speeder Rico ou encore Dipper Brown.

« Rocky » – Nintendo GameCube

La jouabilité est aisée et les phases entrainement permettent au joueur de se familiariser rapidement avec les techniques de frappe et de défense. D’autres modes comme « Tournoi KO » viendront agrémenter un titre plaisant et ravissant pour tout amateur de la Saga « Rocky ». La mixité des frappes et le système de combo (à perfectionner lors des phases d’entrainement) est de qualité et le système de garde et d’esquive vient compléter un gameplay bien pensé. Il sera nécessaire de ne pas se cantonner au niveau « novice » pour ne pas sombrer dans la répétition permanente des mêmes combinaisons pour le même résultat. Le vrai challenge réside dans la spécificité de chaque adversaire dans les niveaux plus poussés. Ce mode scénario offrira quelques heures de jeu afin de parcourir la filmographie « Balboa » jusqu’au cinquième volet.

Graphiquement, le titre est joli. On appréciera l’évolution du physique de Balboa en fonction de l’avancée du scénario. Les autres adversaires principaux comme Apollo, Clubber et Ivan sont satisfaisants et les séquences vidéo, bien qu’assez grossières, apportent quelques clins d’œil à la Saga et permettent une aventure dynamique. Le maintien de la soundtrack, bien qu’essentielle, apporte sa dose de contentement.

Le titre sera porté sur la portable Nintendo Gameboy Advance, plus limitée et plus basique. Et ce « Rocky » souffrira d’un titre sorti en parallèle « Rocky Legends ». Pour les plus nostalgiques, il y a encore une version plus ancienne sur Sega Master System.

« Rocky » – Nintendo Gameboy Advance

 

« Rocky » – Sega Master System

 

Si la saga « Balboa » a fait partie de notre enfance ou de notre adolescence, elle a marqué plusieurs générations, de par son histoire, sa musique, ses symboles, … lequel d’entre nous n’a jamais atteint le sommet d’un escalier en levant les bras d’y être arrivé (Ah bon ? Serais-je le seul ?). Le passage par la case « jeux vidéo » n’a pas marqué une quantité de titres tentant le gros chiffre par la simple présence de Sylvester Stallone sur la couverture. Les titres se comptent sur les doigts d’une main et ont chacun leurs qualités pour devenir un titre dont on se rappelle et dont on insère volontiers la cartouche ou le disque en volonté d’un bon ressenti nostalgique. Allez, passage par le lecteur DVD ou le streaming le plus proche ?

Jediced pour Shainiiigaming